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L’affaire Bresaw : ligne du temps récapitulative

Le palais de justice de Val-d'Or.

Palais de justice de Val-d'Or

Photo : Radio-Canada / Sandra Ataman

Radio-Canada

Le procès de Justin John Bresaw s’est étalé sur plusieurs années. L’affaire a débuté en 2012 et, près de 8 ans plus tard, on attend toujours une conclusion. Voici un retour sur les faits.


Septembre 2012

Le 18 septembre 2012, un incendie dans une maison unifamiliale à Amos fait trois morts. L'incendie est considéré comme suspect.

Le lendemain, le 19 septembre 2012, un mandat d'arrêt pancanadien est lancé contre Justin Bresaw, soupçonné d’être à l’origine de l’incendie survenu la veille.

Le suspect semble avoir quitté Ottawa, la ville où il a été aperçu pour la dernière fois, le 18 septembre, dans le quartier Kanata-Nord. Une chasse à l’homme de plusieurs semaines se poursuit afin de retrouver Bresaw.


Octobre 2012

Le 1er octobre, Bresaw est désormais recherché par Interpol puisqu’il se peut qu’il se trouve à l’extérieur du pays. Il devient l’un des 10 criminels les plus recherchés au Québec. Il est accusé d'avoir tué René Deschâtelets, Diane Duhaime et Jean-Guy Labelle puis de s’être enfui après avoir mis le feu à la maison.

Puis, le 7 octobre, Justin Bresaw est arrêté en Floride dans la ville de Tallahassee. Cependant, Justin Bresaw tente de s’échapper : il se bat avec un agent de police et réussit à s’enfuir. Des chiens renifleurs et un hélicoptère sont utilisés pour le repérer. On le retrouve trois heures plus tard, caché sous une maison.

Après son arrestation, le processus d’extradition vers le Québec débute. Cependant, il ne peut pas retourner au Canada puisque des accusations sont déposées contre lui aux États-Unis. À son retour, il fait face à trois chefs d’accusation de meurtre au premier degré et à un autre d’incendie criminel.


Octobre 2013

Plus d’un an après son arrestation à Tallahassee, Justin Bresaw est extradé vers le Canada.

Le 29 octobre, il comparaît au palais de justice d’Amos. Il est accusé de triple meurtre et d’incendie criminel. De plus, il est aussi poursuivi pour possession de stupéfiants, voies de fait et méfaits à l'égard de biens d'autrui. Les actes ayant mené à ces trois accusations auraient été commis en Gaspésie en 2012.


Automne 2015

Le 19 octobre 2015, le jury est constitué pour le procès de Justin Bresaw.

Le lendemain, Bresaw témoigne et admet qu’il est responsable de l’incendie qui a eu lieu en septembre 2012. Le procès se poursuit pendant près d’un mois.

Le 10 novembre 2015, Bresaw est déclaré coupable. Le jury conclut qu’il est coupable des meurtres au premier degré de René Deschâtelets et Diane Duhaime, ainsi que du meurtre au deuxième degré de Jean-Guy Labelle. Il écope d’une peine de prison à vie sans possibilité de libération avant 25 ans.

Le 3 décembre 2015, Bresaw interjette appel. Son avocate dépose un avis à la Cour d’appel du Québec soutenant que des erreurs ont été commises dans le procès de celui-ci.


Deuxième procès

Finalement, le 23 août 2017, la Cour d'appel ordonne un deuxième procès. La Cour d'appel considérait que le juge de première instance n'avait pas averti le jury au sujet de la partie d’un témoignage d'un expert qui outrepassait son expertise psychiatrique.


Son deuxième procès commence à la fin du mois d’avril 2019. En cour, il affirme qu’il est innocent.

Le 9 mai 2019, le juge Étienne Parent reconnaît Justin Bresaw coupable de trois meurtres au deuxième degré. L’avocate de la défense a invoqué l’arrêt Swain, demandant au juge plus tôt durant le procès de décider si Bresaw était coupable ou non. Cette mesure exceptionnelle a donc permis à l'avocate d’annoncer qu’elle plaiderait la non-responsabilité criminelle après le verdict du juge.

Le procès continue, puis, en octobre 2019, l’accusé demande un arrêt des procédures.


En février dernier, après une évaluation psychiatrique, Bresaw est déclaré apte à subir son second procès. Il retourne en cour en mai, indiquant qu’il n’a pas trouvé d’avocat pour le représenter.

Le 17 juin 2020, Justin Bresaw a refusé de présenter une défense de non-responsabilité pour troubles mentaux et le juge Étienne Parent le reconnaît coupable de trois meurtres au deuxième degré.

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