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« Évitez les feux à ciel ouvert », implore Geneviève Guilbault

Un petit avion se déplace à travers un nuage de fumée se trouvant au-dessus d'une forêt.

Un avion-citerne survole les flammes au nord du Lac-Saint-Jean.

Photo : avec l'aimable autorisation de Charles Savard

« De grâce, évitez de faire des feux à ciel ouvert, c’est un des éléments clés pour contribuer à l’effort collectif », a martelé la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, lors d’un point de presse tenu lundi après-midi.

Québec veut ainsi éviter que de nouveaux brasiers se déclarent et que sa capacité d’intervention soit dépassée.

Une interdiction de faire des feux à ciel ouvert est d'ailleurs en vigueur sur à peu près tout le territoire québécois, jusqu'au 52e parallèle.

En ce moment, une vingtaine d’incendies de forêt sont en activité dans la province et deux inquiètent particulièrement les autorités : l’un dans le secteur de Chute-des-Passes au nord du Lac-Saint-Jean et l’autre à Rivière-Ouelle dans le Bas-Saint-Laurent.

Si le deuxième semble maîtrisé, le premier, d’origine humaine, continue à prendre de l’expansion. Sur les 73 000 hectares de forêt brûlés dans la province, 72 000 se trouvent au Lac-Saint-Jean.

Pierre Dufour, Geneviève Guilbault et Éric Rousseau.

La ministre de la Sécurité publique était accompagnée du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, et du président de la SOPFEU, Éric Rousseau.

Photo : Radio-Canada

Dans les deux cas, on est très tributaire de la météo, et c’est pour ça qu’on se croise les doigts pour que la pluie qui est prévue arrive le plus tôt possible. Actuellement, on pense qu’il pourrait y avoir des précipitations dans la nuit de mardi à mercredi, donc on souhaite qu’effectivement ce soit le cas et que ça nous aide à diminuer l’ampleur de ces feux de forêt, a indiqué la ministre Geneviève Guilbault.

De son côté, le président de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU), Éric Rousseau, a précisé que la pluie permettrait à ses équipes d’entrer dans la zone avec les avions-citernes, ce qui est impossible en ce moment en raison de la fumée et de la chaleur.

Environ 250 pompiers forestiers, 40 pompiers municipaux et 400 combattants sont à pied d’oeuvre pour éteindre les feux qui sont en activité.

Au total, 17 avions-citernes et 40 hélicoptères sont déployés.

Depuis le début de l’année, la SOPFEU est intervenue dans 461 brasiers. C’est deux fois plus que la moyenne des 10 dernières années.

Ligne téléphonique

Québec a mis en service une ligne téléphonique (1 877 644-4545) pour répondre aux interrogations des gens sur les feux de forêt.

Par contre, Geneviève Guilbault a précisé qu’il était trop tôt pour faire un bilan des dommages, particulièrement dans le secteur de Chute-des-Passes.

Au moment où on se parle, on n’a pas cette information-là, a-t-elle mentionné. On n’est pas en mesure, de toute évidence, d’aller sur le terrain pour faire cette évaluation-là, donc ce n’est pas possible de donner un nombre de chalets ou un nombre de propriétés endommagées par les flammes. On n’a pas l’information. Elle viendra en temps et lieu.

Le Québec épargné dans les dernières années

Il y avait longtemps qu’une situation comme celle-ci n’avait pas été observée dans la province. On n’a pas vu ça depuis 10 ans, a mentionné le président de la SOPFEU, Éric Rousseau.

À ce moment, un incendie avait ravagé 103 000 hectares de forêt dans le secteur du lac Smoky.

Les conditions météorologiques ressemblaient à celles d’aujourd’hui.

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