•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Trump n’a pas ordonné de freiner le dépistage, affirme la Maison-Blanche

Elle est derrière un lutrin et devant le logo de la Maison-Blanche et le drapeau américain.

La secrétaire de presse Kayleigh McEnany lors d’un point de presse à la Maison-Blanche, le lundi 22 juin 2020

Photo : Getty Images / Drew Angerer

« C’est un commentaire qu’il a fait à la blague », a déclaré lundi la secrétaire de presse de la Maison-Blanche, Kayleigh McEnany, à propos de la plus récente déclaration de son patron sur les tests de dépistage de la COVID-19.

Lors de son rassemblement à Tulsa en Oklahoma, le président Donald Trump a dit avoir donné la consigne de ralentir le dépistage, parce que l’augmentation des tests avait entraîné une hausse des cas de contamination par le nouveau coronavirus.

Le président n’a pas demandé de diminuer le taux de dépistage, a affirmé Kayleigh McEnany, et toute suggestion selon laquelle les tests ont été réduits n’est pas fondée sur les faits.

Le président américain, qui voit les statistiques comme des signes de victoire ou de défaite, s’est plaint à plusieurs reprises du fait que l’augmentation du nombre de tests a entraîné une croissance des cas de COVID-19 au pays.

Il a répété ces doléances lundi, esquivant la question directe d’un journaliste du réseau Scripps. À la question : Avez-vous demandé de ralentir [le dépistage]?, le président a répondu : Si [le dépistage] a diminué, franchement, je crois que nous sommes bien en avance, si vous voulez savoir la vérité, nous avons fait du trop bon travail.

Le Dr Michael Ryan, chargé des situations d’urgences sanitaires à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), affirme que la pandémie accélère indéniablement aux États-Unis et dans d’autres pays, et rejette l’idée que les records de cas quotidiens reflètent simplement l’augmentation des tests.

Un deuxième chèque pour les Américains

Au cours de la même entrevue avec le réseau Scripps, Donald Trump s’est dit en faveur de l’envoi d’un deuxième chèque aux Américains afin d’atténuer les effets de la crise. Il n’a toutefois précisé ni le montant ni l’échéancier de l'octroi de cette aide.

Une entente entre démocrates et républicains avait mené à l'adoption, en mars, d’une loi prévoyant le versement de sommes pouvant aller jusqu’à 1200 $ par personne et d’un supplément de 500 $ par enfant.

Une autre loi, édictant des dépenses de 3 milliards de dollars, avait aussi été adoptée en mai à la Chambre des représentants. Cette loi aurait amené un deuxième cycle de paiements pouvant aller jusqu’à 6000 $ par famille. Elle n’a toutefois pas obtenu l’assentiment du Sénat, contrôlé par les républicains, et on ne prévoit pas que les élus se penchent sur le sujet avant le mois de juillet.

Derrière deux micros, il est debout les poings serrés.

Le sénateur démocrate Chuck Schumer, lors d’une conférence de presse à Washington le 16 juin 2020

Photo : Getty Images / Manuel Balce Ceneta

L’administration Trump retient 14 M$, disent des sénateurs démocrates

Les sénateurs démocrates Patty Murray, de l’État de Washington, et le leader de la minorité au Sénat Chuck Schumer, de l’État de New York, allèguent dans une lettre publiée lundi que l’administration républicaine n’a toujours pas distribué les 14 millions de dollars destinés au dépistage et au traçage du virus. De cette somme, 2 millions de dollars doivent servir à des tests gratuits pour des Américains qui n’ont pas d’assurance maladie.

Dans cette lettre adressée au secrétaire à la Santé Alexander Azar, les deux sénateurs réclament que cet argent soit versé dès maintenant.

Alors que ces fonds ont été octroyés depuis des mois, l’administration a fait défaut d’en débourser des sommes importantes, laissant les communautés sans les ressources dont elles ont besoin pour relever les défis importants posés par le virus, ont écrit MM. Murray et Schumer.

Les critiques formulées dans la lettre ont été réfutées par Michael Caputo, porte-parole du département de la Santé (HHS), qui a soutenu que l’administration verse les fonds à ceux qui en ont besoin aussi vite que possible.

Michael Caputo a rejeté le blâme sur le Congrès. Un Congrès divisé n'a pas réussi à donner au HHS une orientation juridique claire sur la manière de dépenser l'argent, et maintenant [ses] membres soumettent au HHS leurs priorités individuelles et se plaignent que l’argent n’est pas dépensé selon leurs souhaits.

Trump en Arizona, où une personne testée sur cinq est déclarée positive

À la suite du rassemblement de samedi en Oklahoma, huit personnes ayant travaillé pour l’équipe du président ont été déclarées atteintes de la COVID-19.

Qu’à cela ne tienne, le président se rendra en Arizona mardi. Il visitera d’abord Yuma, à la frontière du Mexique, pour célébrer l’achèvement de plus de 320 km (200 milles) de son fameux mur.

Il se rendra ensuite à Phoenix, où il prononcera une allocution destinée à de jeunes sympathisants.

Ce voyage en Arizona survient tandis que le nombre de cas de COVID-19 a presque doublé dans cet État au cours des deux dernières semaines.

Au nombre des 23 États américains qui connaissent actuellement une augmentation de nouveaux cas, l’Arizona détient un sombre record : une personne testée sur cinq est déclarée positive, le plus haut taux de tests positifs recensé au pays.

Dans l’ensemble du pays, le bilan du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l'autorité de santé nationale aux États-Unis, est de 2 275 000 cas et de près de 120 000 décès, une augmentation de plus de 27 600 cas et de 308 décès en 24 heures.

Avec les informations de Reuters, Associated Press, Forbes, New York Times et CNN

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !