•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Manoir Liverpool réfute les manquements observés par le CISSS

Les propriétaires du Manoir Liverpool avaient 10 jours pour répondre au CISSS de Chaudière-Appalaches.

L'affiche extérieure du Manoir Liverpool à Lévis.

Le Manoir Liverpool à Lévis

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Menacés de perdre leur permis de résidence pour aînés, les propriétaires du Manoir Liverpool estiment que le CISSS de Chaudière-Appalaches se laisse « aveugler par une tempête médiatique » alors qu’il venait de renouveler sa certification. Ils réfutent tous les manquements soulevés dans le préavis de révocation qu’ils ont reçu le 10 juin.

Dans un document d'une trentaine de pages, appuyé par une annexe de 100 pages, Claude Talbot et Manon Belleau répondent aux différentes situations inacceptables observées par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Chaudière-Appalaches au cours des dernières semaines.

En ce qui concerne les résidents qui auraient été laissés sans surveillance pendant une réunion d’employés le 3 juin, comme le soulève le préavis, le Manoir Liverpool répond qu’il est totalement erroné de prétendre que les résidents ont été laissés à eux-mêmes. Les propriétaires assurent qu’ils étaient sous la supervision d’un employé du Manoir ou du CISSS.

Ils ajoutent aussi qu’à ce moment, les soins et les services étaient toujours sous la responsabilité du CISSS à qui le Manoir Liverpool a cédé la gestion des lieux pendant l’éclosion de COVID-19.

Par ailleurs, au sujet des produits dangereux toujours accessibles malgré les demandes de correctifs, les propriétaires du Manoir Liverpool font valoir que, depuis son ouverture, aucun produit dangereux ne s’est retrouvé entre les mains d’un résident.

Malgré tout, ils disent avoir toujours voulu améliorer les procédures à la suite des observations du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) et du CISSS lors d’inspections.

Claude Talbot et Manon Belleau ont fait appel à l’avocat Jean-François Bertrand pour, entre autres, les aider à démontrer l’impartialité du processus de vérifications du CISSS.

En effet, force est de constater qu'en enquêtant sur le Manoir tout en assurant sa gestion, le CISSS était à la fois juge et partie de l'entièreté du processus ayant mené au préavis de révocation, peut-on lire dans le document envoyé au CISSS lundi en fin de journée.

Me Bertrand n’était pas disponible, mardi après-midi, pour répondre aux questions de Radio-Canada. Son cabinet nous a cependant fourni les documents.

Décision à venir

Le CISSS de Chaudière-Appalaches n’a pas voulu commenter les réponses transmises par les propriétaires du Manoir Liverpool, mais l’organisation confirme avoir reçu les documents.

Geneviève Dion, chef des communications et des relations publiques, rappelle que le CISSS dispose d’un délai de 30 jours pour décider si le permis de la résidence pour aînés sera révoqué ou non.

On va analyser la documentation, les observations qu'ils nous ont transmis[es] et c’est certain que nous, on a des paires d'yeux sur place depuis un petit moment, explique Geneviève Dion.

Le CISSS de Chaudière-Appalaches poursuit également son enquête sur les soins et les services offerts au Manoir Liverpool ainsi que dans les deux autres résidences privées appartenant à Claude Talbot et Manon Belleau.

Mme Dion tient d’ailleurs à préciser que le préavis de révocation de la certification de résidence privée pour aînés (RPA) et l’enquête déclenchée en avril sont deux moyens légaux différents qui permettent au CISSS de vérifier la qualité des soins et des services offerts dans les établissements.

Le Manoir Liverpool détient une certification de RPA et est ouvert depuis septembre 2014. Des 128 unités de la résidence, il y a 48 lits de RPA, 64 lits de ressources intermédiaires et 16 lits de convalescence.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !