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Racisme systémique : un moment de réflexion pour des organismes artistiques fransaskois

Vue extérieure du local de la Troupe du Jour, à Saskatoon.

Le directeur artistique et co-directeur général de la Troupe du Jour, Bruce McKay, estime que le moment est bien choisi pour réfléchir au racisme dans l'industrie théâtrale en Saskatchewan.

Photo : Radio-Canada / Trevor A Bothorel

Les manifestations contre le racisme des dernières semaines forcent des organismes artistiques fransaskois à réfléchir sur les façons d’améliorer l'environnement de travail et la diversité au sein de l'industrie.

À partir de maintenant, on va voir des changements, souligne le directeur artistique et codirecteur général de la Troupe du Jour, Bruce McKay.

Il y a toutes sortes d'artistes jeunes avec beaucoup de talent qui prennent [la situation] vraiment au sérieux. Je suis sûr que la situation va s'améliorer.

Une citation de :Bruce McKay, directeur artistique et codirecteur général de la Troupe du Jour

Ce dernier admet toutefois qu’il reste du travail à faire au sein de la troupe de théâtre francophone, comme dans le reste de l’industrie, pour s'assurer que les différents groupes culturels sont représentés sur scène.

Il ajoute que la Troupe du Jour prend déjà des mesures afin d'inclure davantage les personnes issues de différents milieux et de différentes cultures. Elle participe d'ailleurs, depuis quelque temps, à un programme avec Diversité artistique Montréal, une association qui fait la promotion de la diversité sur la scène culturelle.

Dans le cadre de ce partenariat, les deux parties examinent les politiques et la programmation de la Troupe du Jour pour voir s'il est possible de changer certaines pratiques, et ainsi, refléter davantage la diversité présente en Saskatchewan.

Le Conseil culturel fransaskois fait sa part

De son côté, le Conseil culturel fransaskois (CCF) affirme que l'organisation lutte déjà contre le racisme.

Sa présidente, Anne Brochu Lambert, dit que le CCF n'a pas attendu le mouvement antiracisme qui prend de l'ampleur depuis quelques semaines avant d’intégrer plus de diversité, tant au sein de l’organisme que dans sa programmation.

Elle souligne par exemple que le projet (ID)entités, mis sur pied par l'organisme avec la Société historique de la Saskatchewan et l' Association canadienne-française de Regina, au Musée d’art MacKenzie, a pour but d'entamer un dialogue entre les Autochtones et les Fransaskois.

Gros plan sur le visage d'Anne Brochu Lambert, qui répond aux questions du journaliste.

La présidente du Conseil culturel fransaskois, Anne Brochu Lambert.

Photo : Radio-Canada

Une lettre ouverte au théâtre Persephone

Par ailleurs, un groupe de plus de 150 artistes a récemment envoyé une lettre au théâtre Persephone de Saskatoon pour dénoncer la culture du racisme qui sévirait, selon le groupe, au sein de l'institution.

Dans cette lettre, les signataires demandent notamment que des changements soient apportés au sein de l'organisation pour que l'embauche, la distribution des rôles et la formation des employés ne soient pas discriminatoires.

Lauren Allen est une des responsables de cette lettre. Selon elle, la décision du théâtre d’afficher un carré noir sur les médias sociaux le jour du #BlackOutTuesday a poussé les membres de la communauté à s’exprimer.

C'était un geste très vide de sens [de la part du théâtre Persephone]. Vous êtes vous-même vraiment raciste, comment pensez-vous pouvoir participer à ce mouvement?, se questionne-t-elle.

Lauren Allen espère que de grands changements au sein de son théâtre se produiront rapidement. Elle demande entre autres que les gens des minorités soient davantage incluses dans les projets qui viendront.

Avec des informations de Raphaële Frigon

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