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Atteinte de la COVID-19, une jeune femme de 33 ans raconte son expérience

Annie Bussière a contracté la maladie le 26 avril, lors d'un dîner avec une collègue asymptomatique.

Photo : Radio-Canada

La COVID-19 peut s'attaquer à tout le monde, jeunes et moins jeunes, avec des conséquences bien différentes pour chacun des groupes d'âges, mais aussi pour chaque individu. Une travailleuse sociale, qui a eu toute une frousse, raconte son expérience.

Au plus fort de la crise, Annie Bussière prêtait main-forte dans une résidence pour aînés où la COVID sévissait.

C’est drôle à dire parce que je suis jeune, mais je pense que j’ai eu peur de mourir, se souvient la travailleuse sociale, guérie de la maladie, mais encore affaiblie malgré un mois de repos.

C’est le 26 avril, lors d’un repas avec une collègue dans la résidence où elle travaillait, qu’Annie croit avoir contracté la COVID-19.

J’étais avec une employée qui était asymptomatique, explique-t-elle. On était à moins de 2 mètres dans la salle à manger et on dînait, donc on n'avait pas de masque.

Le lendemain, lorsque sa collègue est déclarée positive à la maladie, Annie Bussière commence à s’inquiéter.

La première version de cet article a été modifiée pour mieux établir l'impact de la COVID-19 sur l'état de santé d'Annie Bussière.

Après un premier test de dépistage négatif, le diagnostic tombe le 3 mai : la COVID a aussi infecté la travailleuse sociale.

Ç’a quand même été un choc, confie Annie Bussière. Ça faisait peur et je pleurais au téléphone quand l’infirmière me l’a annoncé.

Les premiers symptômes s’apparentaient à un rhume. Rapidement, l’état de santé de la jeune femme s'est dégradé.

Les journées suivantes, je dormais 20 heures sur 24. J’éprouvais une fatigue vraiment extrême, je n'avais jamais vécu ça. J'avais tous les symptômes de la liste, sauf la fièvre et les difficultés respiratoires.

Annie Bussière

Seule dans son domicile, elle vit des malaises et des étourdissements. Elle doit parfois se tenir aux murs pour réussir à avancer.

Je me levais à 11 h 30 pour essayer de manger même si je n'avais ni appétit, ni goût, ni odorat. Je me forçais à manger. À 11 h 30, je me levais et à 12 h 15, il fallait que j'aille me recoucher. C'était plus fort que moi, je ne pouvais pas supporter de rester debout.

Annie Bussière

Annie Bussière recommence seulement cette semaine à retrouver une tâche pleine au travail. Avant, la fatigue restait trop grande pour qu’elle soit en mesure de fonctionner normalement.

J'ai vraiment passé par toutes les gammes d'émotions, raconte-t-elle. 

Après sept tests de dépistage, un deuxième résultat négatif survient le 26 mai, confirmant qu’Annie est guérie de la COVID.

Aujourd’hui, malgré le déconfinement progressif de la société, hors de question, pour elle, de baisser la garde.

Je ne veux pas du tout la ravoir. Je ne souhaite ça à personne, conclut la jeune femme.

Avec les informations de Marie-Maude Pontbriand

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