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Des risques d'incendie « historiques » au Nouveau-Brunswick

Un secteur boisé ravagé par un incendie.

« Les risques d’incendie dans notre province sont extrêmes », selon le ministre des Ressources naturelles, Mike Holland

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

La fermeture des terres de la Couronne au Nouveau-Brunswick en raison des risques élevés d’incendie entraîne d’importantes conséquences pour les utilisateurs de la forêt.

Le ministère des Ressources naturelles et du Développement de l’énergie interdit depuis le 19 juin l’accès à toutes les terres de la Couronne pour des activités industrielles et récréatives. Les forêts de la province sont si desséchées qu’il suffirait d’une étincelle produite par un véhicule pour déclencher un incendie, selon le ministre Mike Holland.

Dans certaines régions de la province, les niveaux de risque sont les plus élevés que nous ayons jamais connus, a souligné Mike Holland vendredi dernier dans un communiqué.

Le garde forestier Roger Collet affirme lui aussi n’avoir jamais été témoin d’une telle situation durant sa carrière d’une vingtaine d’année au ministère des Ressources naturelles.

Il ajoute par ailleurs qu’il est impossible à l’heure actuelle de déterminer le moment où la situation sera de retour à la normale. Si on peut avoir un peu de pluie, ça peut changer les affaires, dit Roger Collet.

Mise à pied de travailleurs forestiers

Il y avait longtemps que le propriétaire de l’entreprise forestière W. M. Arseneau, Jimmy Bourque, n’avait vu une fermeture de cette ampleur.

On a vu déjà que les bois barraient de midi jusqu’à 8 h du soir, mais barré complètement comme ça, je dirais que ça fait tout prêt d’une vingtaine d’années, estime M. Bourque.

Un homme en forme avec les cheveux blancs, des lunettes et un téléphone à son oreille discute sérieusement en face d'un gros tracteur jaune à l'extérieur. Il semble être en face d'une entreprise.

Jimmy Bourque est le propriétaire de l’entreprise forestière W. M. Arseneau, à Rogersville, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hughes

L’entreprise W. M. Arseneau construit et entretient des pistes en forêt qui servent à l’industrie forestière. Elle prépare aussi des terres forestières pour des travaux de reboisement. Elle est paralysée par la fermeture des terres de la Couronne.

Nous autres, la conséquence, c’est que toutes les opérations forestières sont présentement arrêtées. Donc, ça nous force d’envoyer des employés chez eux. Je dirais que ça fait de 12 à 15 employés présentement. On en a plus, mais c'est certain que si ça dure, les autres pourraient être affectés aussi. On espère qu’on va avoir de la pluie et qu’on pourra retourner travailler en foresterie, explique Jimmy Bourque.

Sentiers de VTT fermés

La situation est décevante pour les membres du club de VTT de Rogersville, selon le président de l'organisme, Aquila Richard, mais il dit comprendre les raisons présentées par le gouvernement.

C’est sûr que ce n’est pas plaisant. Je veux dire qu’il y a du monde qui aime faire du quatre roues ce temps-ci de l’année. Il fait beau. Comme c’est ça, il n’y a pas grand-chose qu’on peut faire parce que c’est dangereux pour le feu et tout ça. C’est mieux d’être à la maison et ne pas faire de four wheeler que mettre le feu, affirme M. Richard.

Un homme aîné dans un véhicule tout terrain de marque Yamaha. Il a un casque, il a l'air déçu. Il est devant sa maison.

Aquila Richard est président du club de VTT de Rogersville, au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hugues

Jusqu’à présent cette année, 263 incendies de forêt ont brûlé plus de 1141 hectares de terres forestières, alors que la moyenne sur 10 ans jusqu’à maintenant est de 158 incendies de forêt et de 197 hectares brûlés, précise le ministère des Ressources naturelles et du Développement de l’énergie.

Avec les renseignements de Jean-Philippe Hughes

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