•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le député libéral Tabbara éligible en 2019, malgré une enquête pour harcèlement sexuel

Le député Marwan Tabbara entouré de partisans

L'enquête sur les allégations aurait joué un rôle dans le long délai d'approbation de la candidature de Marwan Tabbara aux élections fédérales de 2019 par le PLC.

Photo : Facebook

Radio-Canada

Le député libéral de Kitchener-Sud-Hespeler, Marwan Tabbara, a reçu l’autorisation de son parti de se présenter aux élections fédérales de 2019, et ce, malgré une enquête interne le visant concernant une affaire de harcèlement sexuel lors de son dernier mandat, a appris CBC.

Les libéraux ont examiné en détail les allégations d'inconduite qui comprenaient des attouchements inappropriés et des commentaires sexuels déplacés à l'égard d'une employée, selon des sources ayant connaissance de ces allégations remontant à la campagne électorale de 2015.

Les sources qui ont parlé à CBC ont demandé l'anonymat, invoquant le risque d'être mises sur une liste noire des cercles libéraux au détriment de leur carrière.

L'enquête interne menée par le Parti libéral du Canada (PLC) a bel et bien déterminé que certaines des allégations étaient fondées, selon CBC, qui n'a pas encore été en mesure de confirmer si Marwan Tabbara a été sanctionné par la formation politique.

La révélation de ces informations sur l'éligibilité de M. Tabbara en 2019 malgré les allégations d'inconduite sexuelle intervient alors que le député comparaît devant le tribunal.

L'homme a été arrêté le 10 avril et il est accusé de voies de fait, d'entrée par effraction et de harcèlement.

En point de presse vendredi, le premier ministre Justin Trudeau s'est retranché derrière la confidentialité du dossier, laquelle fait partie intégrale de ce processus afin de protéger les personnes concernées et de respecter l'intégrité du processus, des protocoles et procédures en vigueur, a-t-il rétorqué.

Il y a effectivement une règle qui souligne que quand un député est arrêté, la Chambre des communes devrait en être informée. Ça n’a pas été suivi dans ce cas-ci et, apparemment, ça n’a pas été suivi depuis très longtemps.

Justin Trudeau, premier ministre
Marwan Tabbara et Justin Trudeau discutant ensemble

Malgré la politique de tolérance zéro du premier ministre Justin Trudeau en matière d'inconduite sexuelle, le PLC a approuvé la candidature de Marwan Tabbara aux élections de 2019.

Photo : Facebook

Une validation de candidature inhabituellement longue

La commission qui valide les candidatures du parti a pris plus de six mois à rendre sa décision au sujet de l’éligibilité de Marwan Tabbara, une période inhabituellement longue pour un candidat sortant, selon une source gouvernementale ayant connaissance de l'enquête.

Les candidatures devaient en effet être soumises en octobre 2018 et celle de M. Tabbara n'a été achevée que six à huit mois plus tard, selon une source gouvernementale. Le processus ne prend généralement pas autant de temps, surtout lorsqu'il s'agit d'un candidat sortant ayant déjà fait l'objet d'un examen approfondi dans le passé.

M. Tabbara a présidé la Commission des droits de l'homme internationaux de la Chambre des communes. Il a quitté le caucus libéral il y a deux semaines après que CBC et Global aient fait état de son arrestation par la police de Guelph le 10 avril dernier.

Le corps policier a défendu sa décision de ne pas rendre publique l'arrestation de M. Tabbara, invoquant le fait que ce dernier ne constitue pas un danger pour le public.

Justin Trudeau a déclaré que son bureau et lui-même n'ont été informés de ces accusations criminelles que le jour où les nouvelles ont été diffusées, soit le 5 juin.

C'est en effet décevant à titre de chef de parti, que l'individu en question n'ait jamais choisi d'informer le parti auquel il appartenait de ces accusations, a-t-il commenté.

La juge Lorelei Amlin a ajourné l'affaire jusqu'au 28 août.

Avec les informations de CBC News

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !