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Nouvelle série de sanctions américaines contre la Syrie

Les alliés de Damas, notamment la Russie, ont assuré qu’ils ne l’abandonneront pas.

Des ruines.

Des ruines dans la vieille ville d'Alep, en Syrie

Photo : Getty Images / George Ourfalian

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2020 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La loi César contre la Syrie, promulguée à la fin de 2019 par le président des États-Unis Donald Trump, entre en vigueur mercredi. Ce texte prévoit le gel de l'aide à la reconstruction et des sanctions contre le gouvernement syrien ou des entreprises collaborant avec celui-ci, tant que les auteurs d'atrocités n'auront pas été traduits en justice. Il vise aussi des entités russes et iraniennes qui travaillent avec lui.

Demain [mercredi], l'administration Trump va prendre des mesures décisives pour empêcher le régime Assad d'obtenir une victoire militaire, et pour ramener le régime et ses alliés vers le processus politique sous l'égide de l'ONU, a déclaré l'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations unies, Kelly Craft, devant le Conseil de sécurité.

Elle a expliqué que le but de Washington est de priver le régime Assad des revenus et du soutien dont il a bénéficié pour commettre des atrocités et des violations des droits de la personne à grande échelle, empêchant toute résolution politique et sapant gravement les chances de paix.

La diplomate américaine a signifié au gouvernement syrien qu’il devait choisir entre suivre la voie politique prévue par la résolution 2254 du Conseil de sécurité ou ne laisser aux États-Unis aucune autre possibilité que de continuer à geler l'aide à la reconstruction et à imposer des sanctions contre le régime et ses parrains financiers.

L'émissaire de l'ONU Geir Pedersen a fait part mardi de sa volonté de reprendre à la fin d'août, à Genève, les discussions du comité composé des différentes parties syriennes et chargé de revoir la Constitution de la Syrie, à l'arrêt depuis des mois.

César est le pseudonyme d'un ex-photographe de la police militaire syrienne qui a fait défection en 2013 en emportant 55 000 images illustrant la brutalité et les abus dans les prisons syriennes.

Son audition, incognito, devant le Congrès américain en 2014 avait été à l'origine de la loi. Lors d'une apparition en mars 2020 au Sénat des États-Unis [...] le transfuge a appelé Washington à passer à l'acte pour sanctionner Damas, selon l'AFP.

Réaction immédiate des alliés de Damas

L’ambassadeur russe à Damas, Alexandre Efimov, a qualifié les sanctions américaines d’efforts stériles qui échoueront, de même que les tentatives d’imposer une volonté extérieure au peuple syrien par la force a déjà échoué.

Le diplomate russe a souligné que son pays n’abandonnera pas la Syrie.

Par ailleurs, le secrétaire général du Hezbollah libanais, Hassan Nasrallah, allié du gouvernement syrien et présent militairement en Syrie depuis le début du conflit, a déclaré que la loi César avait pour objectif d’affamer le Liban comme elle vise à affamer la Syrie.

La Syrie a remporté la guerre [...] sur le plan militaire, sécuritaire et politique, a estimé M. Nasrallah dans un discours télévisé. La loi César, c'est la dernière arme pour assiéger la Syrie et faire pression sur le pays, a-t-il affirmé.

M. Nasrallah a assuré que les alliés de la Syrie, qui se sont tenus à ses côtés durant la guerre [...] n'abandonneront pas la Syrie face à la guerre économique et n'autoriseront pas sa chute.

Avec les informations de Agence France-Presse

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