•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dennis Oland accusé de violence conjugale par son ex-femme

Lisa et Dennis Oland marchent à la sortie du palais de Justice.

Lisa Andrik-Oland souhaite qu’il soit ordonné à son ex-mari de ne pas la harceler, l’ennuyer ou l’importuner de quelque manière que ce soit.

Photo :  CBC

Radio-Canada

Dennis Oland a comparu mercredi devant le tribunal des affaires familiales de la Cour du Banc de la Reine à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick. Il fait face à des allégations de violence conjugale de la part de son ex-femme Lisa Andrik-Oland.

La semaine dernière, Lisa Andrik-Oland a demandé et reçu un ordre d’intervention d’urgence en vertu de Loi sur l'intervention en matière de violence entre partenaires intimes.

Cette affaire survient près d’un an après l’acquittement de Dennis Oland, lors de son deuxième procès pour le meurtre de son père, le multimillionnaire Richard Oland, en 2011.

Il existe une interdiction de publication des éléments de preuve que Lisa Andrik-Oland a présentés pour obtenir cette ordonnance d’urgence.

En vertu de la loi, des ordonnances d’intervention d’urgence peuvent être accordées si une autorité désignée détermine selon toute probabilité que des actes de violence à l’égard d’un partenaire intime aient été commis ou soient susceptibles de l’être, et que la gravité et l’urgence de la situation justifient la prise d’une telle ordonnance.

La juge en chef Tracey DeWare a examiné l’ordonnance d’urgence le lendemain de son émission et a décidé qu’il n’y avait pas suffisamment de preuves pour confirmer l’ordonnance sans tenir d’audience.

Dennis Oland quitte le tribunal après son acquittement, le 19 juillet 2019 à Saint-Jean.

Dennis Oland quitte le tribunal après son acquittement, le 19 juillet 2019 à Saint-Jean.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Lorsque le tribunal a commencé mercredi matin, Tracey DeWare a annoncé que l’audience pourrait ne pas avoir lieu.

Nous espérons ne pas poursuivre. C’est le but, a confirmé l’avocate de Lisa Andrik-Oland, Margaret Layden.

Les parties sont parvenues à un accord, a-t-elle déclaré, alors que Lisa Andrik-Oland la regardait depuis la première rangée de droite, avec une femme à ses côtés, et que Dennis Oland était assis seul de l’autre côté de la salle d’audience vide.

Me Layden et l’avocat de Dennis Oland, Tracy Peters, de Moncton, ont conjointement demandé que l’ordonnance d’urgence soit annulée.

Tracey DeWare a déclaré qu’elle n’avait eu aucune difficulté à signer le nouvel arrêté, compte tenu des circonstances.

Je ne vois pas de préjudices pour qui que ce soit. Je veux juste m’assurer que c’est correct, en particulier pour Mme Andrik-Oland?

Me Layden a précisé qu’ils ne demandaient pas simplement l’annulation, mais que cela faisait partie d’un accord sur une autre affaire de justice familiale.

Un autre dossier en cours

Dans cette autre affaire, Lisa Andrik-Oland avait demandé une ordonnance provisoire pour empêcher Dennis Oland de vendre leur maison de Rothesay et trois parcelles de terrain adjacentes afin de préserver son intérêt conjugal dans les propriétés, en attendant une décision définitive.

Dans une déclaration sous serment déposée au tribunal, Lisa Andrik-Oland a déclaré que Dennis Oland avait déménagé le 17 février et annoncé le 23 mars qu’ils se séparaient. Il m’a dit que nous n’avons plus d’argent et que tout ce que nous possédions sera vendu, y compris la maison située au 58, route Gondola Point.

Lisa Andrik-Oland affirme que son ex-mari a alors signé un contrat de mise en vente avec un agent immobilier et a retiré des objets de la maison sans son consentement.

L'une des résidences, avec des chevaux dans un enclos.

Ensemble, les quatre parcelles sont évaluées par Service Nouveau-Brunswick à 732 800 $.

Photo :  CBC

Une audience sur cette question est prévue pour le 10 septembre.

Bien que ce dossier n’ait pas été inscrit au rôle du tribunal pour mercredi, Tracey DeWare a accepté de s’occuper de l’accord provisoire qui donne à Lisa Andrik-Oland la possession exclusive de la maison et de son contenu.

Les parties ont également convenu de ne pas se contacter, sauf par l’intermédiaire de l’avocat de Dennis Oland ou de tout autre tiers convenu.

La maison de la famille Oland

La maison a joué un rôle important dans les deux procès pour meurtre au second degré de Dennis Oland.

Lors de son divorce avec sa première femme en 2008-2009, son père lui a prêté plus de 500 000 $ pour qu’il ne perde pas la maison, qui appartient à la famille Oland depuis plus de 70 ans.

Dennis Oland a vu deux de ses paiements de 1666,67 $ d'intérêts à son père refusés par manque de fonds, dont un la veille de l'assassinat, qui, selon la Couronne, faisait partie du mobile du meurtre.

L'une des résidences dont il est question.

La possession des propriétés dont il est question a été un élément important dans les procès de Dennis Oland pour le meurtre brutal de son père, Richard Oland, en 2011.

Photo :  CBC

Mais le juge Terrence Morrison, de la Cour du Banc de la Reine, a déclaré Dennis Oland non coupable, affirmant que les preuves n’étayaient pas la suggestion de la Couronne selon laquelle son père était au courant des paiements manqués ou que cela le concernait.

Ce que Lisa Andrik-Oland réclame

Lisa Andrik-Oland a affirmé avoir tout perdu pendant leur mariage de 10 ans, y compris ses revenus, ses biens et ses investissements.

Elle témoigne avoir contracté une dette pour Dennis Oland et ne peut plus se permettre de faire des courses, de s’approvisionner en essence ou de payer des traitements médicaux, selon les documents du tribunal.

Elle veut être propriétaire de la maison et de son contenu. Elle veut aussi qu'une pension alimentaire pour époux soit rétroactive au 23 mars et désire le partage égal des biens matrimoniaux et des dettes, ainsi que des frais et des intérêts.

En outre, elle souhaite qu’il soit ordonné à son ex-mari de ne pas la harceler, l’ennuyer ou l’importuner de quelque manière que ce soit.

La Loi sur l'intervention en matière de violence entre partenaires intimes

La Loi sur l'intervention en matière de violence entre partenaires intimes, instaurée en mai 2018, a été conçue pour permettre aux victimes d’accéder à des mesures à court terme afin d’accroître leur sécurité pendant qu’elles recherchent des solutions plus permanentes.

Les victimes peuvent demander à bénéficier des recours de l’ordonnance d’intervention d’urgence :

  • Pour avoir l’occupation exclusive temporaire de la résidence.
  • Pour la possession temporaire de biens personnels.
  • Pour l’interdiction de contact.
  • Pour la garde temporaire des enfants.
  • Pour une saisie d'armes.

Avec les informations de Bobbi-Jean MacKinnon, de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !