•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Interdiction de coucher au Nouveau-Brunswick en route vers les Îles-de-la-Madeleine

Les touristes devront se rendre dans l'archipel sans dormir dans les provinces maritimes.

Le port de Cap-aux-Meules

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Le Nouveau-Brunswick fait volte-face. Il n'autorisera finalement pas les touristes et les Madelinots qui entrent aux Îles-de-la-Madeleine ou qui en sortent à s'arrêter pour dormir ou manger dans un restaurant.

Alors que ce type d'arrêt était d'abord prévu selon l'entente interprovinciale dévoilée le 13 juin, le nouveau formulaire gouvernemental que doivent remplir les touristes à partir du 26 juin précise que seuls les arrêts pour l’achat d'essence ou de nourriture seront autorisés au Nouveau-Brunswick.

La marche à suivre à l'Île-du-Prince-Édouard demeure la même : uniquement les ravitaillements en essence seront autorisés.

Cela fait en sorte que les touristes qui souhaitent embarquer sur le traversier qui relie Souris, à l’Île-du-Prince-Édouard, à Cap-aux-Meules, aux Îles-de-la-Madeleine, ne pourront arrêter ni à l'hôtel ni au restaurant durant leur transit dans les provinces maritimes.

Plus de 1220 kilomètres séparent Montréal de Souris à l’Île-du-Prince-Édouard, un trajet de plus de douze heures en voiture.

Déception aux Îles

Le député des Îles-de-la-Madeleine, Joël Arseneau, est déçu du changement de cap du Nouveau-Brunswick.

Ce qu’on souhaite, c’est que le déplacement à travers le Nouveau-Brunswick soit des plus sécuritaires. Le fait de ne pas pouvoir passer la nuit au Nouveau-Brunswick, ça impose une conduite nocturne. Ce n’est vraiment pas l’idéal.

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine

Les gens vont pouvoir s’arrêter à Dégelis au Bas-Saint-Laurent ou à Pointe-à-la-Croix en Gaspésie, admet Joël Arseneau, avant d’entrer dans les provinces maritimes, mais la route dans ces conditions-là est pas mal moins agréable. Il faut toutefois respecter le fait que le Nouveau-Brunswick est encore sous confinement.

90E207D8-2E2C-43ED-B675-6239F15CB4A8

Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Le maire des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre, partage la même déception.

Ce n’était pas ce qui avait été conclu samedi dernier, dit-il. Le gouvernement du Nouveau-Brunswick renie sa propre parole. Ça met encore une fois en lumière l’impact que peut avoir la COVID pour l’accès à un territoire comme celui des Îles.

Le maire estime qu’il s’agit néanmoins d’une bonne nouvelle, même si les défis à relever pour se rendre aux Îles sont un peu plus nombreux.

Jonathan Lapierre rappelle que l’esprit de l’entente est de permettre la traversée des deux provinces pour aller aux Îles ou en revenir.

Il n’y a pas d’ambiguïtés. Le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard n’acceptent pas que les Québécois, si on se dit les vraies choses, fassent du tourisme dans leur province.

Jonathan Lapierre, maire de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine

Il ajoute que, malgré tout, la majorité des voyageurs pourront avoir accès à des aliments préparés, puisqu’il y a des casse-croûte dans presque tous les postes d’essence le long de la route Transcanadienne qui traverse le Nouveau-Brunswick. À partir du moment où on dit aux gens : "Vous pouvez arrêter pour manger". Est-ce que c'est dans un casse-croûte, un restaurant cinq étoiles ou un dépanneur? Manger, c’est manger.

Le maire de la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre.

Le maire de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, Jonathan Lapierre.

Photo : Radio-Canada / William Bastille-Denis

Un nouveau formulaire

Québec a mis en ligne le nouveau formulaire (Nouvelle fenêtre) qui devra être présenté aux points de contrôle frontaliers à partir du 26 juin.

En plus de ce document gouvernemental, les touristes devront présenter une preuve de réservation d'un hébergement touristique ou familial aux Îles-de-la-Madeleine, en plus d'une preuve de réservation à bord du traversier de la CTMA. Les Madelinots, quant à eux, devront avoir en main une preuve de résidence aux Îles, en plus du document papier de la réservation à bord du bateau.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !