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Négociations dans le secteur public : « On est épuisés »

Quatre personnes sont assises à une table à l'extérieur avec des affiches et des pancartes.

Des syndicats affiliés à la CSN qui représentent des travailleurs de la santé et du domaine de l'éducation en Abitibi-Témiscamingue s'unissent pour réclamer de meilleures conditions de travail.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Les négociations pour le renouvellement de conventions collectives de travailleurs de la santé et du domaine de l’éducation affiliés à la CSN se déroulent dans un contexte particulier avec la pandémie de COVID-19.

Selon des représentants qui négocient avec le gouvernement du Québec, les employés en Abitibi-Témiscamingue sont épuisés. Ils s'unissent pour réclamer de meilleures conditions de travail. Ils demandent principalement des augmentations de salaire.

Personnel de soutien dans le milieu scolaire

La représentante des employés de soutien pour le Centre de services scolaire Harricana, comme les surveillants d'élèves, le personnel au soutien scolaire ou à l'informatique, Pascale Boilard, explique que pendant la crise, les techniciens ont travaillé très fort pour être prêts au télétravail et aux études à distance .

Pascale Boilard pose debout devant l'hôpital de Rouyn-Noranda.

Pascale Boilard représente les employés de soutien.

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

Elle souligne aussi les efforts des personnes qui se sont portées volontaires pour s’occuper des services de garde d’urgence en milieu scolaire. Ça n’a pas toujours été facile dans divers milieux pour gérer tout ça.

On ne veut pas perdre notre ancienneté, on ne veut pas perdre nos droits de vacances. On est épuisés après la crise où il a fallu investir beaucoup, donc oui, on pense que la crise a eu des effets, mais on va toujours être là pendant la crise et après la crise.

Enseignants au Cégep

Philippe Marquis, porte-parole du Syndicat des enseignants et enseignantes du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue, se concentre principalement sur les conditions des professeurs en formation continue.

Quand on parle des services publics, il est important de bien les financer. On a vu ce que ça a donné dans la santé, la catastrophe à laquelle on a assisté malheureusement dans les trois derniers mois. Si, par exemple, les conditions de travail des gens qui sont dans les commissions scolaires ou si les conditions de travail des enseignants ne sont pas bonnes ou se détériorent, on risque d'avoir des problèmes un peu semblables. Ce ne sera pas une crise sanitaire, mais c'est important que nos services publics soient bien financés et que les travailleurs et travailleuses puissent avoir des conditions qui leur permettent de faire leur travail comme il faut.

L’été va faire du bien pour tout nos membres pour qu’on puisse se reposer.

Philippe Marquis

Le porte-parole du Syndicat des enseignants et enseignantes du Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue croit que le recrutement peut devenir difficile si les conditions ne s’améliorent pas. Un ingénieur minier qui veut venir enseigner va vraiment avoir de moins bonnes conditions de travail et sera dans la précarité pendant un bout de temps. Ses conditions de travail baissent, donne-t-il en exemple.

En santé

La vice-présidente régionale de la Fédération santé et services sociaux pense qu’il est important d’améliorer les conditions dans les CHSLD, mais elle souhaite que les autres corps de métier ne soient pas oubliés.

Annick Trottier pose debout devant l'hôpital de Rouyn-Noranda.

Annick Trottier, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et services sociaux

Photo : Radio-Canada / Emily Blais

On le voit dans les points de presse de M. Legault. Il a mis beaucoup d’importance sur les CHSLD, minimisé d’autres types d’emploi aussi qui supportent le réseau à bout de bras. On va se le dire, ce sont des gens de la catégorie 2 : les préposés, l’entretien ménager, les cuisines, les pharmacies, ce sont des gens de la base. S’ils n’étaient pas là dans le réseau de la santé, ce serait impossible de fonctionner, dit Annick Trottier.

Front commun

Elle souhaite que les employés gardent leurs acquis et reçoivent une augmentation de salaire. On fait front commun avec les autres fédérations de la CSN pour revendiquer les conditions de travail. Au niveau du salaire aussi, ça fait un support des autres fédérations, affirme Annick Trottier. Les travailleurs de la santé et des services sociaux, il y a de bas salariés. On a du gros rattrapage à faire.

Les conventions collectives sont échues depuis le 1er avril.

Le ministre des Finances, Éric Girard, a présenté ce vendredi le Portrait de la situation économique et financière 2020-2021 du gouvernement du Québec.

Il y est indiqué que dans le cadre des négociations avec les représentants des secteurs public et parapublic, les offres représentent une augmentation de 6 % de la masse salariale sur 3 ans.

On peut également y lire qu (Nouvelle fenêtre)'en raison de circonstances exceptionnelles, la capacité gouvernementale de maintenir cette proposition pourrait évoluer rapidement.

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