•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La tricherie, un effet secondaire de la pandémie pour les universités

Une élève fait des exercices scolaires sur un ordinateur.

De plus en plus d’universités utilisent des logiciels de surveillance à distance pendant les examens.

Photo : Unsplash/

Radio-Canada

Tricher aux examens est une pratique aussi vieille que les universités elles-mêmes. Mais il semblerait que la pandémie ait amplifié le phénomène, selon des représentants d’universités albertaines.

Il semble y avoir eu, un peu partout, plus de tricherie pendant le semestre d’hiver, dit Sarah Elaine Eaton, professeure assistante à l’Université de Calgary.

Selon l’Université MacEwan, qui dispose de données préliminaires, la malhonnêteté académique a augmenté de 38 % par rapport à l’an dernier.

Le plagiat, par exemple, a été multiplié par 10 à MacEwan, comparé à l’année universitaire précédente. Les audiences pour inconduite académique ont doublé par rapport à 2019.

Cours en ligne

Un des facteurs qui a pu contribuer à ce phénomène est le soudain transfert des cours en ligne, pense Sean Waddingham, président de l’association des étudiants de l’Université MacEwan.

Le changement soudain vers les cours en ligne a rendu les classes un peu plus difficile à terminer, dit-il. Et on peut imaginer que ce changement a aussi rendu la tricherie plus facile.

De plus en plus d’universités utilisent des logiciels de surveillance à distance pendant les examens. Par exemple, il leur est possible de vérifier si l’étudiant ouvre une nouvelle fenêtre sur son ordinateur pendant l’examen.

Mais l’utilisation de tels logiciels soulève beaucoup d’inquiétudes quant au respect de la vie privée des étudiants.

Manque de contrôle juridique

Tandis que certains pays, comme l’Australie et la Nouvelle-Zélande, surveillent les entreprises offrant des services de tricherie, le Canada ne dispose d’aucune législation rendant les banques d’essais ou les services de rédaction de devoirs illégaux.

Le manque de législation fait que nous ne connaissons pas bien l’importance de cette industrie au pays, selon Sarah Elaine Eaton. Les entreprises offrant des services de plagiat en ligne fleurissent en ces temps de pandémie, pense-t-elle.

L'évolution de la COVID-19 d'heure en heure

Beaucoup d’universités prévoient de poursuivre l’enseignement en ligne à la rentrée prochaine, et cela nécessitera de mettre en place une nouvelle façon d’enseigner.

Les gens ont fait ça très vite, sans formation et sans aucune idée sur la façon d’évaluer correctement les étudiants en ligne, explique Mme Eaton.

Les tests à choix multiples, par exemple, ne pourront plus être utilisés. Pour beaucoup de spécialistes en éducation, c’est l’occasion d’enseigner d’une nouvelle manière.

Avec les informations de Sheena Rossiter

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !