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Pas de BAPE virtuel sur GNL Québec, demandent 45 groupes

Des documents du BAPE.

Le BAPE se penchera sur le projet de GNL Québec à compter du 14 septembre.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quarante-cinq groupes citoyens, environnementaux et sociaux, mais dont un seul provient du Saguenay-Lac-Saint-Jean, demandent au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) de ne pas tenir de séances virtuelles pour le dossier de GNL Québec.

Les groupes ont envoyé une lettre commune (Nouvelle fenêtre) au président du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, Philippe Bourke.

Pour le moment, seule la date du début de l'étude du projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel est connue,soit le 14 septembre. Les détails des audiences et le calendrier des travaux ne seront connus qu’au mois d’août.

Les modalités n'ont pas été annoncées non plus. Actuellement, le BAPE tient et a tenu des audiences virtuelles dans d'autres dossiers plus mineurs, en raison des restrictions imposées par la pandémie de COVID-19.

Pour les signataires de la lettre, il est évident qu’une consultation publique uniquement virtuelle défavoriserait grandement les personnes les plus démunies et les plus âgées, ainsi que les personnes qui vivent dans des régions éloignées. Aussi, l’accès à des communications numériques n’est pas à la portée de tous et toutes, tant en termes d’équipements que de compétences nécessaires à l’utilisation de ces technologies.

Trop tôt, dit le BAPE

Selon le coordonnateur au développement des communications, Pierre Turgeon, la demande des groupes est prématurée. La commission pour GNL n’existe pas encore, puisque personne n’a encore été nommé par le président du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement, Philippe Bourke, dont c’est la prérogative, a-t-il indiqué.

Donc, ni le président de la Commission ni le ou les autres commissaires pour GNL n’ont été désignés, a-t-il enchaîné.

Ainsi, il reviendra à la commission de déterminer les modalités de la consultation, car elle aura sa pleine indépendance.

Par ailleurs, les modalités pour une autre évaluation majeure, soit le tramway de Québec, seront connues la semaine prochaine. La commission commencera ses travaux le 6 juillet.

Pierre Turgeon a assuré que les mandats qui avaient des audiences virtuelles se sont très bien déroulés et que les gens qui le désiraient ont pu être entendus. Il mentionne que le BAPE tente continuellement de s'adapter aux nouvelles exigences sanitaires.

Rappelons aussi que la décision finale reviendra au conseil des ministres, qui se basera sur le rapport et les recommandations du BAPE, mais sans être tenu de les suivre.

Ailleurs qu'à Saguenay

Les 45 groupes croient également que les séances devraient être tenues non seulement au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais également à Montréal, Québec, Rouyn-Noranda et Trois-Rivières. Au printemps, avant l'annulation du mandat précédent, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement ne devait se tenir qu'à Saguenay.

De plus, comme ils l'ont souvent demandé, les groupes voudraient que le BAPE tienne compte des impacts environnementaux, depuis l'extraction jusqu'à l'exportation et sa consommation. Finalement, ils enjoignent aux organismes d'évaluation environnementale d'accorder une attention particulière à la situation du béluga dans la rivière Saguenay, par où transiteraient les navires pour l'exportation du gaz.

Sur les 45 groupes signataires, il n'y a que la Coalition Fjord, par la signature d'Adrien Guibert-Barthez, qui est originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean. On retrouve notamment le Comité vigilance hydrocarbure L'Assomption, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville et Alternatives Bécancour. Il y a aussi des organismes de plus grande envergure comme la Fondation David Suzuki, Nature Québec et Équiterre.

L'étude de Gazoduq, l'autre moitié du projet, se fera de façon conjointe par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement et l'Agence d'évaluation d'impact du Canada. La construction du gazoduc de 780 kilomètres permettra d'acheminer le gaz naturel jusqu'à l'usine projetée au port de Grande-Anse. Les deux projets, qui sont menés par deux filiales de la Société en commandite GNL Québec, sont évalués à 14 milliards de dollars.

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