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Conducteurs bénévoles auprès des aînés : une denrée rare

Un bénévole ouvre la portière de sa voiture à une dame âgée.

Les conducteurs bénévoles pour les aînés sont rares.

Photo : Radio-Canada

Le Centre communautaire Les aînés de Jonquière a un besoin criant de bénévoles dans le domaine du transport. De nombreux retraités, qui offraient de leur temps avant la pandémie de COVID-19, ont été forcés de se retirer, puisqu’ils sont considérés comme étant vulnérables.

La baisse d’effectifs avait été comblée par des bénévoles plus jeunes, mais ils ont dû reprendre leur emploi en raison du déconfinement.

On peut réaliser facilement, par mois, 1500 à 1700 transports. On doit jouer à la baguette magique. Du moment qu’on sait qu’un transporteur a terminé, on le rappelle tout de suite pour être capables de combler pour une autre personne, résume Annie Hovington, directrice générale du Centre Les aînés de Jonquière.

Annie Hovington.

La directrice générale du Centre des aînés de Jonquière, Annie Hovington.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Martin Vézina a travaillé dans le domaine hospitalier pendant une quarantaine d’années. Depuis un an, il donne de son temps chaque semaine pour la cause des aînés. Le conducteur bénévole prend plaisir à accompagner des personnes âgées à leurs rendez-vous. Mardi, il conduisait Yvonne Salesse, 98 ans, chez un spécialiste.

J’ai transporté des gens toute ma vie. C’est gratifiant. Moi, j’ai toujours aimé le monde alors ça nous permet de jaser, de leur donner confiance et c’est bon , dit-il.

La mission dépasse le simple fait d'aller chercher des personnes âgées à leur résidence et de les conduire du point A au point B. En cette période où les règles sanitaires sont strictes, des bénévoles comme Martin Vézina doivent aussi désinfecter l’intérieur de leur voiture après chaque visite et, bien sûr, porter un masque de protection.

Les âmes charitables comme lui demeurent une denrée rare.

Lorsque le gouvernement a décrété ses mesures d’urgence et que le Québec en entier s’est retrouvé confiné, l’appel à tous du premier ministre Legault, qui invitait les gens à donner de leur temps, a résonné chez plus d’un.

La direction du Centre Les aînés de Jonquière a reçu beaucoup d’appels de salariés qui souhaitaient s’impliquer.

De 40 conducteurs à 12

Au fur et à mesure que les écoles, les commerces, les cliniques et les restaurants ont rouvert leurs portes, le bénévolat a été relégué au second plan. Résultat : le Centre des aînés de Jonquière est passé de 40 transporteurs à seulement 12. Les bénévoles plus âgés n'ont pas repris du service alors que les besoins reviennent à la normale.

En période de pandémie et considérant les effectifs réduits, le Centre privilégie les rendez-vous d’ordre médical. Impossible, donc, pour un usager de se faire conduire au salon de coiffure pour l’instant. Pour certaines personnes âgées, ces sorties manquent puisqu’elles contribuent à briser l’isolement.

Annie Hovington estime qu'une vingtaine de conducteurs seraient requis pour assurer le bon déroulement du service. Elle rappelle que nombre d'aînés se trouvent toujours isolés et qu'il est important de faire preuve de bienveillance à l’égard de ces personnes fragiles, qui vivent encore beaucoup dans la solitude.

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Saguenay–Lac-St-Jean

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