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Vaccination obligatoire au N.-B. : le projet de loi est rejeté

L'édifice de l’Assemblée législative du Nouveau Brunswick.

La majorité des députés a voté contre le projet de loi.

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Radio-Canada

Le projet de loi sur la vaccination obligatoire des élèves dans les écoles publiques du Nouveau-Brunswick a été rejeté à l'issue du vote final, jeudi après-midi, à l'Assemblée législative.

Vingt-deux députés ont voté contre le projet de loi qui a eu l'appui de vingt autres députés. Les quatre partis politiques représentés en Chambre ont permis à leurs députés de voter à leur guise.

Le projet de loi avait provoqué un vif débat public et entraîné les critiques d’un petit groupe de militants qui s’est présenté plusieurs fois à l’Assemblée législative pour s’y opposer.

La majorité des députés d'opposition a voté contre le projet de loi du gouvernement conservateur sur la vaccination obligatoire, mais aussi, six ministres et députés conservateurs l'ont rejeté, dans ce qui était un vote libre.

Le ministre de l'Éducation, qui défendait l'idée de la vaccination obligatoire dans les écoles publiques, ne cache pas sa déception.

Je suis triste, je trouve que c'est décevant, mais en même temps, ils étaient mis sur énormément de pression des groupes extrémistes pendant les derniers 17 mois, déclare Dominic Cardy.

Kevin Vickers, le chef libéral qui ne dispose pas d'un siège à l'Assemblée législative, estime que l'éducation est un meilleur moyen d'encourager les parents à faire vacciner leurs enfants.

Si j'avais pu voter sur cette loi, moi j'aurais voté contre, admet-il d’emblée.

La meilleure façon d'atteindre le but de vacciner le plus nombre de gens possible c'est par l'éducation et communication, ajoute-t-il.

Les trois députés alliancistes ont aussi voté contre, parce qu'ils estiment qu'aucune crise ne justifie un projet de loi semblable.

Pour leur part, les trois députés verts se sont abstenus.

Nous préférons que le chef, le médecin hygiéniste en chef ait le pouvoir de lever l'exemption parentale, non le ministre de l'Éducation, dit David Coon.

Mais le ministre Cardy ne compte pas abandonner.

J'espère que je peux retourner avec un projet de loi et un point, pas nécessairement dans ce gouvernement, dans la période de vie de ce gouvernement, mais dans les années qui arrivent pour continuer la pression pour protéger les jeunes, affirme-t-il.

Le ministre estime que les députés qui ont voté contre son projet de loi ont cédé aux pressions de groupes qui propagent des idées qu'il qualifie d'obscurantistes et moyenâgeuses.

Le projet de loi devait assurer l’immunité collective, c’est-à-dire un taux de vaccination suffisant pour éviter qu’une maladie infectieuse couverte par le vaccin ne se répande parmi les élèves. Le but était aussi de protéger les élèves qui ne peuvent être vaccinés pour des raisons médicales valides.

S'il avait été adopté, les enfants non vaccinés pour toute autre raison que médicale n'auraient pu aller à l’école publique à compter de l’automne 2021. Les opposants à cette mesure jugeaient que c’était une atteinte aux droits des parents.

Avec des renseignements de Michel Corriveau et de Jacques Poitras, de CBC

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