•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une avocate diffuse une vidéo de l'agression alléguée d'une étudiante de l'UBC par une agente de la GRC

Arrêt sur image d'une vidéo montrant une agente de la GRC qui appuie son pied sur la tête d'une jeune femme allongée au sol.

Mona Wang vivait de la détresse psychologique, selon la poursuite. Son copain aurait contacté la GRC afin de s’assurer de sa sécurité.

Photo : Offerte par Bridge Law Corporation

Radio-Canada

L'avocat d'une étudiante de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), ayant intenté une poursuite contre une agente de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qu’elle accuse de lui avoir infligé des blessures physiques et émotionnelles lors d’une visite pour vérifier son état, rend publique une vidéo des événements allégués.

La vidéo de surveillance montre l’agente Lacey Browning qui traîne le corps de Mona Wang le long d’un couloir et appuie sa botte contre sa tête lorsque celle-ci tente de la relever.

Ces images font partie de la poursuite civile déposée devant la Cour suprême de la Colombie-Britannique par l’étudiante en soins infirmiers du campus de l’Okanagan.

Mme Wang était en détresse psychologique le soir du 20 janvier 2020, selon la poursuite. Son copain aurait contacté la GRC afin de s’assurer de sa sécurité.

La poursuite allègue que l’agente Browning a trouvé la jeune femme allongée sur le sol de la salle de bains dans son appartement et ne lui a pas fourni d’assistance médicale.

Accusation d'agression

Selon la poursuite, Lacey Browning a alors agressé la plaignante en marchant sur son bras et en lui donnant des coups de pied au ventre alors que celle-ci était allongée sur le sol de la salle de bains, à moitié consciente.

Ces gestes allégués ne sont pas captés par la vidéo de surveillance.

L’agente Browning aurait menotté l’étudiante et aurait tiré son corps vers un ascenseur en la frappant au visage, atteste la plaignante. Celle-ci aurait été détenue sans explications avant d’être transportée à l’hôpital général de Kelowna.

L'avocat de l'étudiante affirme que sa cliente présentait des traces de coupures, des enflures et des ecchymoses sur le corps.

En conséquence directe, prévisible et immédiate des actions imprudentes et illégales de Mme Browning, la plaignante a souffert de détresse émotionnelle, d'humiliation, de honte, de traumatisme psychologique et émotionnel, soutient la poursuite.

En juin, le tribunal a ordonné aux propriétaires de l'immeuble où vivait Mme Wang au moment de l'incident de fournir la vidéo de surveillance. L'avocat de Mona Wang, Michael Patterson, a remis la vidéo à la CBC.

Avertissement : les images de la vidéo ci-dessous pourraient choquer certaines personnes.

Vidéo de caméra de surveillance de l'immeuble

La vidéo ne montre pas les événements qui se sont produits à l'intérieur de l'appartement.

Une force raisonnable et nécessaire

L’agente Browning nie avoir employé plus que la force nécessaire pour maîtriser l’étudiante et la placer en détention.

Dans une déclaration juridique, elle indique que Mona Wang avait des antécédents de tentatives de suicide et qu’elle l’a trouvée dans son appartement, allongée sur le sol de la salle de bains, entourée de contenants de pilules vides et d’une bouteille de vin vide.

Selon sa déclaration, Mona Wang tenait un couteau à lame rétractable et avait des coupures au bras et à la poitrine.

Après que l'agent lui aurait retiré le couteau, la jeune femme serait devenue agressive et aurait crié qu'elle voulait être tuée.

L’agente Browning a frappé la plaignante à plusieurs reprises de sa paume ouverte, ce qui lui a permis de maîtriser la jeune femme et de la menotter, atteste le document.

Le recours limité à la force était raisonnable et nécessaire dans les circonstances, notamment pour empêcher la plaignante de se blesser à nouveau, affirme l'agente Browning.

Celle-ci affirme avoir détenu Mme Wang en vertu de la loi sur la santé mentale, puis l'avoir emmenée hors de l'appartement et dans une voiture de police, où elle a été transportée à l'hôpital.

La porte-parole de la GRC, Janelle Shoihet, soutient que les forces policières sont déterminées à examiner les documents et les allégations en ce qui concerne les actions des policiers pour déterminer les mesures à prendre.

Aucune des allégations citées n'a été prouvée en cour.

Avec les informations de Brady Strachan

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Forces de l'ordre

Justice et faits divers