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Sécheresse et chaleur au N.-B. : des agriculteurs inquiets

Un sol asséché.

Il fait beau et chaud, mais les agriculteurs commencent à prier pour une bonne pluie au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hugues

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les terres agricoles de Rogersville subissent une sécheresse hâtive cette année. La Ferme Terre Partagée a enregistré une cinquantième journée consécutive sans grande pluie, et ce avant le premier jour de l’été.

Le fait que c’est au mois de mai et juin, c’est le moment qu’on fait l’implantation des légumes, c’est une période cruciale qu’on a besoin d’eau, indique Rebeka Frazer-Chiasson de la Ferme Terre Partagée.

Cette année, les feuilles sortent à peine du sol, alors que les premières carottes étaient déjà récoltées à pareille date l’an dernier. Les productions maraîchères sont particulièrement sensibles aux sécheresses, qui arrivent rarement avant les mois de juillet et août.

Trois quarts des plans sont complètement morts, témoigne Rebeka Frazer-Chiasson.

Rebeka Frazer-Chiasson, une jeune femme dehors près d'un tracteur.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rebeka Frazer-Chiasson est aussi présidente de l'Union nationale des fermiers du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hugues

De nouveaux semis de choux de Bruxelles ont dû être plantés en terre. Les plastiques qui recouvrent le sol retiennent un peu l’humidité, mais pas suffisamment.

Heureusement, la Ferme Terre Partagée s’est procurée un système d’irrigation d’appoint cette année. Face à l’ampleur des besoins, l’arrosage est devenu une tâche à temps plein. Le réservoir est utilisé jusqu’à la dernière goutte.

La Ferme Terre Partagée offre normalement une diversité de légumes aux consommateurs. La diversité sera peut-être moins grande, moins intéressante cette année, dit Rebeka Frazer-Chiasson.

Pâturages desséchés

À quelques kilomètres de la Ferme Terre Partagée, les pâturages d’un petit troupeau de brebis sont desséchés.

Normand Gould, leur éleveur, doit donc dépenser des centaines de dollars par mois pour nourrir ses animaux avec du grain parce que l’herbe est trop courte.

Normand Gould, avec une dizaine de brebis dans un champs.

Normand Gould, l'éleveur de brebis.

Photo : Radio-Canada / Jean-Philippe Hugues

On n’a pas eu les grandes semaines de pluie [que l'on a] d’habitude. Ils ont dit qu’en dedans de trois semaines on est allés de la neige à la canicule, a-t-il affirmé.

La sécheresse s’ajoute donc à une année difficile pour les agriculteurs en raison des aléas de la pandémie.

D’après le reportage de Jean-Philippe Hughes.

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