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Trump de retour en campagne, sans la foule espérée

Donald Trump pointe du doigt durant son rassemblement partisan.

Le président américain a salué les « guerriers » venus assister à son rassemblement partisan à Tulsa, en Oklahoma.

Photo : Reuters / LEAH MILLIS

Radio-Canada

Le président américain était à Tulsa, en Oklahoma, pour son premier rassemblement partisan depuis le début de la pandémie de COVID-19. Le Centre BOK peut accueillir 19 000 personnes, mais ses gradins supérieurs étaient presque vides.

Donald Trump a retrouvé à Tulsa le ton de campagne qu’il affectionne tant, se moquant de son adversaire démocrate Joe Biden; attaquant la presse, constituée selon lui de mauvaises personnes, des personnes les plus malhonnêtes du monde entier; récupérant les thèmes qui lui sont chers : la loi et l’ordre, la performance économique des États-Unis, l’immigration illégale, le droit du port d’arme à feu; et vantant sur tous les fronts son bilan.

En quête d'un second mandat de quatre ans à la présidence, Donald Trump compte sur ce rassemblement pour marquer le contraste avec Joe Biden, qu'il affuble systématiquement du surnom de « Sleepy Joe », et qu'il qualifie de « marionnette » de la « gauche radicale ».

Dans l'Amérique de Joe Biden, les pilleurs et les étrangers en situation irrégulière ont plus de droits que les Américains qui respectent la loi, a-t-il lancé.

Il n'a jamais rien fait, il a été sénateur, il a été vice-président, a-t-il poursuivi.

Un partisan de Donald Trump qui porte un tee-shirt sur lequel est écrit « C'est OK d'être blanc ».

Un partisan du président américain qui porte un tee-shirt sur lequel on peut lire « C'est OK d'être blanc ».

Photo : Reuters / LEAH MILLIS

Moins de monde que prévu

Quelque 20 000 personnes étaient attendues, mais de nombreux gradins étaient vides. L'équipe de campagne a elle-même admis que l'affluence n'était pas à la hauteur de ses attentes. Malgré cela, la « majorité silencieuse » n'a jamais été « aussi forte » a lancé le président américain.

Une première brève allocution du président, initialement prévue en dehors de la salle pour les malchanceux qui n'y auraient pas accès, a été annulée à la dernière minute.

Brad Parscale, son directeur de campagne, a reconnu que les chiffres n'étaient pas à la hauteur de ses espérances, dénonçant l'attitude de manifestants radicaux et une semaine de couverture médiatique apocalyptique.

Lundi, Donald Trump avait assuré dans un tweet que près d'un million de personnes avaient réclamé des billets pour ce rendez-vous.

Équipe de campagne contaminée

Donald Trump a déclaré qu'il avait demandé à ses autorités sanitaires de ralentir le rythme du dépistage de la COVID-19 parce que cela provoquait une augmentation du nombre de cas détectés aux États-Unis, le pays le plus endeuillé du monde par la pandémie.

Sans préciser s'il était sérieux, le président américain a affirmé à ses partisans que le dépistage était une arme à double tranchant.

Voilà le mauvais côté : quand on fait ce volume de dépistage, on trouve plus de gens, on trouve plus de cas, a-t-il poursuivi. Alors j'ai dit "ralentissez le dépistage". Ils font des tests, et des tests...

Six membres de l'équipe de campagne de Donald Trump ayant aidé à l'organisation du controversé rassemblement de Tulsa ont été déclarés positifs à la COVID-19. Ils ont été placés en quarantaine, et les personnes qui ont été en étroit contact avec eux ne seront pas présentes dans le lieu de rassemblement.

La température des personnes qui assistent au rassemblement a été vérifiée en passant la sécurité. Elles se sont fait remettre un masque si elles le désirent, et du désinfectant pour les mains. Parmi la foule, le port du masque était l'exception plus que la règle.

Il s'agit sans doute du plus important rassemblement intérieur à se dérouler aux États-Unis depuis la mise en place de mesures de restriction visant à combattre la pandémie de COVID-19.

Ce grand rassemblement a été reporté d'un jour, pour avoir lieu samedi. Il était initialement prévu pour le 19 juin, jour de commémoration de la fin de l'esclavage aux États-Unis.

Le choix de la ville pour tenir ce rassemblement est aussi controversé. En 1921, Tulsa a également été le théâtre d'une des pires émeutes raciales du pays, au cours de laquelle plus de 300 personnes, en majorité des Afro-Américains, ont perdu la vie.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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