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Un doctorat honoris causa de l'UQAT pour les fondateurs du Festival du cinéma

Trois hommes sont assis derrière une table durant une conférence de presse.

Jacques Matte, Guy Parent et Louis Dallaire, cofondateurs du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (archives)

Photo : Radio-Canada / Vanessa Limage

Annie-Claude Luneau

Les trois fondateurs du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, la cinéaste Manon Barbeau et deux scientifiques reconnus recevront cette année un doctorat honoris causa de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.

Ça fait drôle de se faire appeler docteur, mon père ne l’aurait pas cru !, s’est exclamé Jacques Matte, le président du Festival du cinéma, qui s’exprimait aussi au nom de ses deux partenaires Louis Dallaire et Guy Parent.

Ces trois hommes ont fondé le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue il y a 40 ans, un événement qui a permis de faire connaître la région et de développer une série d’autres événements culturels, comme l’a souligné le recteur de l’UQAT, Denis Martel.

L’UQAT a d’ailleurs été l’un des premiers partenaires du Festival, comme l’a souligné Jacques Matte.

Je n’étais pas capable de parler et habituellement je parle tout le temps, raconte Jacques Matte au sujet du moment où il a appris que les trois fondateurs du Festival recevraient un doctorat honorifique.

J’ai tout vu les 40 dernières années de nos vies et pendant plusieurs jours après, j’ai revu tout le fil des 40 dernières années.

Jacques Matte, président du FCIAT

Pour écouter l'entrevue de Louis Dallaire, cofondateur du festival, à Région zéro 8, cliquez ici.

Une des habituées du Festival, la cinéaste Manon Barbeau, cofondatrice du Wapikoni mobile et de Musique Nomade, recevra elle aussi un doctorat honoris causa de l’UQAT en 2020.

Elle s’est dite très touchée, d’autant plus que cette distinction lui rappelle deux moments importants de son parcours : ses études à l’Université du Québec à Montréal et les débuts du Wapikoni mobile en Abitibi.

L’Abitibi est le premier territoire où le Wapikoni mobile est arrivé, à Pikogan, avec comme premier participant Samian! Alors la boucle est un peu bouclée, a expliqué Manon Barbeau, en précisant que le Wapikoni dépasse maintenant largement les frontières de la région et s’adresse même à des populations vulnérables en Turquie et en Hongrie.

La fondatrice du Wapikoni Mobile, Manon Barbeau, prend la pose pour le photographe.

Manon Barbeau

Photo : AFP / Clément Sabourin

Pour écouter l'entrevue avec Manon Barbeau à Région zéro 8, cliquez ici.

Deux chercheurs reconnus ajoutent aussi un doctorat honorifique à leur feuille de route. Il s’agit de Michel Aubertin et Pierre J.H. Richard.

M. Aubertin est un pionnier de la gestion des rejets miniers au Québec. Il a enseigné à l’UQAT de 1984 à 1989 avant de joindre l’équipe de recherche de l’école Polytechnique de Montréal. Il a d’ailleurs contribué à la mise sur pied de la Chaire industrielle CRSNG -Polytechnique-UQAT en 2001.

L’UQAT est devenue un vecteur de développement régional, mais aussi de développement technologique et les façons de voir aussi en Abitibi, puisque l’UQAT est très proche des entreprises minières. C’est une équipe très dynamique et qui prend de l’ampleur et qui joue un rôle très important pour l’ensemble de la société, a mentionné Michel Aubertin en remerciant ceux qui avaient déposé sa candidature, tous ses collègues des 35 dernières années et ses proches.

Le professeur Pierre J.H. Richard est le premier à faire de la palynologie, c’est-à-dire l’étude des pollens, sa spécialité.

Il a notamment reconstitué les grandes étapes de l’histoire de la végétation de l’Abitibi, du Témiscamingue et du Nord-du-Québec, des recherches qui ont grandement influencé plusieurs étudiants de l’UQAT.

C’est une surprise, car comme vous l'avez vu, ma spécialité est relativement méconnue, a expliqué M. Richard. Je suis donc très heureux que l’UQAT reconnaisse mon domaine de compétence ainsi que mon action. Cette reconnaissance m’est particulièrement chère puisque c’est à l’Université du Québec que je dois mon premier poste de professeur-chercheur à l’UQAC en 1971, a-t-il conclu.

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