•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : des chercheuses étudient l'impact sur la santé mentale des enfants

Une photo d'un jeune garçon posant son visage sur sa main.

Un des facteurs de protection pour le développement sain de l'enfant et de sa santé mentale est de lui permettre d'avoir un attachement sécurisant.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des chercheuses sherbrookoises se lancent dans une étude pour mieux comprendre les impacts de la COVID-19 sur la santé mentale des jeunes de 5 à 12 ans.

Dans cette étude, les chercheuses Chantal Camden, de la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, et Catherine Malboeuf-Hurtubise, du Département de psychologie de l'Université Bishop's, souhaitent également accorder une attention particulière aux jeunes qui vivent avec un handicap ou une maladie chronique.

Les chercheuses feront d'abord une revue des publications scientifiques avant d'aller à la rencontre de parents.

On veut aussi aller parler aux parents directement, voir c'est quoi leur expérience de traverser les périodes préconfinement, pendant le confinement, postconfinement, qu’est-ce qu'elles ont noté sur les enjeux liés à la santé mentale de leurs enfants.

Une citation de :Catherine Malboeuf-Hurtubise, Département de psychologie de l'Université Bishop's

L'étude, qui a débuté dès les premières semaines de juin, se poursuivra jusqu'à l'automne. Le résultat des recherches sera remis à la santé publique.

C'est l'idéal, de travailler en partenariat avec les gens à la santé publique, pour aider à documenter ce qui se passe sur le terrain et voir si ça peut influencer la prise de décisions par après, explique la chercheuse.

Après seulement quelques semaines de recherche, Catherine Malboeuf-Hurtubise estime qu'il est encore trop tôt pour tirer de premières conclusions. En tant que clinicienne, elle constate toutefois que la crise a été lourde à porter pour beaucoup de familles.

On voit une certaine détresse qui s'exprime surtout chez les parents, parce que ça a nécessité tout un réaménagement de la routine quotidienne, d'avoir les enfants à la maison.

Une citation de :Catherine Malboeuf-Hurtubise, Département de psychologie de l'Université Bishop's

L'Université Bishop's, le Centre de recherche du CHUS et l'Université de Sherbrooke feront équipe dans ce projet de recherche qui a été rendu possible grâce à l'obtention de fonds de l'Institut de recherche en santé du Canada dans le cadre de l'Initiative sur la santé mentale et la COVID-19.

Les chercheuses sherbrookoises seront aussi épaulées par des scientifiques de McGill, de l'Université du Québec à Trois-Rivières, de l'Université de Montréal et du ministère de l'Éducation.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !