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Mikisiw Awashish : le parcours inspirant d'un jeune Innu

Le reportage de Mélissa Paradis

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Mélissa Paradis

Mikisiw Awashish n'a que 19 ans, mais il impressionne déjà bien du monde avec son parcours exemplaire d'athlète et d'étudiant. Récemment, l'attaquant du Drakkar de Baie-Comeau originaire de Mashteuiatsh a toutefois dû revoir ses plans en raison de la pandémie.

En mars, c'est donc à contrecœur qu'il a terminé sa session en sciences de la nature au Cégep de Baie-Comeau à distance et qu'il a vu sa première saison officielle dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec être écourtée.

Ça a été une épreuve un peu émotive, se rappelle-t-il.

J'étais un peu déçu, en fait, très déçu. Aussi, je pensais aux gars plus vieux qui voyaient leur carrière se terminer comme ça dans les rangs juniors, déplore-t-il.

Un homme et une femme font du canot.

Le hockeyeur a choisi de tirer avantage de la situation. Il profite de moments en famille. Par ailleurs, il s'est mis à la course à pied. Il fait aussi des escapades en canot avec sa soeur Mikonis.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Paradis

Mikisiw Awashish se dit satisfait des parties qu'il a jouées avec le Drakkar, mais il aurait aimé se faire valoir en séries éliminatoires.

Il reste quand même serein, lui qui n'en est pas à ses premières embûches. Pour devenir l'athlète et l'étudiant talentueux qu'il est, il a fait plusieurs sacrifices, dont celui de quitter le nid familial à l'âge de 15 ans. D'ailleurs, ses efforts et son engagement au sein de sa communauté lui ont valu de remporter le premier trophée Alec-Reid, en avril.

J'ai eu la chance d'avoir une très bonne famille, qui pouvait me soutenir dans toutes les épreuves. J'ai toujours eu des tapes dans le dos pour me remonter le moral ou pour me féliciter. Ça, c'est quelque chose dont j'ai toujours été reconnaissant.

Mikisiw Awashish, athlète et étudiant

Mikonis Awashish ne cache pas sa fierté à l'endroit de son petit frère. C'est un jeune homme qui est très persévérant et il a toujours été comme ça, quitte à faire des sacrifices, raconte-t-elle.

Mikisiw Awashish, qui est né d'une mère innue et d'un père atikamekw, n'a pas souvent été victime de racisme. Les morts récentes de deux Autochtones aux mains de policiers l'interpellent. Tout ce qui touche les croyances populaires et les préjugés, ça part beaucoup de l'éducation à l'école, mais aussi de la transmission des parents aux enfants, explique-t-il.

Beaucoup de préconceptions existent et ces préconceptions sont rarement positives. Il y a beaucoup de travail à faire par rapport à ça et c'est quelque chose qui doit changer, conclut-il.

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