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Les employés de musées d’Ottawa acceptent une réduction de 20 % de leurs quarts de travail

La façade du Musée des sciences et de la technologie du Canada au coucher du soleil.

Le Musée des sciences et de la technologie du Canada (archives).

Photo : Musée des sciences et de la technologie du Canada

Radio-Canada

Les employés de trois musées nationaux d’Ottawa vont prendre plusieurs semaines de congés à leurs frais à la demande de leur employeur, ce qui équivaut à une baisse de salaire d’environ 20 %, pour éviter des mises à pied.

C’est un résultat direct de la pandémie de COVID-19 sur les employés des musées des sciences et de la technologie, de l’aviation et de l’espace et de l’agriculture et de l’alimentation du Canada, trois établissements administrés par Ingenium, une société de la Couronne.

Ces institutions muséales sont fermées depuis le 13 mars dernier. Il y a un écart financier d’environ 7 millions de dollars pour la période allant de la mi-mars jusqu’à la fin août. C’est généralement notre saison haute. Nous avons perdu la semaine de relâche, les sorties scolaires qui ont normalement lieu à la fin du printemps et à ce point-ci, notre saison estivale est en péril , explique la présidente-directrice générale d’Ingenium, Christina Tessier.

Contrairement aux entreprises privées, les agences fédérales n’ont pas accès à la Subvention salariale d’urgence. Même si Ingenium est parvenu à économiser à certains endroits, la situation est telle que la société n’a pas eu le choix de considérer des compressions salariales, selon Mme Tessier.

20 % de réduction

Environ 300 employés de ces institutions muséales sont membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC). Le syndicat a collaboré avec l’employeur pour parvenir à une proposition à soumettre aux travailleurs, soit de prendre plusieurs semaines de congés sans solde.

Les travailleurs ont accepté l’offre lors d’un vote qui s’est tenu lundi. En vertu de l’entente, les employés ont différentes possibilités, comme celle de travailler quatre jours par semaine ou encore de ne pas travailler pendant huit semaines et de demander la Prestation canadienne d’urgence.

D’autres membres vont utiliser leurs congés en banque, mais les salaires ne vont pas diminuer, ce qui nous réjouit , souligne le vice-président de l’AFPC pour la région de la capitale nationale, Alex Silas.

Le syndicat pense cependant qu’Ingenium ne serait pas dans cette position délicate si les institutions culturelles fédérales avaient accès à la Subvention salariale d’urgence.

Double standard

Le gouvernement est en discussion avec les musées nationaux pour comprendre les répercussions de la pandémie de COVID-19, a écrit le cabinet du ministre du Patrimoine canadien dans un courriel adressé à CBC. Cette même missive précise que les musées sont responsables de leurs opérations quotidiennes et qu’ils examinent des avenues pour leur gestion et leur financement.

Il y a un genre de double standard qui existe entre les entités privées, comme le Parti libéral du Canada — qui peut se qualifier pour recevoir la Subvention salariale d’urgence —, tandis que les employés du monde culturel doivent trouver d’autres solutions, dénonce M. Silas.

D’autres institutions culturelles comme le Centre national des arts, le Musée canadien de l’histoire et le Musée des beaux-arts du Canada sont aussi fermées en raison de la pandémie, ce qui signifie qu’Ottawa pourrait bien recevoir d’autres demandes d’aide.

On garde espoir que le gouvernement va prendre une décision dans un avenir rapproché pour nous soutenir financièrement, note Mme Tessier, en précisant que les cadres des musées vont aussi se soumettre à des réductions de 20 %.

Ces compressions vont avoir un impact sur notre productivité, et parce qu’il y aura différents moments où il y aura moins d’employés, ça va aussi avoir un impact sur notre capacité à rouvrir les musées , prévient cependant l’administratrice d’Ingenium.

Avec les informations de Julie Ireton

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