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Citoyens imprégnés à l’arsenic: « on va continuer d’être présents », lance la DSP

Des maisons du quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda, une cheminée de la Fonderie Horne en arrière-plan.

On observait deux fois plus de maladies du système nerveux à Rouyn-Noranda qu'à Val-d'Or entre 2005 et 2017.

Photo : Radio-Canada / Mélanie Picard

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) confirme que les adultes du quartier Notre-Dame à Rouyn-Noranda sont eux aussi quatre fois plus imprégnés à l'arsenic que des citoyens d'un groupe témoin à Amos.

La DSP indique que la concentration moyenne d'arsenic retrouvée dans les ongles des adultes du quartier Notre-Dame s'élève à 138 nanogrammes par gramme, comparativement à 33 pour le groupe témoin.

L’organisation présentait vendredi matin les résultats de l’étude de biosurveillance faite chez les adultes.

La direction de santé publique entend toutefois poursuivre ses démarches afin de corriger la situation.

On va continuer à être présents, lance la Dre Omobola Sobanjo. La Direction de santé publique veut améliorer le bilan présenté vendredi matin, exprime-t-elle.

Cette volonté exprimée par la Dre Sobanjo survient quelques semaines avant que la Fonderie Horne ne dépose son nouveau plan d’action afin de réduire ses émissions. Ce plan est attendu d’ici le 10 juillet.

En attendant ce plan d’action bonifié, Dre Sobanjo a rigoureusement défendu la méthode utilisée pour faire l’étude de biosurveillance. Rappelons que la Fonderie Horne avait fait produire deux mémos techniques qui remettaient en doute la validité de l’usage unique des ongles.

Si on constate qu’il y a plus d’exposition des résidents du quartier Notre-Dame, c’est cohérent, donc l’étude ne peut pas être invalidée, si ça démontre [ces résultats], c’est que ça confirme ce que nous pensions, martèle-t-elle.

Colère et indignation au Comité ARÉT

La co-porte-parole du Comité Arrêt des Rejets et Émissions Toxiques (ARET) de Rouyn-Noranda, Valérie Dufour, n’a pas très bien accueilli les résultats.

Tout ça ne fait pas de sens d’avoir laissé aller et d’avoir négligé ces émissions-là ces dernières années, dit-elle.

L’étude de biosurveillance n’a pu être entièrement finalisée. Elle devait inclure des enfants qui fréquentent l’école et le Centre de la petite enfance, mais qui ne résident pas dans le quartier.

La pandémie est venue bouleverser le plan initial, indique Dre Sobanjo. C’est prévu de le faire l’année prochaine, le printemps prochain, promet-elle.

La Direction de la santé publique prévoit finaliser son rapport, ce qui sera fait sous peu, pour ensuite l’acheminer aux instances concernées, qui incluent notamment le ministère de l’Environnement et le ministère de la Santé.

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Abitibi–Témiscamingue

Santé publique