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Reprise des visites dans les foyers de soins de longue durée en Ontario

Une femme et un homme qui sont assis à des bouts opposés d'une table

Charles Hallworth a partagé son dîner avec sa femme, Linda, qui habite au foyer de soins de longue durée Finlandia.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les visites dans les foyers de soins de longue durée, les maisons de retraite et les foyers de soins collectifs où il n'y a pas d'éclosion de COVID-19 ont repris jeudi en Ontario. L’occasion était très attendue aussi bien par les résidents que par les membres de leurs familles, même si certains trouvent les conditions imposées très restrictives.

Pour la première fois en plus de deux mois, Charles Hallworth de Sudbury a pu rendre visite jeudi à sa femme, Linda, qui habite au foyer de soins de longue durée Finlandia depuis une année et demie. Depuis l’interdiction des visites, leurs contacts se limitaient aux appels téléphoniques.

C’est merveilleux. Nous sommes mariés depuis 53 ans, elle m’a beaucoup manqué.

Une citation de :Charles Hallworth, résident de Sudbury

Son épouse partage les mêmes sentiments. Les dernières semaines ont été très très ennuyeuses pour elle.

Il y a très peu de personnes au foyer avec qui je peux avoir une conversation. On se sent très seul, même si le personnel fait un bon travail. Mon mari m’a beaucoup manqué. On passait tout notre temps ensemble auparavant. C’est excellent, indique Linda Hallworth. 

Un homme qui porte un masque.

Charles Hallworth raconte que sa femme lui a beaucoup manqué.

Photo : Radio-Canada

John Prikosovich a également pu aller voir son père, qui habite au foyer Cawthra Gardens de Mississauga. 

Voir mon père sans barrière entre nous était vraiment bien. Ça lui a beaucoup plu. Il y avait certainement une distance de plus de deux mètres entre nous, mais c’était bien de le voir. Il a l’air d’être en bonne forme, note-t-il.

Même si l’Ontario a autorisé les visites, la province a aussi imposé plusieurs conditions. Les visiteurs doivent avoir reçu un résultat négatif au test de dépistage, et les visites sont limitées à une personne par résident et par semaine. Dans les foyers de soins de longue durée, les visites ont lieu à l’extérieur et les normes de distanciation physique doivent être suivies.

À Thunder Bay, la directrice de groupe de foyers de soins de longue durée St Joseph Care, Tracy Buckler, demande aux familles des résidents de faire preuve de patience en attendant de revoir leurs proches.

Nous essayons de respecter un horaire précis pour permettre à chaque famille de venir. C’est un défi logistique de coordonner tout cela, fait-elle savoir.

Certains foyers n'ont toutefois pas encore autorisé les visites. Le Manoir des pionniers, géré par la Ville du Grand Sudbury, n'admettra les visiteurs qu'à partir du 22 juin.

Étant donné la taille et la complexité (433 résidents), nous avons pris une approche prudente afin de reprendre les visites et d'assurer la sécurité des résidents et de leur famille, explique par courriel le directeur Aaron Archibald.

Augmenter le nombre de visites permises

Sylvie Sylvestre, résidente de Timmins, a pu recommencer à aller voir sa mère, qui vit dans un foyer de soins de longue durée de Chapleau. Elle souffre de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer. 

C’est vraiment bien, ça fait du bien à tout le monde et j’imagine que ça fait du bien à ma mère.

Une citation de :Sylvie Sylvestre, résidente de Timmins

Elle indique toutefois qu’elle aurait aimé que les visites soient deux fois par semaine.

Ça ferait une différence pour tout le monde. Une demi-heure par semaine, ce n’est pas assez, affirme-t-elle, soulignant toutefois comprendre les défis associés à la gestion des visites.

C’est quand même assez limité. Moi, je rencontre [ma mère] tous les jours par Messenger, mais ce n’est pas la même chose. C’est beaucoup mieux en personne.

Une citation de :Sylvie Sylvestre, résidente de Timmins

Sylvie Sylvestre aimerait aussi qu’une formation soit offerte aux proches aidants afin de leur permettre de voir les résidents des foyers de soins de longue durée en sécurité.

Elle rêve aussi du jour où elle pourra enfin serrer sa mère dans ses bras et faire des choses aussi simples que lui faire les ongles

Ça me prend le contact physique de lui jouer dans les cheveux, de lui donner une caresse, de lui tenir les mains, d’être physiquement ensemble.

Les proches aidants sont essentiels, il faut se souvenir de ça. C’est le temps de nous laisser entrer sur les lieux et aller prendre soin de nos proches. On est aussi essentiel que les intervenants qui travaillent dans les résidences, conclut-elle.

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