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La communauté francophone de Regina aura sa nouvelle école primaire

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L'échéancier des travaux et la date d’ouverture de l’école ne sont cependant pas précisés dans le communiqué publié mardi par le gouvernement de la Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Trevor A Bothorel

Après plusieurs années de discussions, de négociations, mais aussi d’une certaine déception par moments, le Conseil des écoles fransaskoises (CEF) peut crier victoire puisqu’une nouvelle école primaire francophone sera finalement construite à Regina.

L'échéancier des travaux et la date d’ouverture de l’école ne sont cependant pas précisés dans le communiqué publié mardi par le gouvernement de la Saskatchewan tout comme dans celui du CEF.

Dans le cadre d’une entente signée l’année dernière, la province s’était engagée à construire trois nouvelles écoles francophones en Saskatchewan d’ici 2025. Les communautés concernées par l'entente étaient Regina, Saskatoon et Prince Albert.

Nous sommes très heureux de voir que [la province] a honoré le protocole d’entente signé le 19 mars 2019 entre le Conseil scolaire fransaskois (CSF) et le ministère de l’Éducation, dit de son côté le président du CSF, Alpha Barry.

Selon Jean de Dieu Ndayahundwa, le porte-parole du Collectif des parents inquiets et préoccupés (CPIP), cette nouvelle n’est rien de moins qu’un moment historique et une victoire après plus de cinq ans de combat.

Nous avons parfois douté face à l’adversité, mais nous n’avons jamais lâché. C’est à la fois une immense joie et un énorme soulagement.

Aux yeux de Jean de Dieu Ndayahundwa, c’est aussi une victoire, puisque pour la première fois, la communauté francophone de Regina mettra les pieds dans une école flambant neuve. Avant, on nous donnait de vieilles écoles à rénover, avec des emplacements et des plans architecturaux qui ne répondaient pas à nos besoins.

Le directeur général du CEF, Ronald Ajavon, souligne que la communauté francophone de Regina ne cesse de s’élargir et que c’est pour cette raison que sa nouvelle école avait été établie comme étant par la priorité de son organisation.

Je tiens à remercier le travail d’équipe de toute la communauté dans ce projet. Ça a pris toute la communauté pour en arriver où on est aujourd’hui, a-t-il affirmé.

Le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise (ACF), Denis Simard, est particulièrement heureux. Nous attendions cette annonce depuis un certain temps, a-t-il avoué par voie de communiqué, prenant également le soin de féliciter tous les intervenants qui ont contribué à l’aboutissement de cette démarche.

De son côté, le ministre de l’Éducation de la Saskatchewan, Gordon Wyant, promet de continuer de travailler avec le CEFpour faire en sorte que tous les élèves francophones reçoivent une éducation de qualité et afin d’appuyer la vitalité et le développement des communautés de langue officielle en situation minoritaire en Saskatchewan.

Dans l’attente, Saskatoon espère

Pendant que la communauté francophone de Regina festoie, celle de Saskatoon continue d’espérer.

Nos besoins sont toujours aussi criants. Nous continuons de souhaiter que Saskatoon suive sous peu. La victoire en Cour suprême de la Colombie-Britannique nous aide beaucoup; elle permet à tous les francophones en milieu minoritaire d’espérer, affirme Camille Lapierre, présidente du conseil d'école et de l’Association des parents de l'École canadienne-française à Saskatoon.

Tout en gardant les doigts croisés, Camille Lapierre exprime également sa joie pour les Fransaskois de Regina, estimant que cela est une bonne nouvelle pour la Fransaskoisie et pour son système scolaire.

À ce sujet, le ministre Wyant précise que les discussions se poursuivent avec le CEF au sujet des écoles de Saskatoon et de Prince Albert.

La joie, une semaine après la déception

L’annonce de la construction d’une nouvelle école francophone à Regina survient un peu plus d’une semaine après le dépôt du budget de la province dans lequel aucun détail n’a été dévoilé au sujet de la construction d’une ou de plusieurs écoles francophones.

Denis Simard avait cependant fait preuve de prudence sur le sujet quelques heures après que le budget soit déposé, affirmant qu’il était trop tôt pour connaître tous les détails entourant les dépenses dans le secteur de l’éducation.

De son côté, Jean de Dieu Ndayahundwa n’avait pas caché son mécontentement à propos du budget, puisqu’il s’attendait à voir des fonds pour la construction d’une nouvelle école primaire à Regina.

D’ailleurs, le CPIP envisageait de retourner devant les tribunaux afin de forcer la province à respecter ses engagements envers la communauté fransaskoise.

Avec les informations d'Omayra Issa, Jean-Baptiste Demouy et Karel Houde-Hébert

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