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Les touristes en transit vers les Îles affluent dans les hôtels du Témiscouata

Le lac Témiscouata.

Les hôtels dans la région du Témiscouata, qui longe le Nouveau-Brunswick, se disent prêts à recevoir les touristes en route vers les Îles-de-la-Madeleine (archives).

Photo : Radio-Canada

Alors que les provinces maritimes empêchent les touristes québécois de s'arrêter dormir sur leur territoire, de nombreux vacanciers en transit vers les Îles-de-la-Madeleine se tournent vers les hôtels et motels près de la frontière avec le Nouveau-Brunswick.

Les réservations dans plusieurs établissements du Témiscouata sont en hausse et leurs propriétaires accueillent avec joie cet afflux de visiteurs pour regarnir leurs coffres.

La décision des gouvernements du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard de refuser aux touristes québécois de s’arrêter dormir sur leur territoire en route vers les Îles avait d’abord semé une vague d’inquiétude.

En tête de file, Guylaine Sirois, préfète de la MRC du Témiscouata qui longe la frontière avec le Nouveau-Brunswick, s’est dite incertaine de la capacité d’accueil de sa région.

Nous, ce qu’on craint depuis le début, c’est que le Nouveau-Brunswick refoule les gens au Québec, a-t-elle déclaré en entrevue à Radio-Canada.

Or, les entreprises des zones limitrophes du Nouveau-Brunswick accueillent avec joie cette arrivée de touristes, inespérée en ces temps de pandémie.

On n’a jamais vu ça, s’exclame au bout du fil Nathalie Soucy, propriétaire du Motel Claude, à Dégelis. On l’apprécie, c’est comme inespéré.

L'entrée du Motel Claude, à Dégelis, au Québec.

Le Motel Claude, à Dégelis tout près du Nouveau-Brunswick, reçoit beaucoup de demandes de réservation de touristes en route vers les Îles-de-la-Madeleine.

Photo : Facebook / Motel Claude

Dans la seule journée de jeudi, près de 90 personnes ont effectué une réservation au Motel Claude. En temps normal, une quinzaine de réservations sont faites par jour.

C’était la folie, ça n’a pas arrêté de sonner, explique Mme Soucy qui assure que des mesures spéciales sont prises pour que les normes sanitaires soient respectées, malgré l’arrivée importante de touristes.

Même son de cloche à quelques rues, à l’Hôtel 1212, où le téléphone ne dérougit pas.

La semaine passée, c’était en augmentation de 10 à 20 chambres pour la semaine. Là, les réservations, c’est du cinq à neuf chambres de réservées par jour, explique la copropriétaire Éliane Deschênes.

C’est sûr que je trouve ça malheureux pour les touristes, ça rend leur déplacement plus compliqué. En même temps, c’est une bonne nouvelle pour nous et ça encourage les gens à dépenser au Québec, philosophe-t-elle.

Normalement, ces réservations auraient été prises sur une plus longue période de temps. Là, ça se fait soudainement!

Éliane Deschênes, copropriétaire de l'Hôtel 1212 à Dégelis

À Pointe-à-la-Croix, en Gaspésie, la situation n’est pas aussi réjouissante qu’à Dégelis.

On voit qu’il y a vraiment une clientèle [pour aller aux Îles], mais c’est encore moins qu’à pareille date l’an passé, explique le gérant du Motel Interprovincial, Guillaume Côté.

Selon M. Côté, la situation est d’autant plus difficile que les revenus du restaurant du motel sont à la baisse, puisque la clientèle en provenance de Campbellton ne peut pas traverser le pont reliant les deux provinces.

Le pont se reflète sur la baie des Chaleurs.

Le pont interprovincial relie les municipalités de Campbellton et de Pointe-à-la-Croix (archives).

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

En vertu de l’entente conclue entre le Québec, le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard, les touristes en route vers les Îles-de-la-Madeleine doivent se rendre au traversier de Souris et ne s’arrêter que pour faire le plein d’essence ou pour acheter de la nourriture.

Ils doivent également avoir avec eux une autorisation disponible sur le site web du gouvernement.

Avec les informations de Jérôme Lévesque-Boucher

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