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Des célébrations différentes pour la Journée des peuples autochtones

Plusieurs autochtones participants à un pow-wow.

Les célébrations du solstice d'été sont normalement synonymes de grands rassemblements, comme ce fut le cas dans la Première Nation de Fort William en 2018. (Photo d'archives)

Photo : CBC/Jonathan Castell

Pow-wow virtuels, plus petits rassemblements : les Autochtones s’adaptent pour célébrer et faire vivre leur culture malgré la distanciation physique qui s’imposent en raison de la COVID-19.

Daniel Stevens, un enseignant membre de la Première Nation de Nipissing, entre Sturgeon Falls et North Bay, souligne que les célébrations du solstice d’été, très importantes pour les autochtones, n’auront pas la même ampleur que d’habitude cette année.

C’est une journée très importante pour nous. Beaucoup de nos cérémonies tournent autour du solstice d’été, la journée la plus longue.

Daniel Stevens, membre de la Première Nation de Nipissing

C’est important de reconnaître que ce n’est pas quelque chose qu’on fait parce que le Canada nous donne la permission, ajoute M. Stevens, soulignant que les cérémonies existaient bien avant que le 21 juin soit proclamé Journée nationale des peuples autochtones par le gouvernement fédéral, en 1996.

Karl-Alain Dédé et Daniel Stevens posent pour une photo.

Daniel Stevens de la Première Nation Nipissing, en compangie de Karl-Alain Dédé, originaire de la Côte d'Ivoire.

Photo : Radio-Canada / Martine Laberge

D’habitude c’est un gros regroupement de notre communauté, raconte M. Stevens. L’horaire a été changé, et le nombre de participants sera limité.

C’est triste, mais c’était nécessaire pour assurer qu’on reste en santé et qu’on puisse [célébrer] plus.

Les pow-wow sont des rituels, explique-t-il. On essaie de s’ajuster pour partager notre culture, mais c’est nouveau pour nous d’utiliser la technologie pour faire des cérémonies.

Notre culture est basée sur le rassemblement, être proche. C’est vraiment différent et un peu difficile d’utiliser la technologie, mais c’est important de continuer nos coutume.

Daniel Stevens, membre de la Première Nation de Nipissing

M. Stevens voit tout de même un avantage aux pow-wow virtuels, tel que celui diffusé vendredi après-midi sur les ondes de CBC partout en Ontario, car cela permet d’exposer davantage de gens à la culture autochtone.

Cette émission spéciale qui avait pour titre Maamawi, un mot ojibwé qui signifie ensemble, incluait de la musique, des histoires et des traditions des communautés autochtones de toute la province. Elle a été diffusée le 19 juin entre 16 h et 18 h.

Ce pow-wow virtuel a été animé par Todd Genno, un maître de cérémonie professionnel de la Première Nation Biigtigong Nishnaabe, une communauté située près du lac Supérieur.

Todd Genno tient un micro devant un bâtiment.

Lorsqu'il était jeune, Todd Genno ne voulait pas devenir maître de cérémonie pour des pow-wow. Il le fait aujourd'hui de façon professionnelle et est très en demande partout en Ontario.

Photo : CBC/Logan Turner

Pendant l'émission spéciale, Todd Genno a notamment raconté l’histoire de Lisa Odjig, une danseuse de cerceau et ancienne championne du monde, originaire de la Première Nation Wikwemikong sur l’île Manitoulin.

Après plusieurs années d’absence de la compétition de danse du cerceau, Odjig a de nouveau participé cette année au Championnat du monde de danse du cerceau à Phoenix, en Arizona.

Lisa Odjig danse avec des cerceaux.

Lisa Odjig a fait un retour à la compétition plutôt réussi.

Photo : Courtoisie : Lisa Odjig

Elle a remporté la deuxième place, et n’était qu’à un point de la première.

Avec les informations de CBC

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