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Ouverture des arénas : les patineuses artistiques doivent retrouver leurs repères

Guylaine Blouin parle devant sept patineuses artistiques pendant un entraînement.

Guylaine Blouin (gauche) donne des instructions à un groupe de patineuses artistiques, à leur retour sur la glace après le confinement.

Photo : Radio-Canada

Elles ont passé 104 jours loin des patinoires pendant le confinement. Les patineuses artistiques de l’école Sépag de Gatineau ont été parmi les premières à lacer leurs patins lundi, non sans rencontrer certaines difficultés à leur retour sur la glace.

La sensation était vraiment différente. Je ne me souvenais plus c’était quoi, lance Kelly-Anne Gauthier. La première heure était vraiment difficile, réplique en riant Fée Ann Landry.

Cette dernière avoue que même si elle a gardé la forme pendant que les arénas étaient fermés, elle a ressenti quelques courbatures mardi matin. Rien toutefois pour bouder son plaisir.

Je n’ai jamais été aussi excitée de retourner sur la glace. Je n’ai jamais été plus qu’une semaine sans mettre les pieds sur la patinoire, explique l’athlète de 15 ans, qui avait retrouvé plusieurs de ses repères après deux avant-midis au Complexe Branchaud-Brière.

On a tous grandi un peu, avance Éléna Gilbert, une Gatinoise de 12 ans. Être à la bonne place sur la lame, ç’a été plus difficile.

Déjà aujourd’hui, on voit une grosse différence, mentionne l’entraîneuse Guylaine Blouin. C’est comme réapprendre à marcher, réapprendre à se déplacer après une blessure ou un plâtre.

Des mesures strictes ont été mises en place, notamment pour limiter le nombre de patineurs et d’entraîneurs pendant les sessions. La distance de deux mètres doit être respectée en tout temps.

Les entraîneurs doivent aussi demeurer sur le banc des joueurs et ne peuvent pas faire de manipulation physique pour corriger les mouvements de leurs protégés.

Pour comprendre, ça prend un peu plus de temps vu que même s'ils te l'expliquent, il faut quand même que tu sois capable de le mettre dans ton saut, dans ta pirouette ou peu importe. Ça prend un peu plus de temps à apprendre, je pense, indique Éléna Gilbert, une des patineuses de Guylaine Blouin.

Du temps pour le retour à l’entraînement

Comme les compétitions estivales sont annulées et que le sort de celles prévues à l’automne est encore incertain, les athlètes n’ont pas à précipiter les étapes de leur remise en forme.

Ça permet aux filles de prendre le temps d’avoir un retour à l’entraînement qui est équilibré et qui n’est pas paniquant, souligne Guylaine Blouin, qui veut travailler stratégiquement pour permettre à la mémoire musculaire des patineuses de faire son travail.

Fée Ann Landry ne veut pas brusquer les choses non plus. Elle sait que les sauts qu’elle maîtrisait avant le confinement devront être retravaillés.

Il faut retrouver ce qu’on avait déjà acquis. Les triples, c’est un peu plus difficile. On y va une étape à la fois, détaille celle qui a terminé 4e aux Championnats canadiens de patinage artistique dans la catégorie prénovice en novembre dernier.

L’adolescente avait un été chargé devant elle, avec notamment un camp de perfectionnement à l’étranger et une qualification possible pour des compétitions internationales.

La pandémie l’a forcée à remettre ses plans à plus tard, mais elle n’affiche aucune frustration face à la situation. Elle est seulement heureuse d’être de retour sur la glace.

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Ottawa-Gatineau

Patinage artistique