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L'Ontario mettra à l'essai une nouvelle application de traçage

Doug Ford en conférence de presse

Le premier ministre de l'Ontario, Doug Ford

Photo : La Presse canadienne / Jack Boland

Radio-Canada

L'Ontario mettra à l'essai une nouvelle application de traçage des cas potentiels de la COVID-19. L'outil permettra d'avertir rapidement les utilisateurs s'ils ont été à proximité d'une personne contaminée par le virus.

L'application pourrait être disponible dès le 2 juillet et si les résultats sont concluants, elle pourrait être lancée dans toutes les provinces et les territoires au pays.

Un aide-mémoire

En utilisant la technologie Bluetooth, l'application, nommé Bouclier COVID (COVID Schield), est capable de détecter les appareils mobiles à proximité et de leur partager des codes, de manière anonyme. Si un utilisateur est déclaré positif à la COVID-19 à la suite d'un test, il pourra en avertir l'application.

Tous les appareils avec qui l'utilisateur en question est entré en contact dans les 14 derniers jours seront alors retracés. Une notification sera par la suite envoyée.

Cette application servira d’aide-mémoire aux Ontariens, selon le Dr David Williams, médecin hygiéniste en chef de l'Ontario. L’application permettra de se rappeler plus facilement où ils étaient et avec qui ils ont été en contact, insiste-t-il.

Le résultat d'un test sera seulement communiqué sur une base volontaire.

Un effort collectif

À l’heure où plusieurs régions ontariennes passent à la seconde phase du déconfinement, le nombre d’interactions entre les individus devrait augmenter, soutient pour sa part la ministre de la Santé, Christine Elliott. Elle assure que l’application permettra de faire les suivis nécessaires et de manière efficace.

Le potentiel de l’application de traçage repose cependant sur la bonne foi des utilisateurs. Si nous n’avons pas la coopération de la population ontarienne, nous nous mettons tous davantage à risque, précise le premier ministre Doug Ford lors d’un point de presse.

Selon le premier ministre, il s’agit d’une mesure complémentaire aux pratiques de protection individuelle et de dépistage de la population afin de limiter la propagation du coronavirus.

Doug Ford encourage ainsi les Ontariens à télécharger l’application et note que son utilisation n’est pas obligatoire. Elle pourra ainsi être supprimée à tout moment, promet le gouvernement.

Protection de la vie privée?

Pour des raisons de respect de la vie privée, l'application n'utilise pas les données de géolocalisation ; elle ne saura pas où un utilisateur se trouve ni les endroits qu'il a fréquentés. Le Commissaire à l'information et la protection de la vie privée de l'Ontario, Brian Beamish, a été consulté dans le cadre du développement de l'application.

Le premier ministre Doug Ford se dit conscient de l’enjeu et assure avoir eu les mêmes inquiétudes dès le début de la conception de l’application.

Cette application respecte à 100 % la vie privée de ses utilisateurs.

Doug Ford, premier ministre de l’Ontario

Les informations personnelles d'un utilisateur, comme son identité ou son dossier médical, ne seront jamais colligées par l'application. Le gouvernement a par ailleurs mandaté la compagnie BlackBerry afin de s'assurer que l'application ne soit sujette à aucune faille de sécurité.

L’application canadienne a été créée en collaboration avec des employés de l'entreprise Shopify qui ont développé le projet sur leur temps libre.

Des applications similaires ont été lancées ailleurs au Canada, notamment en Alberta ainsi que dans d’autres pays comme l’Allemagne et le Japon.

Avec des informations de Mathieu Simard

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