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À quoi ressemblera la rentrée postsecondaire dans le Nord de l'Ontario?

L'Université de Hearst a son campus principal à Hearst.

Le campus de Hearst de l'Université de Hearst

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Les universités et collèges du Nord se préparent à une rentrée d’automne bien différente en raison de la COVID-19. Ils offriront majoritairement des cours en ligne et accueilleront certainement moins d'étudiants étrangers.

L’Université de Hearst ne prévoit pas avoir de nouveaux étudiants étrangers en septembre à ses trois campus de Hearst, Kapuskasing et Timmins, en raison notamment de la fermeture des frontières.

C'est clair que, pour la rentrée d'automne, ce ne sera pas possible.

Une citation de :Lysann Boisvert, directrice des communications et des liaisons, Université de Hearst

L’institution s’attendait à en accueillir une cinquantaine, principalement de pays d’Afrique.

Une femme avec des cheveux noirs

Lysann Boisvert est directrice des communications à l'Université de Hearst.

Photo : Lysann Boisvert

L’Université de Hearst compte grandement sur les étudiants étrangers depuis quelques années. Ils représentaient 60 % de la population étudiante de l’établissement l’an dernier.

La cohorte 2020-2021 devrait donc être composée principalement d’étudiants de la région et sera moins nombreuse.

Des étudiants universitaires.

Des étudiants de l'Université de Hearst lors de la rentrée 2019

Photo : Francis Bouchard

Les étudiants étrangers de 2e et de 3e années universitaires seront toutefois de retour puisqu’ils sont restés dans la région durant l’été, comme c’est le cas pour ceux d’autres universités et collèges.

De leur côté, l’Université Laurentienne et le Collège Boréal indiquent qu’ils pourront compter sur un certain nombre de nouveaux étudiants étrangers qui sont déjà au pays, dont certains qui fréquentaient un autre établissement d’enseignement l’an dernier.

Par contre, l’Université Laurentienne s'attend à une baisse possible de 25 % du nombre de nouveaux étudiants étrangers inscrits à l’automne.

L’hiver dernier, avant que la COVID-19 ne vienne tout changer, l’établissement prévoyait pourtant une excellente année en ce qui a trait au recrutement international.

L'université offre aux étudiants étrangers la possibilité d'amorcer leurs études dans leur pays, mais se dit consciente que plusieurs vont préférer attendre de pouvoir venir au pays.

La majorité des étudiants internationaux, c'est l'expérience en salle de classe qu'ils recherchent. Donc, de poursuivre des études postsecondaires à distance, ce n'est pas idéal pour eux.

Une citation de :Justin Lemieux, directeur du recrutement étudiant, Université Laurentienne
Un homme qui sourit

Justin Lemieux est directeur du recrutement étudiant de l'Université Laurentienne.

Photo : Justin Lemieux

L’établissement offre aux étudiants la possibilité de repousser leur offre d’admission.

On espère qu’ils vont repousser l’admission et qu’on va voir une augmentation dans les prochains semestres, affirme M. Lemieux.

Le Collège Boréal prévoit accueillir 100 nouveaux étudiants étrangers en septembre à ses différents campus, si les frontières sont ouvertes et que les étudiants peuvent obtenir leur permis d’études.

Dans le cas contraire, on prévoit que ces étudiants pourraient arriver seulement plus tard.

Ceux qui ne pourront pas venir en septembre vont reporter leur admission en janvier et nous avons des programmes pour ça.

Une citation de :Bululu Kabatakaka, directeur de Boréal International
Un homme qui porte des lunettes, une veste grise et une cravate

Bululu Kabatakaka est directeur de Boréal International, l'entité chargée du recrutement des étudiants étrangers au Collège Boréal.

Photo : Bululu Kabatakaka

Les étudiants étrangers représentent moins de 10 % de la clientèle totale à l’Université Laurentienne et au Collège Boréal.

L’Université Laurentienne cherche à augmenter ce pourcentage à 15 % dans les prochaines années et le Collège Boréal à 20 %.

On sent que l’intérêt des étudiants internationaux n’a pas diminué. Au contraire, ils veulent venir ici, affirme M. Kabatakaka

Ajustement budgétaire

Les établissements doivent apporter des modifications pour pallier une baisse de revenus d’inscriptions.

Une analyse a été faite par l’équipe de direction afin de modifier l’offre de cours pour faire en sorte que l’université soit rentable, affirme Lysann Boisvert.

Justin Lemieux admet qu’une réduction de 25 % du nombre d’étudiants internationaux a des conséquences importantes pour le budget de l’établissement.

L’Université Algoma prévoit une réduction de 24 % des revenus d’inscription.

L’université a examiné toutes les dépenses discrétionnaires et a retardé un certain nombre de nouvelles embauches prévues afin d’équilibrer le budget, affirme l’établissement dans un courriel.

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