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Mises à pied cavalières à l'usine Marmen?

Soudeur à l'oeuvre

Un soudeur à l'ouvrage.

Photo : courtoisie Marmen Énergie

L'usine Marmen de Trois-Rivières a mis à pied une trentaine d'employés dans plusieurs de ses départements la semaine dernière, mais un flou persiste sur ces départs que plusieurs employés qualifient d'inattendus.

Pour l’instant, il est difficile de connaître le nombre exact de mises à pied. Certains employés actuels et mis à pied qui se sont confiés à Radio-Canada sous le couvert de l'anonymat ont eu vent d'une vingtaine d'employés touchés, d’autres, d’une cinquantaine de salariés.

Pour sa part, Marmen soutient qu’ils seraient une trentaine d’employés concernés à perdre leur emploi. « La très grande majorité » sont des mises à pied temporaires, explique la porte-parole Claude Mallick. Les autres sont des pertes d'emploi définitives.

Marmen indique que le ralentissement des activités de l’usine en période de pandémie de COVID-19 serait en cause. L’usine a perdu plusieurs contrats.

Mises à pied cavalières?

Plusieurs employés touchés par les mises à pied affirment toutefois que la nouvelle a été annoncée de façon cavalière par l’entreprise.

Ils estiment s’être fait rencontrer de façon expéditive avant qu'on leur demande de quitter l'usine. Dans certains cas, on ne les aurait pas autorisés à saluer leurs collègues avant leur départ.

J'ai eu l'impression d'être un numéro à tasser.

un employé qui a perdu son emploi

On leur aurait aussi demandé de ne pas parler de la situation aux autres collègues.

Je n'ai pas de mots pour décrire l'humiliation.

un employé qui a perdu son emploi

Plusieurs se questionnent aussi à savoir pourquoi des collègues moins expérimentés, qui sont embauchés depuis quelques mois à peine, restent en poste, alors que d’autres plus qualifiés et possédant plusieurs années d'expérience, parfois plus d'une dizaine, ont été licenciés.

Ils sont nombreux à rester sous l'impression qu'ils coûtent plus cher à l'entreprise, étant donné les salaires qui augmentent avec les années, et que ça a pu jouer un rôle. Les employés qui ont partagé leur réalité parlent d'un manque de respect et de transparence.

« On n'a pas voulu répondre à mes questions », indique un employé mis à pied. Une réalité partagée par d'autres travailleurs, qui disent ne pas avoir eu de réponses concrètes à leurs questions. L'un d'eux décrit d'ailleurs le climat de tension qui régnait la semaine dernière chez Marmen. « Les gens avaient peur quand le téléphone sonnait », dit-il.

Pour sa part, la porte-parole de l'entreprise indique que tous les employés, soit environ 900 salariés, ont été rencontrés en mars dernier, au cœur de la pandémie, et avertis des impacts possibles et éventuels.

Claude Mallick précise que la décision n'a pas été prise de gaieté de cœur par les dirigeants. La porte-parole indique ne pas avoir pu recueillir l'ensemble de l'information permettant de commenter davantage les mises à pied et la façon dont elles sont survenues.

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