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Coppen, un village victime des améliorations routières en Saskatchewan

Une photo prise dans les années cinquante montre une vue aérienne du village de Coppen près de Gravelbourg en Saskatchewan

Photo : Archives de la Saskatchewan

Radio-Canada

Comme bien des villages, celui de Coppen avait a priori tout pour plaire aux premiers habitants qui ont décidé de s'y installer. L'amélioration du système routier a cependant bouleversé la vie et l'économie du village, si bien qu'il ne se retrouve plus sur les cartes aujourd'hui.

Le village de Coppen

Village autrefois situé à une dizaine de kilomètres au nord-ouest de Gravelbourg, les premiers pionniers canadiens-français arrivent aux alentours des années 1906 et 1907 dans ce qui allait devenir la région du village de Coppen.

L’un de ces pionniers, un dénommé Amédée Piché, s’établit à un kilomètre à l’ouest de ce futur hameau en 1908. Ce dernier deviendra un personnage important dans la construction de ce lieu.

Le village a vu ses débuts avec la construction de la ligne de chemin de fer de Moose Jaw à Gravelbourg, explique Laurier Gareau. C’est le Canadian Northern qui a construit cette ligne du chemin de fer et les rails sont arrivés à Gravelbourg en 1913 et à Coppen deux ans plus tard.

La construction des premières maisons commence en 1908 et un an plus tard, la toute première école du village, appelée l’École Piché, vit le jour. L’école doit son nom à Amédée Piché puisqu’elle est construite sur le terrain de celui-ci.

Une carte du sud-ouest de la Saskatchewan situant le village de Coppen au nord-ouest de Gravelbourg.

Coppen était auparavant situé à seulement quelques kilomètres au nord-ouest de Gravelbourg.

Photo : Radio-Canada

La naissance de nombreux établissements

Puis, en 1911, Amédée Piché ouvre le premier bureau de poste, baptisé le P’tit nord, dans sa propre demeure. Pendant 10 ans, Amédée Piché, ou l’un de ses fils, se rend à Gravelbourg une fois par semaine pour y chercher le courrier destiné aux gens de la région.

Un petit magasin d’alimentation ouvre également ses portes dans la maison Piché pour y nourrir les pionniers du coin.

En 1921, le bureau de poste le P’tit nord déménage officiellement à Coppen, où on y trouve également trois élévateurs à grain et un magasin général, qui s’est doté plus tard d’une pompe à essence. Ces établissements étaient la raison même de l’existence du village.

Simone Carrobourg, une ancienne résidente, se souvenait que les gens de la région se réunissaient souvent à Coppen pour jouer à la balle ou pour d’autres activités, raconte M. Gareau.

À la fin des années 1920, le nombre d’élèves inscrit à l’École Piché dépasse sa capacité d’accueil. Pour combler la demande, le bâtiment doit être soulevé pour qu’une deuxième classe soit ajoutée au sous-sol.

Une photo ancienne de deux femmes, côte à côte, qui se tiennent debout devant la gare de train de Coppen.

La gare de train de Coppen, en 1945.

Photo : Archives de la Saskatchewan

La disparition graduelle du village

Avec l’établissement des grandes unités scolaires dans les années 1950, les petites écoles de campagne ferment leurs portes et les élèves sont transportés à Gravelbourg. L’École Piché ferme ses portes en 1960, explique l’historien.

Puis lors des années 1950, l’amélioration du système routier (grid road system) fera en sorte que les gens se déplacent davantage en voiture qu’en train, où les rails du chemin de fer passent à travers le village de Coppen.

Les fermiers de la région commencent à fréquenter de plus en plus les magasins de Gravelbourg et celui de Coppen ferme éventuellement ses portes. C’est aussi le cas des élévateurs à grain, explique Laurier Gareau, puisque plusieurs fermiers transportent leurs grains à Bateman ou à Gravelbourg.

Coppen disparaît de la carte en 1982, année de démolition du tout dernier élévateur à grain du village.

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