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En 2010, le Sommet du G20 de Toronto se tient dans la violence et la répression

Un manifestant à bicyclette tombe par terre devant des policiers tenant des matraques et des boucliers de protection.

Le sommet du G20 qui s'est tenu à Toronto les 26 et 27 juin 2010 a connu des violences et de la brutalité policière.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les 26 et 27 juin 2010 se tient à Toronto le Sommet du G20. Cette rencontre internationale s’est caractérisée par la violence utilisée par certains manifestants, d’une part, et par la brutalité de la répression policière, d’autre part.  

Du vandalisme malgré l’intense surveillance policière

Jusqu’à maintenant […] ça fait de cette fin de semaine la plus vaste opération policière, la plus grande vague d’arrestations de l’histoire du Canada.

Philippe Leblanc, 27 juin 2010

Un Sommet du G20 s’est tenu à Toronto les 26 et 27 juin 2010.

Son hôte, le premier ministre canadien Stephen Harper, aurait voulu que cette rencontre soit organisée dans la ville ontarienne de Huntsville tout de suite après un sommet du G7.

Mais l'agglomération de 18 000 habitants, située à 230 kilomètres de la Ville Reine, ne pouvait accueillir un événement de l’ampleur du G20.

On a donc dû transférer l’événement à Toronto.

Le premier ministre Harper voulait éviter la tenue de l’événement à Toronto, car il craignait qu'il n'y ait des manifestations violentes.

Selon le quotidien torontois The Globe and Mail, plus de 10 000 policiers et de nombreux militaires seront déployés pour assurer la sécurité du sommet.

Téléjournal, 27 juin 2010

Le 27 juin 2010, le journaliste Philippe Leblanc présente au Téléjournal, qu’anime ce jour-là Claudine Bourbonnais, un reportage qui montre l’ampleur de la répression policière pendant ce Sommet du G20.

Il faut dire que, le jour précédent, des manifestants se sont livrés au vandalisme.

Le 26 juin 2010, Toronto a connu dans son centre-ville une destruction aux proportions inédites.

Philippe Leblanc mentionne que les policiers réagissent le lendemain en effectuant une descente d’une ampleur historique pour la capitale de l’Ontario.

Des centaines de personnes sont arrêtées. Il y a parmi ces derniers plusieurs manifestants québécois adhérant au mouvement Convergence des luttes anticapitalistes.

Le journaliste observe par ailleurs que plusieurs personnes s’insurgent contre l’utilisation de la violence durant les manifestations.

Plusieurs réclament des rassemblements pacifiques et suggèrent aux casseurs de se regrouper ailleurs.

D’autres condamnent la violence qui empêche que certains messages pertinents soient entendus par les dirigeants du G20.

Les images montrent que les policiers déploient une grande force.

Au fil des jours, plusieurs critiquent l'ampleur de cette réplique policière, qu’ils jugent disproportionnée.

La dénonciation s’intensifie au fil des jours

En fin de compte, ce sont 1105 personnes qui ont été arrêtées par les policiers.

Téléjournal, 29 juin 2010

Le 29 juin 2010, le journaliste Philippe Leblanc présente de nouveau un reportage au Téléjournal qu’anime ce jour-là Céline Galipeau.

Le reportage montre que de plus en plus de personnes dénoncent la brutalité des forces de l'ordre.

C'est le cas de la famille Booth qui, à quatre heures du matin, a été arrêtée, alors qu’elle a tenté d’expliquer à des policiers armés qu’elle ne s’était aucunement associée aux manifestants violents.

Devant la législature de l’Ontario, plusieurs autres personnes décrivent des erreurs policières et songent à des poursuites judiciaires.

L’Association canadienne des droits civils pourfend pour sa part les conditions de détention, qu’elle qualifie de lamentables.

Le chef de police de Toronto William Blair donne sa version des faits. Selon lui, il y a beaucoup de désinformation, de faussetés et de mensonges qui circulent.

Les policiers de Toronto autorisent des journalistes à accéder au centre temporaire de détention pour prouver qu’il n’y a rien d’irrégulier dans ce bâtiment.

Le Bureau du directeur indépendant de l’examen de la police de l’Ontario a reçu des plaintes et fera enquête.

Un rapport accablant

L’organisme indépendant chargé de surveiller la police ontarienne conclut que rien ne semble s’être passé selon les règles de l’art lors de ce sommet.

Céline Galipeau, 16 mai 2012

Le 16 mai 2012, le directeur du Bureau indépendant de l’examen de la police de l’Ontario, Gerry McNeilly, publie son rapport.

Téléjournal, 27 juin 2010

Ses conclusions sont accablantes pour les policiers, comme le rapporte ce soir-là le journaliste Christian Grégoire dans un reportage présenté au Téléjournal qu’anime Céline Galipeau.

Les policiers ont violé les droits fondamentaux de centaines de personnes dans les rues de Toronto. Elle a outrepassé ses pouvoirs.

Le directeur Gerry McNeilly mentionne que des agents sur le terrain ont remis en question certains ordres qui défiaient toute logique. Un policier a même qualifié son supérieur de maniaque.

Par ailleurs, le rapport constate des violations dans le centre provisoire de détention utilisé lors du G20.

Il était surpeuplé et on y manquait d’eau et de nourriture. Des fouilles à nu ont été pratiquées.

La police de Toronto a aussi ouvert une enquête interne sur les événements du G20.

Le rapport révèle que le service de police de Toronto était dépassé par un événement d'une telle envergure et qu'il n'était pas préparé à y faire face.

Des recours collectifs ont été intentés contre le comportement des policiers de Toronto durant le G20.

Si un de ces recours a obtenu gain de cause, plusieurs sont encore devant les tribunaux.

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