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Les lieux de culte accessibles le 22 juin

Les détails précis du déconfinement des lieux de culte n’ont pas été communiqués pour le moment.

Plusieurs bancs d'église, un à la suite de l'autre, vides et dans l'ombre.

Les détails précis du déconfinement des lieux de culte n’ont pas été communiqués pour le moment.

Photo : iStock

Félix Morrissette-Beaulieu

Après trois mois et demi de fermeture et de célébrations à distance, les lieux de culte seront de nouveau accessibles dès le 22 juin.

Mercredi, le docteur Horacio Arruda de la santé publique a confirmé que les rassemblements de 50 personnes à l’intérieur s’appliquaient aux lieux de culte, comme les églises, les mosquées et les synagogues.

Pour le moment, on va se concentrer sur le fait qu’on peut accueillir 50 personnes. Ce n’est vraiment pas beaucoup, explique le cardinal et archevêque de Québec, l’archevêque Gérald Cyprien Lacroix.

Nous, les pasteurs de l’Église catholique et d’autres confessions, on trouve qu’on a été les grands oubliés dans tout ça, dit Mgr Cyprien Lacroix.

La crise a mis en évidence une profonde méconnaissance des religions et des bienfaits qu’elles procurent à des centaines de milliers de personnes au Québec. Il est regrettable que l’autorisation de rouvrir les lieux de culte ait été retardée par cette méconnaissance, a réagi la Table interreligieuse de concertation.

On comprend qu’on n’est pas une réalité économique pour le gouvernement, mais nos fidèles sont aussi très très déçus, déplore l'archevêque.

L'archevêque Gérald Cyprien Lacroix en visioconférence.

L'archevêque Gérald Cyprien Lacroix considère que les lieux de culte ont été les « grands oubliés » de la crise.

Photo : Radio-Canada

Ouverture progressive et perte de revenus

À partir du 22 juin, il sera possible d’ouvrir progressivement les églises, précise l’archevêque.

C’est tout un travail que de se préparer. Ça demande de l’investissement pour du matériel.

Des procédures religieuses comme la communion, qui nécessitent une proximité entre les fidèles et le célébrant, doivent aussi être repensées.

La fermeture des lieux de culte a mis à mal les finances des églises, selon Pierre Gingras, curé de la paroisse de Saint-Jean-Baptiste, à Québec.

C’est catastrophique. L’an dernier, on a fait, pour le mois de mars, 50 000 $ en quête, en don, en mariage et en funérailles. Cette année, c’est zéro. Avril s’annonce pour être la même chose. Je ne sais pas ce qu’il va se passer, craint M. Gingras.

Même si l’église n’est pas ouverte, il faut tout de même l’entretenir, explique le curé.

Que faire des prières du vendredi à la mosquée?

Le président du Centre culturel islamique de Québec admet qu'il s'attendait à cette annonce lorsque le gouvernement a permis en début de semaine les rassemblements intérieurs de 50 personnes et plus.

J’étais presque assuré qu’ils allaient intégrer les lieux de cultes, souligne Boufeldja Benabdallah. On aurait aimé que ce soit annoncé plus tôt, par contre, pour mieux se préparer.

M. Benabdallah croit que pour les prières quotidiennes, il sera possible de respecter la capacité de 50 personnes par lieux. Cependant, il précise que pour les prières du vendredi, ce sera beaucoup plus compliqué.

C'est au moins 200 personnes que nous recevons chaque semaine. Alors, est-ce qu'il faut qu'on fasse plusieurs prières le vendredi? Il faut laisser le temps aux directions des mosquées de gérer cet enjeu. C'est faisable, mais ça ne va pas être facile.

Le président du Centre culturel islamique conclut en rappelant que les lieux de culte sont primordiaux pour aider les communautés à traverser la crise, notamment pour apporter du soutien psychologique.

Avec des informations de Pierre-Alexandre Bolduc

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