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COVID-19 : Moins d’anxiété au Québec qu’ailleurs dans le monde

Silhouette d'un homme dépressif assis à une table devant une fenêtre.

L'anxiété et la dépression liées à la pandémie de COVID-19 seraient moins répandues au Québec qu'ailleurs.

Photo : iStock

Radio-Canada

L'anxiété et la dépression liées à la pandémie de COVID-19 seraient moins répandues au Québec qu'ailleurs. C’est ce qui ressort d’une enquête internationale menée par l'Université de Sherbrooke.

Près de 7800 personnes ont été sondées dans sept pays et régions au cours des deux dernières semaines. L’enquête visait à mesurer l’influence du discours médiatique et gouvernemental sur la réponse psychologique et comportementale de la population.

Même si le virus s'est répandu rapidement au Québec, le taux d'anxiété des personnes sondées atteint 13 %, en deçà de ce qui s'observe ailleurs au Canada et aussi dans les autres pays sondés, comme les États-Unis.

Toujours selon l'étude, le taux de dépression majeur au Québec atteint 17 %, un pourcentage moins élevé qu’ailleurs au Canada, qui est à 21,3 %.

Le fait d’avoir été isolé, confiné, d’avoir subi des pertes financières importantes, tout ça, c’est confirmé dans notre étude, a eu un impact sur l’anxiété et la dépression. Est-ce qu’on aurait pu vraiment l’éviter? J’en doute, explique le Dre Mélissa Généreux, professeure à la Faculté de médecine de l'Université.

Le sentiment de peur lié à la Covid-19 est encore élevé au sein d'une bonne partie de la population, ajoute Dre Généreux.

Par contre, il y a toute une autre série de facteurs qui sont beaucoup plus liés aux stratégies de communication et à la manière dont les gens s’informent et perçoivent les niveaux de risques. [Par exemple] est-ce que je m’informe sur Facebook ou avec les conférences de presse quotidiennes? Est-ce que j’ai confiance dans ce qu’on me dit ou pas? Et ça je pense qu’on a beaucoup plus de leviers ici pour agir et tenter de s’améliorer en vue d’une deuxième vague, soutient-elle.

Par ailleurs, le niveau de dépression au Canada et aux États-Unis est respectivement trois et quatre fois plus élevé qu’avant la pandémie.

Le Canada, les États-Unis, l’Angleterre, la Suisse, Hong Kong, les Philippines et la Nouvelle-Zélande sont les pays faisant partie de l’étude.

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