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Certaines récoltes endommagées par l’orage de grêle devraient se rétablir

Des pousses détruites dans un champ.

Des grêlons gigantesques ont pulvérisé les récoltes de certains agriculteurs dans le sud de l'Alberta.

Photo : Radio-Canada / Dave Gilson

Radio-Canada

Certaines cultures endommagées par la violente tempête de grêle qui s’est abattue sur le sud de l'Alberta le weekend dernier devraient se rétablir, selon un rapport de l’Agriculture Financial Services Corporation (AFSC) publié vendredi. Des agriculteurs dont les champs ont été gravement endommagés s’inquiètent cependant pour leurs récoltes.

Accroupi dans son champ, Matt Sawyer inspecte son champ inondé et ses jeunes pousses de blé, de canola et d’orge pulvérisés par la tempête de grêle le week-end dernier.

C’était un monstre. Elle [la tempête] a démoli tout ce qui se trouvait sur son passage, dit l’agriculteur dont la ferme de 1660 hectares est située à 90 kilomètres au nord-est de Calgary. Toutes nos récoltes sont endommagées et chaque acre que nous cultivons a été détruit, ajoute-t-il.

Comme lui, les terres de nombreux agriculteurs et résidents du sud de l’Alberta ont subi d’importants dommages quand de fortes pluies et d’énormes grêlons se soient abattus sur le territoire samedi soir.

De gigantesques grêlons de la taille d’un pamplemousse se sont abattus à Duchess, au sud-est de Calgary, selon Environnement et Changement climatique Canada. Dans d’autres régions du sud de l’Alberta, les grains de glace ont atteint la grosseur de balles de golf.

Les grêlons sont tombés du ciel à une vitesse de 80 km/h à 100 km/h, explique Terri Lang, météorologiste pour Environnement et Changement climatique Canada.

Des pertes difficiles à estimer

L’étendue des dommages est difficile à estimer pour le moment, mais plusieurs cultures endommagées par la tempête devraient se rétablir, selon l’AFSC, une société d'État du gouvernement albertain qui offre entre autres des assurances et des prêts aux agriculteurs de la province.

En ce moment, l’étendue des dommages varie en fonction du stade de développement des cultures au moment de la tempête. La plupart des cultures vont se rétablir et produire une récolte, même s’il se peut qu’elle ne soit pas aussi importante que celle initialement anticipée, a déclaré, dans un courriel, la vice-présidente de l’agence provinciale Tracy Jouan.

Les dommages varient selon le type de culture, affirme Lynn Jacobson, président de la Fédération albertaine d’agriculture (AFA).

Certaines jeunes cultures céréalières comme le blé et l’orge devraient se rétablir, tandis que les légumineuses et les betteraves par exemple auront du mal à survivre, explique-t-il.

L’AFSC dit avoir reçu environ 300 réclamations d’assurance jusqu’à maintenant, représentant plus de 200 000 acres endommagés.

Les agriculteurs qui désirent déclarer les dommages causés par la tempête à l’AFSC ont 14 jours pour le faire à partir du jour où la tempête a pris fin.

Des agriculteurs inquiets

Matt Sawyer affirme quant à lui que ses champs n’ont pas subi autant de dommages depuis l’an 2000.

Cette année s’annonçait très bien. C’est vraiment dommage qu’une tempête comme celle-là vienne subitement contrecarrer nos plans, déplore-t-il.

Le retard dans les récoltes causé par la tempête aura des conséquences désastreuses étant donné la courte saison agricole en Alberta, soutient l'agriculteur.

Il ajoute que bien qu’il puisse compter sur ses assurances pour absorber les pertes, les agriculteurs devaient déjà faire face à plusieurs autres défis comme la sécheresse, le blocage des chemins de fer et la suspension des importations chinoises de céréales.

C’est certainement un gros revers.

Une citation de :Matt Sawyer, agriculteur

Une bonne saison jusqu’à maintenant

Les conditions de croissance des cultures en Alberta, en date du 16 juin, sont considérées comme bonnes à excellentes dans 81 % des cas, selon un rapport de l’AFSC publié vendredi.

En comparaison, les conditions de croissances ont été jugées bonnes à excellents dans, en moyenne, 69 % des cas au cours des 5 dernières années et dans 74 % des cas au cours des 10 dernières années.

Le printemps pluvieux et le taux d’humidité favorable à la germination dans la plupart des régions de la province ont entraîné des conditions de croissance généralement meilleures qu’à la normale, spécialement dans les régions du sud et du centre de la province, explique le rapport.

Avec les informations de cbc, et La Presse canadienne

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