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La sortie du prochain roman de J.K. Rowling perturbée après des tweets controversés

L'autrice J. K. Rowling.

J. K. Rowling est dans la tourmente après avoir tenu des propos jugés «transphobes» sur les réseaux sociaux.

Photo : Getty Images / Rob Stothard

Radio-Canada

Des membres du personnel de la maison d’édition britannique Hachette UK ont menacé de cesser leur travail sur le nouvel ouvrage pour enfants de J. K. Rowling, The Ickabog. L’autrice essuie de nombreuses critiques depuis une semaine après une série de messages sur les personnes transgenres.

Ce texte a été modifié par souci d'exactitude. La version initiale parlait de propos transphobes alors qu'il aurait fallu préciser qu'ils ont été jugés transphobes par plusieurs membres de la communauté LGBTQ et des personnalités publiques. Nos excuses.

C’est une petite révolte qui a eu lieu lundi dans les bureaux londoniens de Hachette UK, selon plusieurs médias britanniques. Des employés et employées qui travaillent sur la publication d’un ouvrage destiné aux enfants de 7 à 9 ans écrit par la créatrice de Poudlard et intitulé The Ickabog ont indiqué n’être plus à l’aise de participer au projet à la suite de propos jugés « transphobes » tenus par la romancière sur Twitter. 

La maison d’édition Hachette UK a publié un communiqué (Nouvelle fenêtre) dans lequel elle défend le droit à la liberté d’expression de J. K. Rowling, 54 ans.

Nous n’obligerons jamais nos employés et employées à travailler sur un livre dont le contenu les affecte pour des raisons personnelles, mais nous faisons la distinction entre ceci et le fait de refuser de travailler sur un livre parce qu’ils et elles ne sont pas en accord avec les opinions tenues par un auteur ou une autrice en-dehors du contexte de leur travail, ce qui va à l’encontre de notre croyance en la liberté d’expression, a expliqué l’entreprise.

Des gazouillis controversés

Un premier gazouillis lancé par J. K. Rowling a eu l’effet d’une bombe, le 6 juin dernier. La créatrice de Poudlard a été irritée par un texte mis en ligne par la plateforme Devex, qui explorait les inégalités dans l’accès aux soins de santé en mentionnant les personnes ayant des menstruations.

Je suis sûre qu’il y a déjà eu un mot pour décrire ces gens , a écrit la célèbre autrice britannique. Aidez-moi. Wumben ? Wimpund ? Woomud ? , a-t-elle écrit, semblant chercher le mot anglais pour femme, woman . D'autres messages ont suivi sur le concept de sexe biologique.

Ses propos, tenus pendant le mois de la Fierté, ont été très mal reçus par de nombreuses personnes qui la suivent sur Twitter, dont plusieurs membres de la communauté LGBTQ.

Daniel Radcliffe porte un chandail bordeaux.

L'acteur britannique Daniel Radcliffe s'est vivement opposé aux propos de l'autrice des romans Harry Potter.

Photo : getty images for turner / Charley Gallay

Plusieurs personnalités ont manifesté publiquement leur désaccord, dont l’acteur Daniel Radcliffe, qui a prêté ses traits au personnage d’Harry Potter au grand écran.

Les femmes transgenres sont des femmes. Toute affirmation allant dans le sens contraire efface l’identité et la dignité des personnes transgenres et va à l’encontre des conseils donnés par les associations professionnelles du domaine de la santé qui ont beaucoup plus d’expertise à ce sujet que Jo ou moi, a-t-il écrit dans un essai (Nouvelle fenêtre).

Ses covedettes, Emma Watson et Rupert Grint, ont elles aussi condamné les prises de position de l’autrice, tout comme l’acteur Eddie Redmayne, la tête d’affiche de la série de films Les animaux fantastiques. Plusieurs adeptes de la saga ont aussi exprimé leur déception sur les réseaux sociaux. 

En réaction à la polémique, J.K. Rowling a publié un long essai sur son blogue personnel (Nouvelle fenêtre) en affirmant que la violence conjugale dont elle a été victime l’avait rendue inquiète quant à l’atteinte à la sécurité des femmes cisgenres que pourrait causer l’inclusion de femmes transgenres dans des espaces comme les toilettes publiques. 

Ce n'est pas la première fois que ses déclarations sur les transgenres font réagir. En décembre dernier, elle avait publiquement pris la défense de la chercheuse britannique Maya Forstater, qui avait perdu son emploi dans un think tank londonien après avoir été accusée d'avoir tenu des propos transphobes.

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