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Chronique

C’est reparti pour le tournage de 5e rang

Une femme, portant un T-shirt jaune, regarde un homme.

Maude Guérin dans «5e rang»

Photo : Laurent Guerin

Fanny Bourel

Trois mois après l’arrêt des tournages en raison de la COVID-19, le tournage de la série 5e rang, diffusée sur ICI Radio-Canada Télé, a repris mercredi dans la bonne humeur, mais à un rythme un peu plus lent que d'habitude en raison des nombreuses mesures sanitaires à respecter. 

Port du masque ou de la visière, ou des deux, désinfection des mains comme du matériel, et transport dans des véhicules dont les passagères et passagers sont séparés par des panneaux en plexiglas… L’équipe de 5e rang, dont la taille n’a quasiment pas changé, s’est adaptée aux consignes sanitaires à suivre pour éviter la contamination au coronavirus. 

Le tournage se passe bien, sans gros retard, se réjouit Joanne Forgues, coproductrice de cette série dramatique. Tout le monde, aussi bien du côté des acteurs et actrices que du personnel technique, est professionnel et garde un état d’esprit positif.

Cela se passe mieux que ce que je pensais, ajoute Christian Laurence, qui coréalise la série avec Myriam Verreault. Il faut dire que tout a été tellement préparé qu’il n’y a qu’à suivre le plan.

Ce premier épisode tourné depuis l’avant-COVID-19 met en scène Maude Guérin, Julie Beauchemin, Ève Duranceau, Julie Roussel et Simon Pigeon. 

Trois femmes sont autour d'une table.

Maude Guérin, à gauche, incarne le personnage de Marie-Luce dans la série «5e rang».

Photo : Productions Casablanca

Le public n’y verra que du feu

Si les comédiennes et comédiens tournent le visage découvert, on les voit plutôt porter un masque ou une visière lors des répétitions, à moins qu’un panneau de plexiglas ne permette de les isoler. La production leur a donné le choix : avoir recours à l'équipe ou se coiffer et se maquiller soi-même. Tous et toutes ont choisi la première option. 

Quatre personnes masquées sont autour d'une table.

Sur le tournage de «5e rang», le port du masque ou de la visière est obligatoire entre les prises.

Photo : Productions Casablanca

Le nécessité de garder une distance physique entre les gens a obligé la production à changer certains lieux de tournage pour réduire les déplacements et à modifier légèrement le scénario. 

On simplifie l’épisode, mais sans le dénaturer, et avec l'approbation des scénaristes, explique Christian Laurence.

Le réalisateur nous assure que devant son écran, le public ne se rendra compte de rien.

On utilise des jeux d’optique pour donner l’impression que les personnes sont plus proches les unes des autres qu’elles ne le sont en réalité.

Une citation de :Christian Laurence, réalisateur

Une 3e saison malgré ces contraintes?

En raison des contraintes sanitaires, le tournage prendra 5,5 jours au lieu d’un peu plus de quatre jours. Se désinfecter souvent les mains ou changer de masque toutes les trois ou quatre heures n’est qu’une habitude à prendre, selon Joanne Forgues.Mais c’est quand même lourd, ajoute-t-elle. 

De plus, le fait de ne pas pouvoir scénariser des rapprochements physiques entre les personnages, comme l’exigent des scènes d’amour ou de bataille, limite les intrigues. Plus on va progresser dans les textes [écrits par Sylvie Lussier et Pierre Poirier] et plus on va avoir du mal, estime Joanne Forgues. 

L’équipe de production de 5e rang a prévu livrer encore six épisodes afin de compléter la saison, qui sera diffusée cet automne. Toutefois, si au moment de produire la troisième saison de ce téléroman qui se déroule dans un milieu agricole les règles sanitaires à suivre sont toujours aussi nombreuses et strictes, on va attendre avant de continuer la série, affirme la coproductrice. 

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