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Menace de grève dans 7 résidences pour aînés du groupe Chartwell

L'extérieur d'une résidence Chartwell, le jour, avec des personnes qui marchent vers l'entrée. Il y a des arbres.

Les employés du Domaine de Bordeaux, à Québec, pourraient déclencher une grève le 10 juillet.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Félix Morrissette-Beaulieu

Un avis de grève illimité pour sept résidences privées pour aînés du groupe Chartwell à Québec et au Saguenay-Lac-Saint-Jean a été déposé au Tribunal administratif du travail par le syndicat des employés.

Le Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ) déplore le manque d’ouverture du groupe Chartwell pour donner des conditions de travail et salariales décentes à ses travailleuses et ses travailleurs.

Cinq cents employés pourraient être en grève, dont des préposés aux bénéficiaires, infirmières auxiliaires, préposés à l’entretien et plongeurs, notamment.

Les résidences visées sont :

  • Chartwell Appartements de Bordeaux, Québec
  • Chartwell Domaine de Bordeaux, Québec
  • Chartwell Faubourg Giffard, Québec
  • Chartwell (CSH-HCN Lessee) Manoir Archer, Québec
  • Chartwell Villa du Saguenay, Saguenay
  • Chartwell Villa Chicoutimi, Saguenay
  • Chartwell Villa Jonquière, Saguenay

Le SQEES souligne qu'il y a « impasse » dans les négociations de 15 conventions collectives, mais pour l’instant, 7 pourraient mener à une grève.

Un salaire autour de 15 $ de l’heure est demandé par le syndicat, qui s’explique mal que la COVID-19 n’a pas mené à des règlements après plus d’un an de négociation.

Toute la population du Québec vient de se rendre compte à quel point ces travailleurs sont essentiels, sauf Chartwell.

Sylvie Nelson, présidente du SQEES-FTQ

D’ici le 10 juillet, il est possible, nous en sommes convaincus, d’éviter la grève, explique Sylvie Nelson, présidente du SQEES-FTQ.

Nous sommes disponibles pour négocier tous les jours, les soirs et même les nuits. La balle est dans le camp de Chartwell. Qu’il nous revienne avec des offres qui ont du bon sens et là nous pourrons négocier, conclut-elle.

Moment mal choisi

La direction du groupe Chartwell remet en question le contexte dans lequel les avis de grève ont été déposés.

La période pour exercer les mandats de grève nous semble très mal choisie, alors que nous nous consacrons à lutter contre la pandémie qui représente encore une menace importante pour nos résidents, a réagi Marie-France Lemay, vice-présidente, opérations et ventes pour la région de Québec.

Il est clair que nous mettrons tous les efforts pour minimiser l’impact de ces moyens de pression et maintenir un milieu de vie sécuritaire et agréable, tout en en préservant l’environnement de travail valorisant que nous offrons à nos employés, ajoute la vice-présidente.

Nous continuons de croire que nous en arriverons à des ententes négociées, soutient Mme Lemay.

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