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L'Ontario envisage d'autres options pour le dépistage parmi les travailleurs saisonniers

Six travailleurs agricoles cueillent des fraises dans un champ.

Le centre de dépistage de Leamington pour les travailleurs agricoles migrants fermera jeudi, faute d'achalandage.

Photo : Radio-Canada / Maggie MacPherson/CBC

Radio-Canada

La fermeture imminente d'un centre de dépistage de la COVID-19 pour les travailleurs agricoles migrants à Leamington, dans le Sud-Ouest de l'Ontario, force le gouvernement ontarien à chercher d'autres solutions.

La baisse de fréquentation dramatique a amené l'hôpital qui gérait la clinique à annoncer sa fermeture, prévue pour jeudi, soit un peu plus d’une semaine après son inauguration (Nouvelle fenêtre).

Le service de santé Erie Shores indique que ce ne serait pas une utilisation efficace des ressources que de le garder ouvert dans l'état actuel des choses.

Avec une capacité allant jusqu’à 600 tests par jour, le centre temporaire était responsable du dépistage d'environ 8000 travailleurs agricoles migrants dans la région.

Or, le nombre de personnes qui s'y sont présentées est passé d'une centaine par jour en début de semaine dernière à seulement 25, dimanche.

La direction d'Erie Shores dit avoir envisagé la possibilité de se rendre d'une ferme à l'autre pour effectuer le dépistage, pour ensuite conclure qu'il serait presque impossible de visiter les 176 exploitations agricoles de la région.

Lors de sa conférence de presse quotidienne, le premier ministre Doug Ford a déclaré qu'il était déterminé à trouver une approche qui fonctionne pour le dépistage de la COVID-19 parmi les travailleurs agricoles saisonniers. Une solution hybride qui comprend un centre de dépistage et des équipes qui se rendent de ferme en ferme pourrait être mise de l'avant.

Un constat inquiétant

Selon le député provincial néo-démocrate John Vanthof, porte-parole de l’opposition en matière d’agriculture, d’alimentation et de développement rural, le gouvernement Ford n’a pas pris les mesures nécessaires afin d’assurer le dépistage et la protection des travailleurs agricoles migrants.

Le secteur agricole de l'Ontario se trouve actuellement au cœur de l'une des plus grandes épidémies de la COVID-19 en milieu de travail, précise M. Vanthof par communiqué. Le gouvernement savait que cela pouvait se produire.

Questionné à ce sujet mercredi, Doug Ford a expliqué ne pas pouvoir forcer les travailleurs migrants à passer un test de dépistage.

Il se désole toutefois de constater la baisse d’achalandage au centre d’évaluation de Leamington.

Je comprends que certains [travailleurs migrants] soient craintifs à l’idée de passer un test de dépistage, mais il n’y a aucune raison d’avoir peur.

Doug Ford, premier ministre de l'Ontario

Le premier ministre de l’Ontario encourage les fermiers et les travailleurs agricoles migrants à collaborer davantage à l’effort collectif pour limiter la propagation du coronavirus dans la province.

La ministre de la Santé, Christine Elliott, espère trouver une solution qui permettra le dépistage d’un plus grand nombre de travailleurs agricoles migrants.

Nous ne pouvons pas forcer qui que ce soit à se soumettre à un test de dépistage, mais nous pouvons certainement en faciliter l’accès, a-t-elle spécifié en point de presse mercredi.

Selon la ministre de la Santé, les éclosions de la COVID-19 parmi les travailleurs agricoles migrants ainsi que le va-et-vient des travailleurs de la santé transfrontaliers sont les deux raisons principales qui expliquent le déconfinement tardif dans la région de Windsor.

Avec les informations de La Presse canadienne, et CBC News

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