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Montréal peut mieux faire en matière de logements sociaux et projets environnementaux

Gros plan de Valérie Plante.

Après avoir analysé la gestion de l'administration Plante en 2019, le rapport annuel demande à la Ville de Montréal une meilleure reddition de comptes.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Maud Cucchi

La vérificatrice générale de la Ville de Montréal constate qu’aucun logement social ou abordable dans le cadre du programme AccèsLogis de la Ville n'était encore habité ou en construction l'automne dernier, alors que la Ville s’était engagée à en créer 12 000 d’ici 2021.

Dans son rapport annuel, publié lundi, la vérificatrice Michèle Galipeau suggère que des améliorations doivent être apportées en matière de suivi de projets, d’expertise de ressources, d’analyses financières et de gestion immobilière pour assurer la pérennité des projets en ce qui a trait aux logements sociaux.

En raison des sommes en jeu et de l’engagement de l’administration municipale à produire des logements abordables et sociaux, il serait aussi très pertinent, pour le Service de l'habitation (SH), de rendre compte, notamment, sur la valeur des subventions accordées aux organismes dans le cadre du programme AccèsLogis Montréal, sur le nombre et la valeur des prêts cautionnés, sur le nombre de projets en difficultés financières et ceux qui ont été abandonnés, recommande le rapport annuel.

La Ville a réagi aux recommandations en s’engageant à ce que le SH finalise d’ici juillet un plan d’action spécifique qui sera rapidement mis en branle.

Des critiques similaires sur la planification, la gestion et la reddition de comptes s'étendent à plusieurs autres secteurs analysés dans le rapport annuel pour l’exercice qui se termine le 31 décembre 2019.

Des suivis flous en matière d’environnement

La vérificatrice Michèle Galipeau fait des observations semblables en matière d’environnement. Elle note qu’il est difficile d’avoir un aperçu du portrait global et de connaître précisément le degré de mise en œuvre des mesures et des engagements d’adaptation aux changements climatiques, à Montréal.

Mme Galipeau préconise une meilleure planification et un suivi renforcé pour produire des résultats qui devront être mesurables dans le prochain Plan climat de la Ville, alors que celui présentement en vigueur arrive à échéance en 2020.

Enfin, seule une portion couvrant 6,1 % du territoire était protégée à titre de milieu naturel en octobre 2019, dans le schéma d’aménagement et de développement de Montréal, qui visait initialement à protéger 10 % du territoire terrestre.

Le rapport épingle ainsi la Ville pour son manque de précisions quant aux actions à poser pour chaque milieu naturel. Il dénonce également le fait que plusieurs milieux naturels n’ont pas de statut de conservation.

Au chapitre de l’entretien physique régulier des milieux naturels protégés, nous n’avons pas eu l’évidence que dans les années passées, la Ville a utilisé un budget suffisant pour maintenir leur valeur écologique, analyse le rapport.

La Ville rétorque que le Service des grands parcs, du verdissement et des sports entend réévaluer les outils de protection actuellement disponibles et que son objectif de protéger 10 % des superficies terrestres est maintenu pour 2030.

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