•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Manitoba annonce la fin du système d'alertes à la naissance le 1er juillet

Les pieds d'un bébé sont posés dans la main d'une personne. Les petits pieds et la main sont très bien éclairés.

La ministre des Familles du Manitoba, Heather Stefanson, soutient que le système des alertes à la naissance a créé une perte de confiance de la population et une rupture envers le gouvernement.

Photo : iStock / Liudmila Fadzeyeva

Le Manitoba mettra fin à son système controversé d'alertes à la naissance le 1er juillet, une mesure qui avait été retardée en raison de la pandémie de COVID-19.

En janvier, la ministre des Familles du Manitoba, Heather Stefanson, estimait qu'une révision de ces alertes avait démontré qu’elles ne protégeaient pas réellement les enfants.

Ces alertes consistent à informer l’hôpital des antécédents d’une personne jugée à risque, ce qui peut amener les services sociaux à retirer l’enfant à sa mère dans les minutes qui suivent l’accouchement.

Au Manitoba, une alerte à la naissance est lancée pour tout parent qui est passé par les services à l’enfant et à la famille ou qui a déjà un enfant pris en charge par ces services.

La ministre Stefanson est assise devant deux drapeaux du Manitoba et est habillée de noir.

La ministre de la Famille du Manitoba, Heather Stefanson

Photo : Radio-Canada

C’est une étape importante de l’engagement de notre gouvernement à transformer le système du bien-être de l'enfant avec une approche qui soutient de meilleurs résultats pour nos familles, pour nos communautés, et avant tout, pour nos enfants, affirme la ministre.

Selon Heather Stefanson, le gouvernement progressiste-conservateur avait cherché à réduire l’utilisation des alertes à la naissance dans le courant de la dernière année. Elle note par exemple que seulement quatre alertes ont été lancées en mai 2020, contre 38 en mai 2019.

Subventionner des programmes de prévention

Elle ajoute que les alertes à la naissance seront remplacées par des services de soutien proactifs et préventifs. Ainsi, la province a aussi annoncé qu’elle accordera environ 400 000 $ à la clinique Mount Carmel pour son programme de soins maternels cette année, et la somme de 350 000 $ annuellement par la suite.

Ce programme cherche à faire le lien entre les mères vulnérables et des programmes de santé et de bien-être pour les mères et leurs enfants. Des soutiens destinés aux Autochtones sont offerts de la grossesse à la petite enfance.

Les femmes visées par le programme peuvent, par exemple, avoir accès à des soins prénatals, à des repas sains et de l'apprentissage nutritionnel, à des groupes parentaux, à des services de garde d'enfants et à du soutien pour répondre à des besoins tels que le logement, la santé mentale et les dépendances.

Cette élargissement nous permettra de bâtir encore plus de relations positives avec les mères, affirme la directrice générale de la clinique Mount Carmel, Bobbette Shoffner.

Nous créons un cercle de soins pour assurer une grossesse plus saine et des résultats plus positifs à long terme pour les mères, les bébés et toute la famille, poursuit-elle.

Les femmes qui sont enceintes ou qui ont eu un enfant au cours de la dernière année et qui souffrent de toxicomanie, sont sans abri ou risquent de le devenir, participent au système de protection de l'enfance ou présentent un risque élevé d'avoir un enfant ont droit au programme.

Le nouvel investissement de la province permettra à la clinique Mount Carmel d’embaucher quatre nouveaux employés et de donner des services à une centaine de familles supplémentaires. Ainsi, le programme viendra en aide à environ 200 familles.

Les Services à l’enfant et à la famille et la province se penchent actuellement sur de nouveaux protocoles concernant le bien-être de l’enfant afin de remplacer les alertes à la naissance.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !