•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Ce que la désinformation sur la COVID-19 révèle sur nous

La psychologie apporte des réponses à cette question.

Une silhouette de Pinocchio portant un masque médical, devant des dessins de coronavirus.

Les fausses nouvelles entourant la COVID-19 sont souvent alimentées par nos craintes et nos frustrations du moment.

Photo : iStock / wildpixel

La pandémie de COVID-19 a entraîné dans son sillage une vague de désinformation sans précédent, que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a qualifiée « d’infodémie ». Toutefois, le type de fausses nouvelles qui ont circulé s’est métamorphosé au fil des semaines. Ce n’est pas un hasard, puisque derrière ces fausses nouvelles se cachent nos craintes et nos frustrations du moment.

Au début, il y avait les rumeurs selon lesquelles le coronavirus aurait été créé en laboratoire ou encore volé d’un laboratoire canadien.

Puis, dès que le virus a touché le Canada, on a vu circuler de faux remèdesà profusion.

À mesure que le confinement approchait, on a entendu des légendes urbaines sur les mesures qui seraient prises par le gouvernement.

Après des semaines de confinement, certains ont commencé à s’impatienter et à prétendre que le virus n’était qu’un prétexte pour nous vacciner ou encore que ce sont les tours 5G qui causaient réellement la maladie. C’est à ce moment que les théories du complot ont vraiment gagné en popularité.

Une fois le pic de la courbe passé et la situation maîtrisée, on a vu poindre de fausses histoires voulant que le nombre de victimes ait été exagéré, ou encore que « l’on s’était bien trompé » sur la nature du virus.

Maintenant que le déconfinement est entamé, et que les autorités recommandent de continuer à porter des masques et à se désinfecter les mains, certains affirment que ces mesures sont dangereuses.

Sans surprise, lorsqu’un vaccin sera prêt, celui-ci sera la prochaine cible de désinformation.

Le même phénomène à chaque pandémie

Le type de fausses nouvelles que l’on voit depuis le début de la pandémie de COVID-19 ne surprend guère le psychologue Steven Taylor (Nouvelle fenêtre), professeur à l’Université de la Colombie-Britannique. Selon lui, à chaque pandémie, le même scénario se répète.  Ce que nous voyons cette fois-ci, c’est exactement la même chose que nous avons vue durant le SRAS, le Zika et les pandémies précédentes. Seulement, cette fois-ci, tout se passe plus rapidement à cause des médias sociaux.

Les thèmes fondamentaux des rumeurs, des fausses nouvelles et des théories du complot sont les mêmes. Durant la crise du Zika ou du SRAS, on véhiculait l’idée que c’était une arme biologique, que ça s’était échappé d’un laboratoire ou que c’était délibérément propagé par un groupe obscur et malveillant qui vise à dominer le monde.

Pr Steven Taylor, psychologue et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique

C’est une variante de la théorie du complot concernant ce nouvel ordre mondial fictif, dont la mission serait de dépeupler la planète pour la contrôler. On a vu cette théorie durant le SRAS, le Zika, [les débuts] du VIH. C’est une théorie recyclée, ajoute le chercheur.

Un scientifique tient une seringue et une éprouvette sur laquelle il est écrit « COVID-19 ».

L’une des fausses informations qui reviennent le plus souvent au sujet de la COVID-19 est la théorie du complot voulant qu'elle ait été créée en laboratoire.

Photo : getty images/istockphoto / Chinnapong

Coïncidence, en octobre dernier, quelques mois avant l’émergence du SRAS-CoV-2, le Pr Taylor a publié un livre intitulé The Psychology of Pandemics (Nouvelle fenêtre) (La psychologie des pandémies) dans lequel il décortique les phénomènes à l’œuvre dans ce genre de crise globale.

Il considère qu’il y a trois principaux types de personnes qui créent de la désinformation en temps de pandémie.

 Certains le font pour des raisons politiques; par exemple, il y a des gens de l’extrême droite ou de l’extrême gauche qui disent des choses comme : "ceci est un virus chinois", explique le Pr Taylor. Durant cette pandémie, on a vu par exemple un documentaire et un journal produits par le média Epoch Times qui s’oppose ouvertement au gouvernement chinois. Les deux contenaient des informations inexactes.

L'éditorial du journal titré « Pourquoi le Coronavirus devrait être appelé le virus du PCC » avec une photo de travailleurs de la santé en combinaison de protection. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Image de l'éditorial tirée de l'édition d'avril 2020 du journal « Epoch Times ». Des milliers d'exemplaires de ce journal ont été distribués gratuitement au Canada.

Photo : Capture d'écran

 Ensuite, il y a les trolls, poursuit-il, qui trouvent du plaisir à créer du chaos et des perturbations sociales. C’est ainsi que l’on a vu des rumeurs inventées de toutes pièces affirmant que des cambrioleurs distribuaient de porte en porte des masques empoisonnés ou encore de faux tests contre la COVID-19.

 Le troisième type, ce sont les conspirationnistes endurcis, qui croient toujours qu’il y a des gouvernements et des organisations mondiales qui sont malintentionnés et qui essaient de prendre le contrôle, indique-t-il.

Les faux conseils médicaux

La première vague importante de désinformation que nous avons vue aux Décrypteurs concernait les façons présumées de se protéger du virus. À travers des messages apparemment écrits par des médecins ou des scientifiques, se sont glissés des conseils de boire de l’eau toutes les 15 minutes, de consommer des boissons chaudes ou de l’alcool, de manger de l’ail ou des aliments alcalins, ou encore de prendre des bains chauds pour tuer le virus. Une de ces publications affirmait aussi qu’il fallait retenir son souffle pendant 10 secondes pour savoir si l’on était contaminé par le virus. Dans tous les cas, ces conseils étaient non fondés.

Deux versions d’une publication Facebook avec un avertissement. Le mot FAUX est écrit en majuscules sur l’image.

Plusieurs publications, prétendument écrites par des professionnels de la santé, ont circulé sur les réseaux sociaux.

Photo :  Capture d’écran - Facebook

On a aussi vu bon nombre de messages alarmistes sur la propagation du virus, où l’on affirmait, par exemple, qu’il y avait un risque élevé de contamination par les chaussures, par les pompes à essence ou par les sacs d’épicerie. Encore une fois, ces recommandations ont été démenties par les experts.

 La croyance dans les remèdes folkloriques et les traitements bidon a toujours existé, souligne le Pr Taylor. Ce que nous observons durant la COVID-19 est exactement ce qui s'est produit durant la grippe espagnole de 1918, sauf que ça se propage plus rapidement maintenant.

En 1918, les gens croyaient que de manger des oignons aidait à prévenir la grippe. Cette fois-ci, on voit que les gens recommandent l’ail. À l’époque, il y a eu des cas de gens qui ont bu du peroxyde en se disant que c’était un agent antimicrobien. Cette fois-ci, on voit des gens qui boivent de l’eau de Javel ou qui font des surdoses d’hydroxychloroquine.

Pr Steven Taylor, psychologue et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique

Pourquoi les pseudo-conseils médicaux sont-ils devenus si viraux, alors que les conseils médicaux légitimes sont faciles à trouver sur les sites des agences de santé publique?

Certaines personnes adoptent des mesures désespérées pour se garder en sûreté, répond le Pr Taylor. Certains adoptent l’approche "mieux vaut prévenir que guérir" et se disent : "Je n’y crois pas vraiment, mais peut-être que si je me gargarise avec de l’eau et de l’ail, ça pourrait aider, ça ne peut pas faire de mal".

D’autres croient plutôt à ces remèdes douteux, parce qu’ils ne font pas confiance aux médecins, ajoute le psychologue.

Ceux qui ont « prédit » la pandémie

Une tendance curieuse que nous avons vu poindre au milieu de la pandémie est la croyance que certaines personnes avaient prédit avec précision les événements que nous vivons. Parmi ces supposés oracles, on retrouve le milliardaire Bill Gates, le romancier Dean Koontz, la voyante Sylvia Browne, l’auteur d’un livre sur la CIA du nom d’Alexandre Adler ainsi que Nostradamus.

Bien entendu, aucune de ces personnes n’avait réellement de don prophétique. Il s’agissait soit de coïncidences, soit de prévisions génériques basées sur des faits connus.

Des pages du livre «Le nouveau rapport de la CIA» et la page couverture.

Plusieurs personnes ont cru que le livre « Le nouveau rapport de la CIA » avait prédit la pandémie actuelle de COVID-19.

Photo : Capture d'écran Facebook

Le psychologue Steven Taylor explique que ces fausses nouvelles ont suscité de l’engouement à cause de l’incertitude dans laquelle la pandémie nous a plongés.

Les gens recherchent des indices selon lesquels on l’avait vu venir pour en faire une situation plus prévisible et donc plus contrôlable. C’est une façon de reprendre le contrôle sur son environnement.

Pr Steven Taylor, psychologue et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique

 Les gens se disent : "Si quelqu’un l’avait vu venir, alors on sera en mesure de prédire la prochaine pandémie". C’est un mécanisme de défense psychologique , indique-t-il.

Mais, selon le Pr Steven Taylor, il ne sert à rien d’accorder trop d’importance à ces coïncidences. Ironie du sort, son propre livre (Nouvelle fenêtre), paru en octobre 2019, comporte une image de coronavirus sur la couverture, alors qu’on ignorait à ce moment que ce virus frapperait la planète.

 Je trouvais que l’image était belle , explique-t-il tout simplement.  J’ai parcouru des banques d’images et cette image était intéressante. Mais c’est une pure coïncidence.

La couverture du livre présentant plusieurs virus, dont des coronavirus.
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Pr Steven Taylor a publié un livre en octobre dernier sur la psychologie des pandémies.

Photo : Université de la Colombie-Britannique

Les théories du complot

Les théories du complot ont ponctué la pandémie dès le mois de janvier, mais elles se sont intensifiées à la mi-mars, au moment où la plupart des pays se sont mis à imposer des mesures de confinement plus sévères.

Parmi les plus populaires, on retrouve les théories selon lesquelles le coronavirus aurait été créé en laboratoire, la COVID-19 serait causée par la 5G et la pandémie serait un prétexte pour nous injecter des micropuces.

Bill Gates tient un flacon de vaccin lors d'une conférence de presse.

Plusieurs théories du complot tournent autour du milliardaire Bill Gates.

Photo : afp via getty images / BEN STANSALL

Ces croyances conspirationnistes ont été en grande partie alimentées par une perte de confiance vis-à-vis des autorités, l’OMS en tête. En effet, les critiques sur la gestion de la crise par l’organisation ont fusé de toutes parts.

 L’OMS a connu une érosion de sa crédibilité, explique le Pr Taylor. Ça se passait bien de son côté au début de la pandémie, puis il y a eu des délais pour trouver le nom du virus, alors que les gens avaient déjà commencé à l’appeler le virus de Wuhan. Elle a aussi tardé à déclarer que c’était une pandémie. Ça a traîné au point où d’autres médias ont décidé de l’appeler "pandémie" avant l’OMS. Depuis, l'Organisation a connu des problèmes de crédibilité.

C’est dû en partie aux critiques du président Trump envers l’OMS. Il a fait la promotion de théories du complot et la promotion du racisme. Il s’est mis à appeler le coronavirus "le virus chinois", ce qui a engendré du racisme, de la haine et de la désinformation.

Pr Steven Taylor, psychologue et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique

Ceux qui ne faisaient plus confiance aux gouvernements et aux organisations internationales recherchaient quand même d'autres figures d’autorité. Ils se sont alors tournés vers des youtubeurs, auparavant presque inconnus, qui ont attiré des centaines de milliers d’adeptes presque du jour au lendemain. Leurs vidéos présentaient souvent des thèses conspirationnistes.

Alexis Cossette-Trudel entouré de coupures de journaux et d'énoncés de son cru dans une de ses vidéos.

Plusieurs youtubeurs, comme Alexis Cossette-Trudel, sont devenus très populaires durant la pandémie de COVID-19.

Photo :  Capture d’écran - YouTube

Pour bien des gens, les auteurs de ces vidéos étaient perçus comme des références, même si dans la plupart des cas, ils n’avaient pas d’expertise scientifique.

 Certaines personnes aiment avoir un leader à suivre, ils se sentent en sécurité de suivre quelqu’un qui, croient-ils, a un savoir spécial ou un pouvoir, mais certains d’entre eux sont des penseurs conspirationnistes , explique le Pr Taylor.  Cela fait partie d’une tendance grandissante d’antiélitisme, de méfiance des autorités et des experts, et d'association à des gens qui nous ressemblent pour obtenir des conseils.

Dans un contexte où plusieurs personnes ont vécu des situations difficiles, comme la perte d’un emploi, l’adhésion aux théories du complot peut les aider à regagner une estime d’eux-mêmes.

La croyance dans les théories du complot peut avoir plusieurs bienfaits pour les gens qui sont dans cet état d’esprit. Ils croient qu’ils ont des connaissances particulières, alors ça nourrit leur ego, et ils peuvent se sentir supérieurs aux autres.

Pr Steven Taylor, psychologue et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique

L’opposition aux mesures de confinement

Le confinement a duré plus de trois mois au Québec, et plusieurs mesures restrictives sont encore en place. Ces mesures ont chamboulé la vie de la majorité des gens, ont limité leurs activités quotidiennes.

Au fil des semaines, la frustration grandissante en a mené plusieurs à remettre en question la pertinence de ces mesures, voire la gravité de la crise. Toutefois, les arguments se basaient souvent sur de la désinformation.

C’est ainsi que sont apparues de nombreuses publications qui minimisaient la gravité de la pandémie et qui affirmaient, par exemple, que les autorités gonflaient le bilan des victimes, que les urgences étaient vides ou que la COVID-19 tuait moins que d’autres maladies infectieuses.

C’est en quelque sorte une lassitude de la COVID qui s’est développée avec le temps. À cela s’ajoute de la pensée magique, c’est-à-dire que les gens veulent que ce soit terminé, ils veulent recommencer à socialiser en personne avec leurs amis.

Pr Steven Taylor, psychologue et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique

C’est cet espoir que la COVID-19 ne soit finalement pas si grave que cela qui amène des gens à partager des publications selon lesquelles les experts se sont trompés sur la nature de la maladie, il ne s’agit « que d’une thrombose  », on pourrait la guérir avec des antibiotiques ou l’hydroxychloroquine pourrait prévenir la maladie.

 Une partie du problème est qu’en comparaison avec la grippe de 1918, la COVID-19 est une épidémie cachée, c’est-à-dire que l’on ne voit pas de cercueils empilés dans la rue ou de corbillards qui circulent avec des cercueils entassés. C’est le genre de choses qu’on a vues durant la pandémie de 1918, raconte le Pr Taylor.

Puisqu’on ne voit pas les corps, cela peut mener certaines personnes à graduellement minimiser l’importance de la COVID-19. Cela explique en partie le laxisme dans les mesures de distanciation sociale.

L'en-tête de l'article avec la photo d'une femme portant un masque. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Capture d'écran tirée de l'en-tête d'un article qui véhicule les postulats d'un controversé neurochirurgien américain sur les dangers allégués du port du masque.

Photo : Capture d'écran - technocracy.news

De plus, chaque nouvelle recommandation des autorités en santé publique a été accompagnée de fausses publications affirmant que ces mesures étaient dangereuses. Par exemple, on a vu des publications prétendant que les masques pouvaient causer de l’hypoxie ou que le gel hydroalcoolique pouvait s’enflammer.

Ce qui n’a pas aidé la situation, selon Steven Taylor, c’est que le message des autorités en santé publique a souvent changé durant la crise.

Bien des gens croient que tout cela a été exagéré, et une partie du problème, c’est que les autorités en santé publique ont été incohérentes en ce qui concerne leurs recommandations.

Pr Steven Taylor, psychologue et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique

 Nous avons vu, par exemple, des conseils confus sur le port du masque, des messages contradictoires de dirigeants mondiaux, particulièrement aux États-Unis, faisant la promotion de traitements qui se sont révélés inefficaces, explique le psychologue. Tout cela peut conduire des gens à minimiser l’importance de la COVID-19. Dans notre recherche, nous avons trouvé que ce sont ces gens qui ne se préoccupent pas des mesures de distanciation sociale.

Il y aura toujours une partie de la population qui aura de la difficulté à faire confiance aux autorités.

Pr Steven Taylor, psychologue et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique

Cette méfiance envers les autorités se traduit aussi par les plus récentes fausses nouvelles que l’on a vu circuler concernant les applications de traçage installées « à notre insu par le gouvernement » et qui accéderaient supposément à tous nos contacts.

Ce qui nous attend

La pandémie de COVID-19 n’a pas dit son dernier mot, indique le Pr Taylor. Il croit que les récentes manifestations dénonçant le racisme vont engendrer une résurgence des infections.  Tous ces rassemblements de gens vont mener à un pic de COVID-19. Il y aura une deuxième vague et cela produira une deuxième vague de théories du complot.

Une main tient une petite bouteille sur laquelle on peut lire : COVID-19 vaccin.

À travers le monde, des laboratoires en sont à tester une douzaine de vaccins potentiels sur des milliers de personnes.

Photo : afp via getty images / MLADEN ANTONOV

Le psychologue entrevoit déjà que lorsqu’un vaccin sera disponible, ce sera le point focal des personnes conspirationnistes.  Cela tournera probablement autour de la théorie du complot sur Bill Gates et sur l’idée d’un vaccin qui servira de passeport, et que les gens se feront contrôler, dit-il.

Les croyances et les peurs fluctuent au fur et à mesure que la pandémie se poursuit.

Pr Steven Taylor, psychologue et professeur à l’Université de la Colombie-Britannique

Tout comme on ne sera jamais à l’abri d’une future pandémie, Steven Taylor croit qu’on ne sera jamais à l’abri de la désinformation qui l’accompagne.  Malheureusement, les théories du complot et les fausses nouvelles ont toujours existé et elles continueront d'exister puisque les gens essaient de trouver un sens à leur monde. Internet et les réseaux sociaux ne font qu’amplifier cela par 100. C’est notre nouvelle réalité.

Vous avez vu une publication circuler et vous voulez que les Décrypteurs la vérifient? Envoyez-nous un courriel. Vous pouvez aussi rejoindre le groupe Facebook des Décrypteurs (Nouvelle fenêtre) ou nous suivre sur Twitter (Nouvelle fenêtre)

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Psychologie

Société