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La Commission des services policiers de Toronto remet en août un débat sur des mesures contre le racisme

Les manifestants tiennent une banderole portant le message « pas une autre vie d'un Noir perdue ».

Une manifestation pour obtenir des réponses à la suite de la mort de la Torontoise noire Regis Korchinski-Paquet, lors d'une intervention policière.

Photo : CBC/Michael Charles Cole

Radio-Canada

La commission qui régit le service policier de Toronto devait débattre de mesures pour contrer le racisme, mais a choisi de repousser à plus tard celui-ci. De nombreuses voix se sont élevées au cours des dernières semaines afin de bonifier notamment les services de santé mentale, après l'appel de certains élus à amputer le financement de la police.

Par voie de communiqué, la commission a indiqué avoir reçu un nombre élevé de suggestion qui nécessitait plus de réflexion. Un forum public se tiendra au début du mois de juillet afin de récolter les suggestions des Torontois. Un rapport sera alors soumis à la commission d'ici août à la suite de cette rencontre publique.

Dernièrement, deux conseillers municipaux ont proposé de réduire de 10 % le budget de plus de 1 milliard de dollars du service policier de Toronto pour investir plutôt cet argent dans des programmes communautaires et de santé mentale.

La Commission des services policiers rejette cette idée, expliquant que la police est appelée à répondre à des appels 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Un rapport dont les membres de la Commission débattront vendredi propose plutôt huit mesures, y compris :

  • Bonifier de façon urgente l'unité mobile d'intervention en santé mentale de la police, qui inclut une infirmière spécialisée. Le financement proviendrait du budget existant du service policier, mais le montant n'est pas précisé.
  • Créer une formation pour tous les policiers sur l'inclusion et le racisme contre les Noirs et les Autochtones.
  • Rendre le groupe de travail sur la santé mentale permanent.
  • Améliorer le processus de consultation publique dans l'élaboration du budget annuel de la police.

La Commission doit être un catalyseur avec d'autres pour l'évaluation de réformes et de changements qui sont dans le meilleur intérêt de la ville, particulièrement en ce qui concerne la sécurité communautaire et le travail de la police, peut-on lire dans le rapport signé par le président de l'organisation, Jim Hart.

Des manifestations contre le racisme et la brutalité policière ont eu lieu à Toronto au cours des dernières semaines dans la foulée de la mort de George Floyd aux États-Unis et celle de la Torontoise noire Regis Korchinski-Paquet, tombée d'un balcon lors d'une intervention policière.

Le maire donne son appui

Le maire de Toronto, John Tory, affirme que les propositions de la Commission des services policiers constituent un pas dans la bonne direction.

J'appuie pleinement une réforme accélérée de la police à Toronto et je crois que les recommandations dont débattra la Commission cette semaine mèneront à des changements tangibles en matière d'imputabilité, dit le maire.

Le professeur de sociologie Akwasi Owusu-Bempah du campus de Mississauga de l'Université de Toronto note, lui, que les militants demandent une réévaluation du travail de la police, pas juste une réaffectation de budget au sein du corps policier.

Les policiers devraient-ils par exemple continuer à répondre aux appels concernant les personnes en détresse psychologique? demande-t-il. Le professeur suggère de créer un numéro de téléphone, autre que le 911, pour de telles urgences, ajoutant que des travailleurs en santé mentale plutôt que des agents pourraient intervenir dans ce genre de situations.

Avec les informations de CBC News

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