•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les visites autorisées dans les résidences privées pour aînés du Québec

Une dame tient la main d'une résidente âgée dans une cafétéria

Les activités de repas à la salle à manger pourront également reprendre en respectant la distanciation.

Photo : Radio-Canada / Fanny Lachance-Paquette

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après avoir autorisé les sorties il y a quelques semaines, Québec autorise cette fois les visites des proches dans les résidences privées pour aînés (RPA) sans éclosion de COVID-19.

Cette mesure de déconfinement touche plus de 100 000 résidents au Québec. Des mesures sont également prévues pour les résidences intermédiaires (RI).

Selon les documents obtenus par Radio-Canada, les PDG des établissements de santé (CISSS, CIUSSS) ont reçu hier le plan de déconfinement des résidences privées pour aînés, en vigueur dès maintenant.

Ce plan prévoit notamment pour les résidences privées pour aînés sans éclosion de COVID-19 les visites dans l’unité locative du résident seulement en portant un couvre-visage dans les corridors.

Dès le 26 juin, le personnel offrant des soins (dentaires, hygiénistes dentaires, audioprothésistes, etc...) sera autorisé, tout comme celui embauché par le résident ou la famille (coiffeuse, dame de compagnie, etc...).

Les activités de repas à la salle à manger pourront également reprendre en respectant la distanciation.

Les activités de groupe à l’intérieur et à l’extérieur sont également autorisées avec le concept de bulle ou en respectant la distanciation physique.

Yves Desjardins, président-directeur général du Regroupement québécois des résidences privées pour aînés (RQRA), se réjouit de cette décision.

« Il s’agit d’une excellente nouvelle, que les résidents et leurs proches attendaient depuis longtemps. Il ne faut toutefois pas baisser la garde. Les équipes en RPA sont en mode vigilance et demeurent à pied d’œuvre pour éviter que des éclosions émergent. »

— Une citation de  Yves Desjardins, président-directeur général du RQRA.

Dans les établissements où des résidents sont atteints de la COVID-19, les visites demeureront toutefois interdites.

Sanctions prévues en cas d'infraction

La ministre des Aînés, Marguerite Blais, avait indiqué il y a deux semaines que son ministère se préparait à imposer des amendes aux récalcitrants et songeait à aller jusqu’à révoquer la certification de résidences privées pour aînés dans certains cas.

Elle déplorait alors que des mesures d’assouplissement, déjà en vigueur dans les résidences privées pour aînés depuis la fin du mois de mai, n’étaient pas toujours appliquées.

Il s'agissait notamment de l’obligation des sorties supervisées, de la possibilité de prendre sa voiture et de se déplacer dans les commerces pour les achats essentiels, comme la pharmacie, l’épicerie, les boutiques, de la permission d'être accompagné d’un proche aidant qui apporte un soutien significatif et de la possibilité d’aller jouer au golf.

On compte actuellement autour de 60 résidences privées pour aînés où au moins un résident est atteint de la COVID-19. Au total, on compte au Québec près de 1800 résidences privées pour aînés qui hébergent plus de 130 000 personnes.

Avis partagé chez les ressources intermédiaires (RI)

Des assouplissements sont également introduits du côté de l’hébergement en ressources intermédiaires pour les clientèles du programme Soutien à l’autonomie des personnes âgées (SAPA).

Les visites y sont désormais autorisées, sauf dans les milieux en éclosion. Les séjours en milieu familial sont également permis, avec ou sans nuitée.

Plus de 10 000 personnes âgées sont hébergées dans quelques centaines de RI.

À l’Association des Ressources intermédiaires d'Hébergement du Québec (ARIHQ) on se dit un peu bousculé par l’annonce.

Si nous comprenons les motivations du gouvernement dans sa décision de déconfiner les ressources intermédiaires (RI), nous trouvons que celui-ci arrive très rapidement alors que les RI ont mis énormément d’efforts dans les derniers mois pour assurer un environnement sécuritaire à ses résidents particulièrement vulnérables à la COVID-19, nous explique par courriel une porte-parole de l’Association.

Il faut comprendre que les RI restent des milieux à risque, alors qu’elles hébergent notamment des personnes âgées en perte d’autonomie et avec des problèmes cognitifs. Nous espérons que les visiteurs nous aideront à continuer d’assurer la santé et la sécurité de nos résidents, en redoublant de prudence et en respectant toutes les consignes de santé publique lorsqu’ils viendront visiter un proche en ressources intermédiaire.

Par ailleurs, les jeunes adultes hébergés dans une ressource intermédiaire pour déficience intellectuelle se butent à des contraintes frustrantes dès qu'un autre usager présente des conditions de santé qui le met à risque. Le plan de déconfinement des RI du 18 juin ne précise pas changement pour l’instant.

Avec la collaboration de Gabrielle Cimon.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !