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Le Musée des droits de la personne s'excuse pour avoir censuré la cause LGBTQ2+

Le musée canadien des droits de la personne vu de l'extérieur, entouré d'espaces verts, avec des bâtiments du centre-ville de Winnipeg en arrière-plan.

Le Musée canadien pour les droits de la personne (MCDP), à Winnipeg, est le seul des musées nationaux du Canada situé à l'extérieur de la capitale nationale.

Photo : Radio-Canada / Thomas Asselin

La Presse canadienne

La direction du Musée canadien pour les droits de la personne, à Winnipeg, offre ses excuses pour avoir censuré sa section concernant l'histoire des luttes LGBTQ2+ à la demande de certains groupes scolaires.

Six membres de l'équipe de direction ont signé un message d'excuses publié vendredi, reconnaissant que cette pratique était contraire à tout ce que le musée prétend défendre.

Cette nouvelle controverse survient une semaine après que le musée eut annoncé le déclenchement d'une enquête externe en réaction à des dénonciations d'ex-employés et d'employés actuels sur les réseaux sociaux. Les messages allèguent que l'environnement de travail au musée est entaché par le racisme et la discrimination.

Le musée a d'abord publié des images en appui au mouvement Black Lives Matter, ce qui a fait réagir les dénonciateurs, qui ont accusé l'institution d'être hypocrite alors qu'ils disent subir du racisme à l'intérieur de ses murs.

D'autres travailleurs actuels ou anciens ont par la suite fait dévier le débat vers la cause des minorités sexuelles. Ils ont rapporté qu'on leur avait demandé d'éviter de présenter les éléments liés à l'histoire des droits de la communauté LGBTQ2+ à la requête de certaines écoles.

Le sigle LGBTQ2+

Le sigle LGBTQ2+ désigne les personnes qui s'identifient comme lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenre, allosexuelles et bispirituelles, ainsi que toutes les personnes dont l'orientation sexuelle est autre qu'hétérosexuelle.

Le musée a précisé avoir cessé de se plier à de telles requêtes des écoles depuis 2017.

Malgré tout, la direction a tenu à reconnaître ses torts et à présenter ses excuses à la communauté LGBTQ2+, aux visiteurs, aux employés, aux bénévoles, aux membres et aux donateurs pour avoir trahi leur confiance.

Nous avons failli à nos responsabilités en tant que leaders, peut-on lire dans le message signé par les membres de la direction.

L'enquête externe déclenchée au sujet des dénonciations de climat de travail raciste et discriminatoire doit également tenir compte de nouveaux éléments concernant les luttes LGBTQ2+.

Le musée propose une exposition dédiée à la longue et douloureuse lutte menée par les minorités sexuelles pour se défaire de la marginalité et vivre en toute liberté.

La direction admet que les efforts déployés par le musée pour cacher ces histoires et ces expériences pourtant mises en évidence en ses murs constituent non seulement une perpétuation de l'oppression contre la communauté LGBTQ2+, mais aussi une profonde trahison.

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