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Thermomètre et masques : ils se disent « oui » en pleine pandémie

Une femme et un homme posent à l'entrée d'un pont piétonnier.

La COVID-19 n'empêchera pas Jean-Michel Gires et Agung Nugrahaeni de se marier le 27 juin 2020.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Malgré la pandémie, Jean-Michel Gires, l’ancien PDG de Total Canada. maintenant designer, et Agung Nugrahaeni, sa compagne de vie, ont décidé d’unir leurs destinées. Ils se marient à l'hôtel Fairmont Palliser de Calgary le samedi 27 juin 2020. La tenue du mariage aura été incertaine jusqu'à la fin, mais il se réalisera, toutefois avec de multiples restrictions.

Distanciation physique et port du masque, entre autres, c'est tout une logistique qui a dû se faire à la dernière minute.

Une équipe de tournage filme l'entrevue d'un couple qui est assis sur un canapé.

Le couple a décidé de faire les photos et les vidéos du mariage en avance, ils voulaient avoir l'esprit tranquille sans devoir se préoccuper des contraintes de distance pendant l'événement.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Au départ, plus d’une centaine de personnes avaient reçu une invitation, il y a plusieurs mois, mais au final, seulement 50 pourront assister au mariage.

De plus, la cérémonie sera différente des projets d’origine. L'hôtel Fairmont Palliser, toujours fermé, ouvrira ses portes quelques jours plus tôt pour l’occasion. Les employés de l’établissement devront eux aussi s’ajuster et respecter les règlements imposés par le gouvernement.

Nous serons en quelque sorte des pionniers dans la façon dont on va célébrer notre mariage. Pour le Fairmont aussi, nous serons leurs premiers clients depuis leur réouverture, explique le futur marié. Et de pouvoir réunir nos amis, pour célébrer ce moment important... Je sais déjà que tous nos amis attendent ça avec beaucoup d'impatience parce que tout le monde est confiné depuis assez longtemps. C'est pour beaucoup d'entre nous une première occasion de faire la fête. La grande joie, pour nous, c'est de pouvoir nous marier et de pouvoir créer des souvenirs.

Une fois sur place, il n’y aura pas de valets, chacun devra garer sa propre voiture. À l’entrée de l’hôtel, tous les invités devront répondre à quelques questions et on prendra leur température. On leur fournira aussi un masque qui devra être porté en tout temps sauf lors du repas.

Des masques de couleurs, en tissus, sont disposés dans un panier.

Le couple voulait que les masques qui seraient portés soient attrayants et colorés; ce sont des créations de la compagnie de Jean-Michel Gires.

Photo : Radio-Canada

Autre casse-tête : le repas

Une fois la cérémonie terminée, les invités auront droit à un repas trois services, qui leur sera servi. Chaque table a été étudiée pour rassembler les personnes d’une même famille et ou d’une même demeure, tout en respectant l'éloignement physique.

Le toast sera sans contact, il n’y aura pas non plus de coupe du gâteau, qui est l'une des traditions d'un mariage. Chacun aura tout de même un petit gâteau à déguster.

Il faudra également respecter l'éloignement physique en dansant et, malheureusement, il ne sera pas possible de changer de partenaire.

Et la robe de la mariée? Et le veston du marié?

Eh bien, on peut dire que la COVID-19 a causé des maux de tête aux deux fiancés. Les habits qui ont été confectionnés et créés pour l’occasion, la robe d'Agung Nugrahaeni et le veston de Jean-Michel Gires, sont prêts depuis quelques jours à peine!

Un homme se tient devant une fenêtre et pose pour le photographe.

Le veston de Jean-Michel Gires, créé à l'occasion de son mariage, représente une photo de la Seine, le fleuve qui coule à Paris. Création de Jean-Michel Gires.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Je pense qu’il faut juste être patient et avoir confiance, parce que nous ne savions même pas si le mariage allait avoir lieu , raconte Agung Nugrahaeni. Ça change tellement chaque jour. Même pour la robe, on a pu imprimer le design, mais les couturiers étaient fermés jusqu’à il n’y a pas si longtemps. Donc, il faut juste être calme, avoir confiance et faire du monitoring tous les jours.

Une femme en robe longue, fleurie, se tient debout devant une fenêtre et pose pour un photographe.

Le design de la robe est inspirée d'une photographie prise dans le parc Rock Garden à Calgary. Design By Jean-Michel.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Pourquoi maintenant? Chance, hasard ou prémonition?

C'est en décembre 2019 que le couple a décidé de se marier cet été. Après avoir discuté de la date avec quelques amis, Jean-Michel Gires a pris contact, avant le temps des fêtes, avec un ami de longue date, un astrologue français. Celui-ci lui a annoncé un événement à venir, en début d'année 2020, qui allait bouleverser la société et le monde entier .

Un homme et une femme sont assis sur un canapé.

Près de 10 années se sont écoulées depuis leur première rencontre à Total Canada, dont Jean-Michel Gires était le PDG et où Agung Nugrahaeni était dans l’équipe des ressources humaines.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Jean-Michel raconte l'anecdote : Il m’a dit : "Si vous m'aviez dit au mois de mars ou au mois d’avril, je vous aurais tout de suite dit qu'il va se passer des choses que vous n’imaginez pas aujourd'hui, mais qui vont bouleverser la société et qui rendraient peut-être l’option d’avoir un mariage plus compliquée. Mais si vous me dites, à la fin du mois de juin, peut-être qu’avec un petit peu de chance, un petit peu de bonheur, peut-être que vous arriverez à sauvegarder un bon créneau qui vous permettra de faire un joli mariage, et sympathique, mais sachez en tout cas, que le premier semestre de l'année 2020 n’est pas un long fleuve tranquille et il va se passer des choses assez bouleversantes."

Sans savoir de quoi il était question exactement les fiancés ont fait confiance à leur ami et ont décidé de prendre les événements avec un peu de recul, en laissant l'avenir se sculpter. Puis, les événements qu'on connaît ont déboulé.

Un couple pose dans un parc.

Les futurs mariés ont parcouru les rues et les lieux clés de Calgary pour les photographies de leur mariage, voulant ainsi retrouver ce qui leur a fait aimer et choisir la métropole.

Photo : Radio-Canada / Lyssia Baldini

Le mariage aura donc lieu à la date prédite, mais, malheureusement, en raison de la COVID-19, les deux familles des fiancés ne pourront pas être présentes au mariage. Le couple voulait diffuser la cérémonie en direct pour l'offrir à tous ceux et celles qui ne pourront pas être sur place. Mais c'était trop compliqué avec le décalage horaire. Alors les deux fiancés referont d'autres petites cérémonies avec leur famille dans leur pays respectif, en France et en Indonésie, pour leur faire partager leur bonheur à Calgary.

On se sent un peu comme les enfants de Calgary, c'est finalement le pétrole qui nous a l’un et l’autre donné l’occasion de venir ici à Calgary, donné l’occasion de nous rencontrer et puis jusqu’à ce qu’on décide de faire de Calgary notre nouvelle maison, notre lieu où on a pu se fréquenter, s’installer, et puis développer la suite de nos activités. Donc, c’est une histoire assez rare et sympathique, confie Jean-Michel Gires.

Mais le mot de la fin revient à la future mariée :

Il n’y a que l’amour qui compte, je pense qu’il faut suivre ce que notre coeur nous dit. On ne sait jamais ce qui va arriver demain ou après-demain. Alors je pense qu'on doit foncer et réaliser notre mariage.

Agung Nugrahaeni, future mariée
Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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