•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des organismes de la région réclament plus d’accessibilité aux tests de dépistage des ITSS

Un homme portant des gants pique l'index d'une femme avec une aiguille.

Les cliniques de la région offrent des tests de dépistage des ITSS seulement sur rendez-vous.

Photo : Radio-Canada

Avec le déconfinement qui se poursuit un peu partout au pays, des organismes communautaires appellent à une réouverture des cliniques de dépistage des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS).

Malgré la pandémie, le risque d’être infecté par une ITSS n’a pas diminué, affirment des organismes de la région qui font face à une hausse des appels de personnes à la recherche d'un centre de dépistage.

Depuis le début de la pandémie, les cliniques de dépistage des deux côtés de la rivière des Outaouais ont dû, soit fermer leurs portes, soit restreindre l’accès à leurs locaux en offrant des services virtuels ou sur rendez-vous seulement.

Même si le directeur général de MAX Ottawa, Roberto Ortiz, comprend que la situation actuelle est sans précédent, il souligne qu’il est important d’avoir une offre plus accessible et plus diversifiée afin de répondre aux nombreux besoins de la communauté.

Avoir une seule option, ce n’est pas assez en raison de la diversité de nos communautés, souligne M. Ortiz, dont l'organisme offre des services de soutien individuel et d’éducation à la communauté gaie d’Ottawa.

Les profils ou les réalités que vivent les membres de nos communautés font en sorte qu’on a vraiment besoin de différentes options pour les dépistages.

Une citation de :Roberto Ortiz, directeur général de MAX Ottawa

Dans une lettre ouverte adressée à la médecin-chef de Santé publique Ottawa, la Dre Vera Etches, MAX insiste sur la nécessité d’entamer des pourparlers avec la santé publique pour rouvrir les cliniques de dépistage.

Roberto Ortiz Nunez en entrevue à Radio-Canada

Roberto Ortiz est directeur général de MAX Ottawa.

Photo : Radio-Canada

On veut qu’il n'y ait pas de retard avec le dépistage et le traitement, parce que l’on sait que le plus rapidement on teste, plus rapidement on peut traiter les infections transmises sexuellement, explique M. Ortiz.

Dans un courriel, SPO a rappelé que sa Clinique de santé-sexualité offre des services de dépistage sur rendez-vous, sans toutefois préciser quand l'établissement rouvrira en accès libre.

En Outaouais

Du côté québécois de la rivière de l’Outaouais, la directrice adjointe du Bureau régional d'action sida (BRAS) Outaouais, Annie Castonguay, déplore la pauvreté de l’accès au dépistage des ITSS.

Dans une réponse écrite, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais rappelle que le dépistage des ITSS continue à se faire, mais seulement sur rendez-vous.

Le CISSS de l'Outaouais répond aux clientèles de plus de 24 ans et de moins de 24 ans et également aux clientèles les plus à risque, indique l'établissement dans un courriel. Cette façon de faire contribue à éviter les déplacements dans ce contexte de pandémie et répond ainsi aux consignes émises par les autorités sanitaires.

Annie Castonguay en entrevue à l'extérieur.

Annie Castonguay est directrice adjointe du Bureau régional d'action sida (BRAS) Outaouais.

Photo : Radio-Canada

Toutefois, le BRAS Outaouais dénonce le fait que seuls les cas urgents sont priorisés. Moi, je ne comprends pas qu’on a mis une espèce de grille de sélection de gravité, déplore Mme Castonguay. Si on ne continue pas à faire de la prévention, on va intervenir plus tard et puis il peut être trop tard.

Innover dans le dépistage

Pour Roberto Ortiz de MAX Ottawa, le contexte actuel peut être fertile à la diversification des méthodes de dépistage des ITSS.

Il rappelle que son organisme et plusieurs autres partenaires, dont l’Université d’Ottawa, travaillent à l’élaboration d’un projet pilote de service de dépistage à la maison. Les gens pourraient ainsi recevoir un test de dépistage rapide à faire eux-mêmes, avec de l'aide au besoin.

Avec cette réalité qu’on vit avec la pandémie, ça nous met encore plus dans l’optique de penser qu’on peut innover dans le dépistage.

Une citation de :Roberto Ortiz, directeur général de MAX Ottawa

Un projet pilote de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) a aussi été lancé au début du mois de janvier à la pharmacie Shoppers Drugmart située à l'intersection des rues Bank et Gladstone.

Le plus d'options, le plus de monde qui vont être testés [...] le mieux que ça va être pour l’ensemble de la communauté en lien avec la transmission des ITSS, affirme M. Ortiz.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !