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Huawei a acheminé des données vers Pékin, affirme l’ex-PDG de Google

Eric Schmidt réfléchit en plaçant sa main sur son menton.

Eric Schmidt croit fermement que le géant chinois Huawei pose un risque à la sécurité nationale des États-Unis.

Photo : Getty Images / Chip Somodevilla

Radio-Canada

L’ancien PDG de Google Eric Schmidt croit fermement que le géant chinois Huawei pose un risque à la sécurité nationale des États-Unis et que l’entreprise s’est « livrée à des pratiques inacceptables », notamment en facilitant l’espionnage étatique de la Chine.

Il n’y aucun doute que des informations contenues dans des routeurs Huawei se sont ultimement retrouvées dans les mains de l’État, a affirmé celui qui dirige aujourd’hui le Conseil de l'innovation du département de la Défense des États-Unis en entrevue avec la BBC. Peu importe comment cela s'est produit, nous sommes certains que c’est arrivé.

Huawei est depuis longtemps accusé de faciliter les activités d’espionnage chinoises. L’entreprise est au cœur d’un différend entre les États-Unis et la Chine sur le contrôle des hautes technologies, alors que Washington tente de convaincre ses alliés d’exclure le groupe chinois des appels d’offres pour la construction des réseaux mobiles 5G.

Le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, Robert O’Brien, a déclaré en février que Huawei est secrètement capable d’accéder à des informations sensibles et personnelles dans les infrastructures qu’il gère et qu’il vend partout dans le monde et que c’est le cas depuis au moins 10 ans.

L’entreprise rejette systématiquement ces accusations, et c’est encore ce qu’elle a fait cette semaine après que les propos de l’ex-PDG de Google sont apparus dans la presse britannique.

Les allégations d’Eric Schmidt, qui travaille maintenant pour le gouvernement américain, ne sont simplement pas vraies et, comme c’est le cas pour des affirmations semblables faites par le passé, elles ne sont pas soutenues par des preuves, a déclaré le patron de la division britannique de Huawei, Victor Zhang, à la BBC.

Les États-Unis disent avoir des preuves que Huawei espionne les réseaux de télécoms, et disent avoir transmis ces preuves à l’Allemagne et au Royaume-Uni en 2019.

Rappelons que la Loi sur le renseignement national de la Chine, adoptée en 2017, oblige la population et les entreprises de coopérer avec l’État pour des questions de renseignement national.

Si les États-Unis et l’Australie ont décidé d’écarter complètement Huawei de la création de leur réseau 5G, le Canada n’a pas encore pris une telle décision.

L'entreprise est au cœur d'un conflit diplomatique opposant le Canada et la Chine depuis 2018. Sa directrice financière, Meng Wanzhou, avait alors été arrêtée à Vancouver à la demande des États-Unis, qui réclamaient son extradition pour la juger.

Les Canadiens Michael Spavor et Michael Kovrig ont ensuite été emprisonnés en Chine. Après plus d’un an derrière les barreaux, l’homme d’affaires et l’ancien diplomate ont été formellement accusés d’espionnage par la Chine, vendredi.

Avec les informations de BBC, et NBC

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